Bref, il affirme préremptoirement l'absence de devoirs pour, ensuite, se contredire dans sa péroraison!
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Non, Roland distingue le devoir envers les lecteurs et le devoir en tant qu'auteur en contrat avec un éditeur.bormandg a écrit :Comment Roland peut-il écrire qu'un auteur n'a pas de devoirs et, dans la même phrase ou la suivante, dire qu'il doit respecter un engagement, ou ailleurs qu'il y en a qui prennent leurs lecteurs pour des bouses (et ceux-là ne devraient pas être sanctionnés?)?
Bref, il affirme préremptoirement l'absence de devoirs pour, ensuite, se contredire dans sa péroraison!
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Ouaip : un auteur (et plus généralement un artiste) n'a pas de devoir dans l'absolu, ou par définition.Erion a écrit :Non, Roland distingue le devoir envers les lecteurs et le devoir en tant qu'auteur en contrat avec un éditeur.bormandg a écrit :Comment Roland peut-il écrire qu'un auteur n'a pas de devoirs et, dans la même phrase ou la suivante, dire qu'il doit respecter un engagement, ou ailleurs qu'il y en a qui prennent leurs lecteurs pour des bouses (et ceux-là ne devraient pas être sanctionnés?)?
Bref, il affirme préremptoirement l'absence de devoirs pour, ensuite, se contredire dans sa péroraison!
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Les devoirs envers les lecteurs (leur fournir un texte lisible, pas trop injurieux, par exemple) ne sont pas des devoirs "dans l'absolu", mais des conséquences du choix fait quand on écrit et qu'on propose l'oeuvre aux lecteurs.Bouse Bleuâtre a écrit : Ouaip : un auteur (et plus généralement un artiste) n'a pas de devoir dans l'absolu, ou par définition.
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Donc, ce ne sont pas des devoirs mais les conséquences d'un choix.bormandg a écrit :Les devoirs envers les lecteurs (leur fournir un texte lisible, pas trop injurieux, par exemple) ne sont pas des devoirs "dans l'absolu", mais des conséquences du choix fait quand on écrit et qu'on propose l'oeuvre aux lecteurs.Bouse Bleuâtre a écrit : Ouaip : un auteur (et plus généralement un artiste) n'a pas de devoir dans l'absolu, ou par définition.
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Désolé, mais je ne vois pas le rappprt.bormandg a écrit :Ils ne découlent pas d'un prétendu "devoir fumeux imposzé de l'extérieur", mais bien du respect du aux autres individus avec lesquels on partage ce monde.
Sauf que le livre, on le voit avant. Le piège, pas forcément.bormandg a écrit :Et prétendre que le lecteur n'est pas obligé d'acheter une bouse qu'on lui propose est quasiment équivalent à prétendre que celui qui se casse une jambe en tombant dans un piège n'avait qu'à passer ailleurs, que celui qui a creusé le piège n'y est pour rien..
Il n'y a pas de contradiction, les deux se conjuguent. Comme dans le cas des engagements envers l'éditeur.Bouse Bleuâtre a écrit :Donc, ce ne sont pas des devoirs mais les conséquences d'un choix.bormandg a écrit :Les devoirs envers les lecteurs (leur fournir un texte lisible, pas trop injurieux, par exemple) ne sont pas des devoirs "dans l'absolu", mais des conséquences du choix fait quand on écrit et qu'on propose l'oeuvre aux lecteurs.Bouse Bleuâtre a écrit : Ouaip : un auteur (et plus généralement un artiste) n'a pas de devoir dans l'absolu, ou par définition.
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Non, les auteurs n'ont pas le devoir de fournir un texte lisible, pas trop injurieux, etc. Sinon, il n'y aurait pas de littérature possible. On écrit pas pour un lecteur CONCRET, mais pour un lecteur imaginaire. Les auteurs de "bouses littéraires" savent parfaitement écrire pour un public précis, ils le connaissent parfaitement. Ce sont sans doute eux qui ont la plus grande conscience de ce qu'est un lecteur et ce qu'il attend d'un livre.bormandg a écrit :Les devoirs envers les lecteurs (leur fournir un texte lisible, pas trop injurieux, par exemple) ne sont pas des devoirs "dans l'absolu", mais des conséquences du choix fait quand on écrit et qu'on propose l'oeuvre aux lecteurs.Bouse Bleuâtre a écrit : Ouaip : un auteur (et plus généralement un artiste) n'a pas de devoir dans l'absolu, ou par définition.
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Non. On peut écrire sans respecter les autres individus. Céline écrivait, non ? Y'a des tas de raisons pour lesquelles on écrit, mais le "respect" entre rarement en ligne de compte. En tout cas, il n'a aucune valeur d'absolu. Je connais des tas d'auteurs de SF français qui, je l'estime, ne me respectent pas en tant que lecteur (dans le sens que je trouve ça chiant, que je m'ennuie, que je ne m'intéresse pas aux personnages, à l'histoire), mais c'est mon avis perso de lecteur. Je vais pas demander des comptes à l'auteur et me plaindre. Je pouvais lire autre chose (en vérité, j'ai lu autre chose). Je ne me suis pas senti insulté pour autant.Ils ne découlent pas d'un prétendu "devoir fumeux imposzé de l'extérieur", mais bien du respect du aux autres individus avec lesquels on partage ce monde.
Aucun livre ne tue, ni n'ampute un bras ou une jambe. Aucun livre ne provoque de suicide non plus. Bon sang, heureusement que les auteurs ne sont investis d'aucune responsabilité. Ta conception de l'art est purement et totalement culpabilisante. Donc, l'auteur serait coupable. Coupable d'imaginer, coupable de désir, coupable d'en faire selon son bon vouloir.Et prétendre que le lecteur n'est pas obligé d'acheter une bouse qu'on lui propose est quasiment équivalent à prétendre que celui qui se casse une jambe en tombant dans un piège n'avait qu'à passer ailleurs, que celui qui a creusé le piège n'y est pour rien..
"Extatique"? tu es sûr que ce n'était pas plutôt sur un ton dépressif?Bouse Bleuâtre a écrit :Il faudrait vérifier si le lecteur qui avait déclaré à Brussolo sur un ton extatique "quand je lis vos bouquins ça me donne envie de me tuer" est toujours en vie.Erion a écrit :Aucun livre ne provoque de suicide non plus.