Retour de flamme des crossovers
L’année 2026 est marqué par le retour des crossovers entre les deux maisons d’édition du monde des comics, Marvel et DC. Il y a eu Batman/Deadpool, c’est maintenant au tour de Superman et Spiderman de convoler, comme au bon vieux temps où Gerry Conway et Ross Andru avaient en 1976 concocté un album qui eut un grand succès. Ici, c’est Mark Waid (auteur de Kingdom Come) qui assure le scénario de l’aventure principale avec Jorge Jiménez au dessin. Des histoires courtes complètent cet album de quatre-vingts pages où on retrouve des artistes comme Jim Lee et Sean Murphy, du beau monde donc.
Que de duos
Face au duo formé par le tisseur et le kryptonien, Mark Waid imagine un docteur Octopus (encore lui, il était déjà de la partie dans l’album de Gerry Conway) frustré de ne pas être reconnu contacté par un Brainiac infecté par un virus et qui veut s’en débarrasser sur les cerveaux humains quitte à les tuer (un détail). Pour cela, il utilise aussi de la kryptonite verte, quelque chose de potentiellement néfaste pour Clark Kent/Superman, qui fait justement travailler Peter Parker/Spiderman comme photographe : l’alliance est vite faite. Un peu alambiqué mais distrayant.
Côté histoires courtes, on retrouve un Jim Lee très en forme qui dessine une histoire où Tom King s’intéresse à Lois Lane et Mary-Jane, très belles bien sûr grâce au coup de crayon de Lee. Sean Murphy imagine la rencontre entre un Superboy du futur et le Spiderman 2099, pourquoi pas ? Matt Fraction nous présente un Jimmy Olsen vite tué par Carnage et transformé en héros du journalisme par Jameson.
Les fans apprécieront.
Sylvain Bonnet