Les Utopiales 2008 en direct

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jerome
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Message par jerome » ven. oct. 31, 2008 1:26 pm

jlavadou a écrit :
Patrice a écrit :Salut,
"Fantasy et folklore"
Avec Jérôme Vincent (modérateur), Ellen Kushner (qui parle admirablement bien français), Karen Miller et Robin Hobb.
Euh... y avait-il un vrai spécialiste du folklore, là? Parce que des gniagniateries pseudo-traditionnelles, en fantasy, on n'en manque pas. Mais le folklore est souvent bien loin. Par exemple quand on colle des elfes à la mythologie celtique...

A+

Patrice
Je n'ai pas assisté à la conf, mais Anne a pris des notes et fera un compte rendu aujorud'hui ou demain. Mais je crois savoir qu'Ellen Kushner, au moins, a une bonne connaissance du folklore et l'a utilisé dans Thomas le rimeur de façon assez fidèle (mais je n'ai pas lu, je remets ce que j'ai entendu dans son interview par la Salle 101).

Et l'on me souffle que Pierre Dubois est un spécialiste du folklore régional, notamment breton.
Oui Pierre Dubois est un spécialist du folklore, un elficologue comme il aime à se qualifier. Et puis ce qui était interessant, c'est de parler d'abord du folklore dans lequel chacun es participant a baigné. Robin Hobb a vécu une partie de son enfance en Alaksa, Karen Miller est australienne... Ensuite de voir comment chacun l'a utilisé pour ses romans.

Le plus passionnants sans doute, ça a été de voir comment certaines légendes se répondaient suivant les cultures et comment le folklore est toujours vivant et en perpétuel renouveau. Pierre Dubois a rapporté comment il a eu vent de la transformation de la dame Blanche, qui avant hantait les campagne, et qui aujourd'hui pour certains enfants, hante les parkings... On a pu également aborder le folklore new yorkais avec Ellen Kushner.

Les auteurs présents n'ont pas toujours utiliser le folklore dans leurs oeuvres mais tout s'y intéressent. Et il fallait voir leurs yeux briller et leurs sourires lorsque Pierre Dubois racontait une légende par exemple.

L'une des conclusions, c'est que le folklore les a tous bercé, et a eu plus ou moins des influences sur leurs écrits de fantasy.

Vraimnt chouette comme débat. Anne va vous faire un compte rendu beaucoup plus détaillé.
Jérôme
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Patrice
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Message par Patrice » ven. oct. 31, 2008 1:52 pm

Salut,
Oui Pierre Dubois est un spécialist du folklore, un elficologue comme il aime à se qualifier.
Oui, enfin soyons sérieux... Ca aurait été Claude Lecouteux ou Jean-Loïc Le Quellec (encore que celui-ci est actuellement en Afrique du Sud), je ne dis pas.

Pour le coup des dames blanches qui hantent les parking, ça n'est pas bien neuf.
Le plus passionnants sans doute, ça a été de voir comment certaines légendes se répondaient suivant les cultures et comment le folklore est toujours vivant et en perpétuel renouveau.
Disons qu'en France il est maintenu en étant de vie artificielle grâce à des livres très grand public comme ceux de Dubois (qui ne valent rien scientifiquement).
Pour avoir fait une collecte de terrain ces dernières années (dont le maigre résultat va être réédité sous peu), ma foi, c'est quasiment zéro, en dehors de quelques fantômes et de quelques dames blanches médiatisées à la Pradel.
Le folklore (français du moins), est moribond, du simple fait de l'exode rurale... et de la télé, qui a éliminé la veillée.

A+

Patrice

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Stéphane
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Message par Stéphane » ven. oct. 31, 2008 3:02 pm

Retour sur la conférence "La SF a-t-elle échoué ?" avec un compte-rendu :

Jérome Vincent : Tout d’abord, je voudrais aborder l’aspect « sonnette d’alarme » de la science-fiction. La SF parle en effet du présent et de ses dérives possibles : pollution surpeuplement, guerres, risques de la biotechnologie… Il semble y avoir de moins en moins de romans qui jouent ce rôle de sonnette d’alarme.
Je voudrais demander aux auteurs présents si ce rôle de sonnette d’alarme de la SF les a interpellé en tant que lecteur, déjà, avant même qu'ils n’écrivent de la science-fiction ?

Pierre Bordage : Cela est évident. Pour moi, le genre a trois fonctions : émerveiller, avertir et aboutir à une réflexion philosophique sur la nature humaine, sous-tendant les deux autres points.
Aucun auteur n'est un futurologue ou un devin. Mais ce qui se dégage est l'idée de ramener à la surface les courants de fond.

