L’homme qui arrête le temps
Un homme apparaît dans un club de bikers et les provoque. La bande s’apprête à le passer à tabac, sauf qu’il disparaît, réapparaît et… finit par les laisser morts. Ce n’est pas un cas isolé. Partout dans le monde des gens se font assassiner, souvent des terroristes ou des dirigeants plutôt malintentionnés. Colin Shaw, un chercheur, finit par reconnaître son invention : un dispositif capable de suspendre le temps pour celui qui le porte. Et il sait qui l’utilise : il s’agit de Ryker Ruel, un de ses anciens potes de fac, à qui il a raconté un soir de beuverie ce qu’il avait mis au point. Or, Ryker a perdu sa femme, ce qui a accentué sa tendance sociopathe. Ce dernier a réussi à voler l’invention de Shaw, pourtant détenue dans les locaux d’une société liée au gouvernement américain. Shaw, avec l’aide de son amie Kate, va essayer de recréer son invention et d’arrêter Ryker, de venu incontrôlable.
Entre thriller et science-fiction
Voilà une histoire sympathique, fondée sur un postulat de science-fiction et qui tourne au thriller, concocté par Lee Loughridge (il a travaillé sur des titres Batman comme coloriste) et Andrew Robinson, dessinateur du roman graphique Le cinquième Beatles. La minisérie a été publiée chez Image comics et on retrouve le goût pour l’action de ce label. Les choses se gâtent un peu quand Robinson cède la place à Alex Riegel, au trait plus caricatural, moins à l’aise avec l’histoire. Dommage car l’ensemble, en format paysage (pourquoi pas ?) se lit bien.
Sylvain Bonnet