États-Unis, années 1940. Mildred Groves est une jeune femme avec un don : elle a des visions de l’avenir. Un jour, elle fuit sa famille pour devenir secrétaire dans un centre de recherche entouré de secrets. Militaires et chercheurs y testent et fabriquent un mystérieux produit qui aidera à gagner la guerre. Seuls les hauts-gradés savent qu’il s’agit du plutonium, et que ce produit sera utilisé dans la bombe atomique.
Mildred est d'abord ravie de participer à cet effort collectif, mais des rêves prophétiques vont assombrir sa nouvelle vie. Ses visions s’intensifient quand les hommes pour qui elle travaille s'approchent de leur objectif, et elle devra prendre une décision : ne rien faire, ou refuser de contribuer à la fin de l'humanité.
Une femme contre la bombe ?
Etats-Unis, pendant la seconde guerre mondiale : Mildred Groves est une jeune femme qui vit avec sa mère, dont elle s’occupe. Pour fuir une vie qui ne l’intéresse pas, elle réussit à se faire embaucher comme secrétaire dans un centre de recherches militaires. On compte sur sa discrétion. Mildred, jeune femme enjouée qui se fait des amies, gagne bientôt la confiance de ses supérieurs. Elle comprend qu’on fabrique un produit nécessaire à la confection d’une bombe d’une puissance inégalée : Mildred travaille en fait pour le projet Manhattan. Mais Mildred a un don : elle est capable de voir l’avenir. Elle voit ainsi les conséquences possibles du projet, les morts et les irradiés, peut-être la fin de l’humanité. Peut-elle changer les choses ? Va-t-elle essayer ?
Un roman énigmatique
Cassandre est un drôle d’ouvrage : on y découvre une jeune femme et ses rêves, ses cauchemars aussi. Nous sommes dans les années quarante, Mildred subit une énorme pression pour rester s’occuper de sa mère ou se marier. Or, elle veut autre chose, d’où ce travail. Sa capacité à voir l’avenir, du moins ses possibilités, va l’entraîner sur une voie qui va l’empêcher de vivre. Car Cassandre est aussi un roman sur une jeune femme émouvante et bientôt brisée par la vie (et les hommes).
Singulier et parfois émouvant.
Sylvain Bonnet