Catherine Dufour : Je suis d'accord. L'auteur grossit le trait, les peurs de l'avenir, pour en tirer un roman le plus horrifique possible. Les auteurs essaient de faire de la futurologie sans y arriver, évidemment.

Alastair Reynolds : Je ne suis pas particulièrement intéressé par l'aspect sonnette d'alarme de la SF, même si j’ai lu des romans comme Tous à Zanzibar ou
Soleil vert
dans ma jeunesse.

Patrick Gyger : La SF a un aspect optimiste et un aspect pessimiste. Optimiste car elle éclaire le lecteur sur les avancées technologiques et ce qu'elles peuvent apporter, mais pessimiste car elle montre les côtés négatifs du futur.
Le côté pessimiste est inutile. En effet, le problème de la SF est qu'à force de dépeindre le futur en noir, elle a perdu des lecteurs et avec l'impact sur les politiques. La SF a eu du mal à se faire entendre. A-t-elle un impact durable sur les gens ou sont-ils déprimés deux jours puis après oublient ?

J V : Ce côté sonnette d'alarme vous interpelle-t-il ?

P B : Le monde de 1984 est le monde réel. L'auteur de SF est-il une Cassandre, qui voit l'avenir mais que personne ne croit ? Les auteurs parlent de leurs inquiétudes. Si à la fin de son roman l'auteur ferme la porte à tout espoir, il est pessimiste. S'il laisse la porte ouverte, indiquant qu'il y a des voies qui n'ont pas encore été explorées, il est optimiste.
Je suis un auteur optimiste. Pour le besoin de la métaphore, on noircit le monde. Prenons l’exemple de l'Ilyade et l'Odyssée d'Homère et des récits des Chevaliers de la Table Ronde : il faut que le monde soit en crise pour que les héros aient une raison de se lever et de combattre. Le bouleversement est nécessaire au changement.

A R : Je suis aussi un auteur optimiste. J’écris des histoires de temps de crises. J'aime toutefois qu'à la fin, si le monde s'écroule que le héros sorte grandi ; si le héros meurt, que le monde revive.

P G : dans un roman de Verne, un des personnages dit « tout ce qui est dans l'ordre du possible doit être fait ». Tout est donc fait, aussi bien en mal qu’en bien. L'espèce humaine se précipite constamment dans toutes les directions, aussi bien celle de l'utopie que celle de la dystopie. On vit à la fois dans le monde de 1984 (télévision, caméras de surveillance, etc.) et dans une certaine utopie (la plupart des gens ont de quoi se loger, se nourrir, etc.).

J V : Pensez-vous que le monde est pluriel ?

C D : Les auteurs présents et moi-même écrivons des choses noires, avec de l’optimiste qui n’est souvent pas perçu. Les romans se focalisent souvent sur des détails, alors que le réel est composé de grands mouvements qui ne peuvent être abordés de façon globale. La SF est trop binaire pour retracer la réalité.

J V : La SF n’est-elle pas maintenant dépassée ? C’est déjà arrivé alors il n’y a plus rien à dire. Ou justement est-ce le contraire ?

P B : Prenons l’exemple d’Orwell. Ce n’est pas un futurologue, il y a des erreurs dans 1984, mais il a anticipé les inquiétudes : le contrôle des esprits existe (caméras de surveillance…) et la biotechnologie du Meilleur des mondes est présente dans notre quotidien. La science prend d’avance les auteurs de plus en plus vite. Il n’y a actuellement pas d’éthique car il y a une guerre économique. L’auteur de SF doit poser la question de l’éthique. Cela servira-t-il ? On ne sait pas, mais au moins on aura posé le problème.

P G : Le rôle de réflexion de la SF ne devrait-il pas être plus important ? Est-il important qu’un roman de SF ait un message politique ?

C D : Cela paraît obligatoire.

J V : Le placement politique dans vos romans est-il volontaire ?

A R : Ce n’est pas un but. J’écris des romans se déroulant dans un futur lointain. Les problèmes actuels sont déjà de l’histoire ancienne dans les univers de mes romans.

P G : Dans les genres de l’imaginaire qui fonctionnent bien actuellement (fantasy, space opera), la place est belle pour l’évasion. Les auteurs engagés n’ont peut-être pas d’espace éditorial suffisant.

