On les appelle les Porteurs de Sabres Sacrés et on raconte qu’ils servent la volonté des Kami. Ils ne sont pas immortels, mais vieillissent différemment de nous, s’éloignant peu à peu de l’humanité. Maître Shiro, le Héron Blanc, est l’un d’eux. Il porte le Sabre de Neige, qui se nourrit du sang de ses victimes et procure cette extraordinaire longévité convoitée par l’Empereur en personne. Isao, dix-neuf ans, est son unique disciple. Ils vivent ensemble au cœur d’une forêt sacrée, se dévouant corps et âme à la Voie du Sabre. Quand le jeune homme apprend que la tête du Héron Blanc est mise à prix et que leur ermitage secret est découvert, tous deux se voient obligés de fuir. Confronté à un monde extérieur auquel les idéaux de la Voie du Sabre peinent à s’appliquer, Isao est déterminé à dépasser ses propres limites et à gagner le respect de maître Shiro, qu’il aime éperdument. Mais c’est compter sans les dangers et les créatures qui se dresseront sur son chemin. À commencer par ses semblables : les hommes.
Un maître et son disciple contre le monde
Isao a été recueilli encore enfant par maître Shiro, un quasi-immortel porteur du Sabre de Neige, qui vit à l’écart de la société. Disciple dévoué à son maître, dont il se sent amoureux, le futur kenshi Isao s’entraîne sous la férule bienveillante et énigmatique de maître Shiro. Mais voilà qu’on retrouve sa trace et que sa tête est mise à prix, car l’empereur veut avoir tous les porteurs de Sabres Sacrés à la cour et sous son contrôle. Les voilà sur les routes, obligés de se déguiser. Isao est prêt à tout pour protéger son maître. Il va devoir combattre pour lui et affronter les hommes envoyés par l’empereur. Jusqu’où ira-t-il pour maître Shiro ?
De la Fantasy et du Japon
Publié en grand format chez Albin Michel dans la collection imaginaire, Le Sabre de Neige de Salomé Han se veut le premier volume d’un cycle dédié aux porteurs de sabre. C’est rythmé, parfois spectaculaire, avec des duels et des créatures magique, ancré dans la culture japonaise. Rappelons que la fabrication d’un sabre dans le Japon médiévale revêtait une dimension mystique. On ne peut aussi s’empêcher de penser, en lisant ce roman, au cycle d’Elric de Michael Moorcock face à cette épée qui se nourrit du sang de ses victimes, donnant à son porteur une longévité incroyable.
Pas mal, on attend la suite.
Sylvain Bonnet