Une bande dessinée graphique et chaotique sur la vie, la mort, le suicide et ce qu’il y a après. Une lycéenne rebelle est ramenée à la vie dans une étrange installation souterraine après s’être suicidée. Elle doit non seulement comprendre comment et pourquoi elle a été ressuscitée, mais aussi affronter les souvenirs fragmentés de son passé et les horreurs du laboratoire qui veulent la renvoyer dans l’au-delà. Une vision violente et sans pitié de la vie après la mort. Bienvenue dans Deathwish. Ce manga est le prolongement de l'univers graphique punk et gore de la marque de vêtements Zombie Makeout Club. Du zombie destroy comme on les aime !
La mort et après
Yume, une jeune lycéenne un peu rebelle se suicide. L’histoire devrait s’arrêter là… Sauf qu’elle est ramenée à la vie, n’ayant pas toute sa mémoire. Se succèdent des visions horribles, un œil qui se balade, un jeune garçon, Tetsuo, mort lui aussi. Une autre femme hante cette histoire, Miraï. Elle s’est enfuie jeune de chez elle, a connu Tetsuo dont elle est tombée amoureuse. Mais son corps se dégrade et elle semble diriger le laboratoire qui a ramené Yume à la vie. Yume fuit, l’ancien flic Crow, employé par Miraï, la cherche.
Ambiance trash
On ne connaît pas Peter Richardson, l’auteur du manga édité ici par Blueman. En lisant ces notes, on constate en tout cas qu’il s’est beaucoup investi dans ce projet très personnel et qui comportera plusieurs tomes. On frémit car de l’ensemble émane une violence gratuite, trash qui fait passer les films de George Romero pour des comédies romantiques avec une jeune Jennifer Lopez. Surtout, on a du mal à comprendre la narration : que veut nous dire Richardson ? On me rétorquera qu’il est plus important de raconter que de dire, soit. Mais même dans ce cas, le choix d’une narration éclatée par un artiste qui ne maîtrise pas encore son art nuit largement à ce Zombie Makeout Club.
Sylvain Bonnet