J V : Oui mais Ellen Kushner introduit dans ses romans des réflexions sur le pouvoir, la misère, etc. La SF dénonce moins, mais la SF jeunesse, avec par exemple la collection Ukronie qui démarre avec un roman de Bordage s’interrogeant sur l’école, semble indiquer qu’il y a encore des créneaux pour les romans engagés, même s’ils le sont moins qu’avant.

P B : Le space opera et la fantasy sont moins proches du présent. Le niveau de réflexion change donc selon le genre. Fantasy et space opera utilisent beaucoup d’archétypes. Plus on colle au présent, plus on est engagé car on doit s’interroger sur notre monde. les romans de fantasy et de space opera sont surtout des romans d’évasion. Toutefois, ils s’attachent plus explorer la nature humaine. L’anticipation colle plus au présent, donc est plus engagée.

P G : Quand vous écrivez, avez-vous une volonté de mettre en garde le lecteur ?

P B : J’ai écrit le roman L’Ange de l’abîme en m’inspirant du 11/09/200. Non pas l’attentat, mais ses conséquences. C’est-à-dire une réflexion sur les déséquilibres mondiaux et une réponse à ces déséquilibres par un autre déséquilibre : une guerre mondiale.

J V : Catherine Dufour, n’y a-t-il pas également une volonté de mise en garde du lecteur dans Le Goût de l’immortalité ?

C D : Il y a effectivement des thèmes de réflexions. L’auteur pose souvent des questions au lecteur.

P B : L’auteur pose des questions, mais n’y répond pas, en général. Ce serait totalitaire que de donner des réponses strictes.

J V : Le fait de manquer d’impact sur le réel n’est-il pas démoralisant ?

C D : Il y a des exemples d’influence de la SF sur le réel : la loi informatique et liberté par exemple, qui n’est pas forcément toujours parfaitement appliquée.

P B : Je n’écrirais pas si je n’avais pas l’espoir de changer quelque chose chez mon lecteur. Je n’en aurais pas le courage sinon. L’excès d’optimisme est nécessaire.

A R : Ce rôle de prévention du lecteur est déjà joué par d’autres médias : magazines scientifiques, journaux…

P G : Il y a de la SF positive qui a réussi : les astrophysiciens qui disent avoir été inspiré par Verne ou Astro Boy.

A R : Ce n’est pas faux. Personnellement, je suis venu à la SF pour son côté optimiste.

J V : On peut se poser la question, qui est un peu celle de l’œuf et de la poule, de la réflexion et de l’inquiétude, laquelle nourrit l’autre ?

P B : répondre à cette question est comme répondre au mystère du monde. C’est un petit débat auquel ont essayé de répondre les religions. Est-ce que nos inquiétudes créent l’inquiétude, ou sommes-nous des Cassandre ?
Prévenir, annoncer, créer ? La responsabilité de l’auteur est posée. Pour moi, le mot crée.

C D : Nous nous demandions avec d’autres auteurs comment écrire une utopie. On n’y arrive pas sans imaginer d’abord une catastrophe. Car un roman où tout va bien, ce n’est pas intéressant.

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Clément
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Message par Clément » ven. oct. 31, 2008 4:36 pm

Et voici notre première vidéo des Utopiales, avec Wiliam Gibson, et son intervention durant la conférence "Les 25 ans du Cyberpunk" :

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http://www.dailymotion.com/actusf/video ... 8_creation
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Message par Clément » ven. oct. 31, 2008 5:26 pm

Et sans transition, Jean-Marc Ligny en vidéo, sur le même sujet :

http://www.dailymotion.com/actusf/video ... a_creation
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jlavadou
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Message par jlavadou » ven. oct. 31, 2008 5:53 pm

Quelques photos supplémentaires, de Radiolaire.

Hal Duncan pendant sa rencontre hier ave Patrick Imbert
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La conférence "L'édition en Europe", modérée par Charlotte Volper, avec (de gauche à droite sur les fauteuils) Bénédicte Lombardo, Pascal Godbillon, Wolfgang Jeschke, Annette Werther-Médou et Jean-Marc Ligny
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La conférence "Ecrire de la SF pour les ados", avec Corinne Guitteaud, Fabrice Colin, Nathalie Labrousse (modératrice), Loïc Le Borgne
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Une vue de la librairie, avec quelques dédicaces
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Don Lorenjy
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Message par Don Lorenjy » ven. oct. 31, 2008 6:50 pm

Pas de doute, ça fait envie (très pro et très vivant en même temps... l'effet Dunyach sur la dernière, sans doute...)

L'an prochain, je ne fais pas ma chochotte et j'y vais.
Les marques Don Lorenjy et Don Lo sont retirées des rayons

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jlavadou
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Message par jlavadou » ven. oct. 31, 2008 7:43 pm

L’expo qui rend fou

Maison d'Ailleurs organise une exposition de 350 illustrations produites par plus de 60 artistes.

Les illustrations s'inspirent des 222 annotations rédigées entre 1919 et 1934 et tirées du Livre de Raison de l'américain Howard Philipp Lovecraft. Elles matérialisent les obsessions et les hantises de l’illustre auteur. Les interprétations explorent de multiples styles aussi divers que l’humour noir, la planche BD, la lithographie, le pamphlet publicitaire… Les artistes cristallisent à partir de chacune des notes leurs univers et névroses personnels. Et c’est avant tout l’immatérialité des mots de Lovecraft qui engendre une telle débauche de représentations : du crayonné au burlesque, de l’abstrait poétique à la représentation démoniaque, l’observateur peut reconnaître au hasard d’une œuvre sa propre vision du mythe de Lovecraft.

Morceaux choisis (entre paranthèses figure la note originale de Lovecraft qui a inspiré le dessin) :

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La redoutable efficacité des cadrages et des ambiances obsédantes des planches de Stephan Bersier donne littéralement vie aux mots de Lovecraft (Monstre sans cerveau ou anencéphale, qui survit et parvient à une taille prodigieuse) (c)Stephan Bersier

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Dans un style plus conventionnel, Krum et son trait BD se situe dans la grande lignée illustratrice de Caza et consorts (Une chose vivante, informe, constitue le cœur d’un bâtiment) (c)Krum

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Les collages surréalistes et délirants de Plonk et Replonk dégagent une ironie morbide. (Les italiens appellent la peur la « Figlia della Morte », la Fille de la Mort) (c)Plonk et Replonk

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Tom Tirabosco utilise des personnages animaux au dessin tendre façon jeunesse : décalage amusant !! (Une chose vivante conservée et nourrie en secret dans une vieille demeure) (c)Tom Tirabosco

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Björn Quiring met en scène les mots de Lovecraft à travers des affiches fin dix-neuvième plus vraies que nature. (Le soleil subit une modification – il donne aux objets des formes bizarres, faisant peut-être renaître des paysages du passé) (c)Björn Quiring

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L’humour noir de Stéphane Pichot donne un éclairage désopilant sur les obsessions de Lovecraft (La main d’un mort écrit) (c)Stéphane Pichot

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Daniel Ceni formalise les plus sombres cauchemards de l’auteur (Les démons, quand ils désirent revêtir forme humaine à des fins maléfiques, s’emparent de corps de pendus) (c)Daniel Ceni

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Albertine insuffle une poésie léthargique qui illustre bien les terreurs insondables que décrit Lovecraft (Sensation de noyade. Sous la mer – villes, navires, âmes des morts. La noyade est une mort horrible) (c)Albertine

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Noyau décline, dans des ambiances urbaines ordinaires, des statues symbolisant les thèmes lovecraftiens (Inquiétante conviction que la vie dans son ensemble est un rêve décevant, derrière lequel est tapie une horreur sinistre) (c)Noyau

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Monsieur Mishimoto a choisi le pamphlet publicitaire : une réussite caustique ! (Un chien vampirique) (c)Monsieur Mishimoto

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Quoi de plus réaliste qu’une photo ancienne prise sur le vif pour donner corps à l’indicible ? (Un artiste fou, dans une vieille maison sinistre, dessine des choses. Quels étaient ses modèles ? Aperçu) (c)Benjamin Bron

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Les montages de Da Cunhia Lopes personnifient des névroses bien lovecraftiennes. Leur mise en scène très réaliste dérangent subtilement… (Une blessure étrange apparaît sur la main d’un homme, brusquement et sans cause apparente. Elle s’étend. Conséquences) (c)Marc Da Cunhia Lopes


Une exposition surprenante et envoûtante qui confirme l’universalité des thèmes lovecraftiens. Une folle plongée dans les ténèbres du Necronomicon…

(les photos sont de Laurent Lavadou)

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Message par jlavadou » ven. oct. 31, 2008 8:51 pm

Et voici les résultats des différents prix décernés ce soir. Les photos suivront demain matin à la première heure...

Prix Julia Verlanger, remis par Roland C. Wagner et Jean-Marc Ligny :
Jeanne-A Debats pour La Vielle anglaise et le continent, chez Griffe d'encre

Prix Art&Fact, remis par Gilles Francescano :
Jean-Sébastien Rossbach

Grand Prix de l'Imaginaire, remis par Joëlle Wintrebert, Pascal Patoz, Bruno Para et Jean-Claude Dunyach :

* Prix européen : Corinne Fournier Kiss pour La Ville européenne dans la littérature fantastique du tournant du siècle (1860-1915) chez L'Age d'homme

* Prix spécial : les éditions du Bélial pour les inédits de Poul Anderson et Le Grand livre de Mars de Leigh Brackett

* Essai : Solutions non satisfaisantes : une anatomie de Robert A. Heinlein de Ugo Bellagambe et Eric Picholle chez Les Moutons électriques

* Graphisme : Jean-Baptiste Monge pour Comptines assassines de Pierre Dubois chez Hoebeke

* Traduction : Michelle Charrier pour La Jeune détective et autres histoires étranges de Kelly Link chez Denoël

* Roman jeunesse : La Déclaration, l'histoire d'Anna de Gemma Malley chez Naïve

* Nouvelle étrangère : recueil La Jeune détective et autres histoires étranges de Kelly Link chez Denoël

* Nouvelle francophone : La Vieille anglaise et le continent de Jeanne-A Debats chez Griffe d'encre

* Roman étranger : L'Enfant de cristal de Theodore Roszak au Cherche-Midi

* Roman francophone : L'Autre rive de Georges-Olivier Châteaureynaud chez Grasset

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Clément
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Message par Clément » ven. oct. 31, 2008 11:44 pm

Et pour finir la journée, une interview vidéo de Jérôme Noirez par Ketty, au sujet de son roman jeunesse paru dans la collection Royaumes Perdus.

Image

http://www.dailymotion.com/popular/actu ... 8_creation
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Message par jerome » sam. nov. 01, 2008 9:50 am

Deuxième épisode des aventures de la salle 101 aux Utopiales.

Et ils en font des trucs !
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Message par Nébal » sam. nov. 01, 2008 11:01 am

Eh eh... 8)

Cela dit, juste un point : New Rose Hotel n'est quand même pas exactement un film passé inaperçu, et on le trouvera très aisément en DVD (j'en avais d'ailleurs causé , à tout hasard). Cette "unique" bobine m'étonne un peu du coup, et plus encore ce métrage d'1h10. Un autre montage, alors ? C'est vrai que la fin (telle que je l'ai vue, en tout cas) a pu déstabiliser, le film manquant vraisembablement de thune, ce qui avait pu faire jaser, et je ne sais pas ce que Ferrara lui-même en pensait (pas davantage que l'opinion de Gibson sur ce film d'ailleurs ; mais, perso, je l'ai trouvé très réussi, et remarquablement adapté aux oeuvres ultérieures de Gibson)...

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Message par MF » sam. nov. 01, 2008 11:32 am

Draco va nous rentrer de Nantes (à Montaigu ou pas) avec 2 poteaux à la place des chevilles :P



... et c'est, oh combien, mérité 8)

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Message par jlavadou » sam. nov. 01, 2008 12:10 pm

Et voici les photos de la remise des prix d'hier soir.

Jeanne-A Debats recevant le prix Julia Verlanger
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Roland C. Wagner et Jean-Marc Ligny incitent à lire La Vieille anglaise et le continent
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Gilles Francescano, président de l'association Art&Fact
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Le trophée du prix Art&Fact 2008
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Gilles Francescano remet le prix à Jean-Sébastien Rossbach
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Jean-Sébastien Rossbach
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Joëlle Wintrebert...
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... Jean-Claude Dunyach...
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... Pascal Patoz et Bruno Para remettent les prix GPI
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Olivier Girard reçoit le prix spécial
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Ugo Bellagamba...
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... Eric Picholle...
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... reçoivent le prix de a catégorie essai
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Pierre Dubois reçoit le prix de l'illustration à la place de Jean-Baptiste Monge
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Michelle Charrier reçoit le prix de la traduction
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Gilles Dumay reçoit le prix de la nouvelle étrangère à la place de Kelly Link
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Jeanne-A Debats reçoit le prix de la nouvelle francophone
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Francis Berthelot reçoit le prix du roman francophone à la place de Georges-Olivier Châteaureynaud
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Message par systar » sam. nov. 01, 2008 12:31 pm

Bon GPI.

Draco a l'air en forme.
Noël Mamère a été récompensé pour son roman sur le Styx.
Et chez Denoël, ils ont de gros problèmes de T-Shirt.

J'espère que vous vous amusez bien à Nantes.
On vous suit régulièrement sur ce fil.

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