La question du racisme par une auteur américaine

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Pontiac
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Message par Pontiac » sam. juin 07, 2014 1:58 pm

Fabien Lyraud a écrit :
25 millions de pauvres dans l'union européenne, les immigrés sont en première ligne
Vivant du RSA, le problème de la pauvreté je connais. J'ai la chance de bénéficier de la solidarité familiale contrairement à beaucoup donc j'ai de la chance.
Oui il y a beaucoup plus de pauvres chez les immigrés. Mais tous les enfants d'immigrés ne sont pas des miséreux.

Je reconnais que j'ai poussé le bouchon un peu loin. Il y a des problème d"accès à l'éducation et surtout d'accès à la culture pour les milieux populaires (dont les immigrés) et la politique culturelle menée depuis trente ans n'arrangent pas les choses. Il y a des enfants d'immigrés qui écrivent et qui sont publiés en blanche et en polar mais la SF a un déficit d'image. Sans doute pire que ce que je peux imaginer. Donc il leur est plus facile de se tourner vers la blanche ou vers le polar plus médiatisé. Donc finalement c'est moi qui me trompais.
Il faut aussi prendre en compte le facteur culturel. La SF est plutôt un genre occidental qui touche moins les populations africaines ou arabes. Les zones pauvres du monde, en gros.
°°

Albéric
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Message par Albéric » sam. juin 07, 2014 2:24 pm

Moi je pense que ceux qui ne voient pas de problème sont à côté de la plaque.
Et que les "jamais, ô grand jamais" et autres "c'est totalement impossible" sont quand même bien définitifs en fin de compte.

Je n'ai pas les chiffres en tête, mais il doit y avoir au moins 12% de Français appartenant à ce des anglo-saxons appelleraient des minorités ethniques. La logique de répartition voudrait qu'on retrouve un chiffre comparable parmi les auteurs de SFFF. C'est n'est du tout le cas.
C'est une réalité incontestable donc implacable.
blablabla ils sont issus des classes populaires... blablabla ils doivent penser à bouffer avant de penser à écrire... blablabla ils n'ont pas un niveau d’alphabétisme suffisant pour écrire un livre...
Alors pourquoi on ne retrouve pas le même cas de figure en littérature générale, en polar voire même dans la littérature historique, genre réputés plus exigeants niveau littéralité ?
Il y a bien une spécificité de la SFFF française à ce niveau :
Est-ce le manque de notoriété des littératures de genres auprès des minorités ?
Est-ce que le lectorat est trop réduit ou trop étroit d'esprit pour faire place à l'altérité ?
Est-ce qu'il existe des préjugés conscients ou inconscients chez les acteurs du milieu ?
Je n'en sais fichtrement, mais la question mérite d'être posée sur la place publique.

On pourrait se poser les mêmes questions sur le machisme : certains collections SFFF font si peu de place aux auteures ce que en devient sacrément suspect à la longue. Par exemple à 5% d'auteure dans certaines collections parfois très connues, c'est 5 fois pire que l'Assemblée Nationale, milieu réputé pour être assez pour ne pas dire très machiste. On pourrait imaginer sans peine que d'autres préjugés puissent sévir.
Je n'accuse personne, je me pose des questions en utilisant le conditionnel.

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Erion
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Message par Erion » sam. juin 07, 2014 3:24 pm

Albéric a écrit : On pourrait se poser les mêmes questions sur le machisme : certains collections SFFF font si peu de place aux auteures ce que en devient sacrément suspect à la longue. Par exemple à 5% d'auteure dans certaines collections parfois très connues, c'est 5 fois pire que l'Assemblée Nationale, milieu réputé pour être assez pour ne pas dire très machiste. On pourrait imaginer sans peine que d'autres préjugés puissent sévir.
Je n'accuse personne, je me pose des questions en utilisant le conditionnel.
La différence, c'est que sur le machisme dans le milieu éditorial, on a des preuves, des citations, des actes. Pour le racisme : non.
C'est aussi simple que ça.
"There's an old Earth saying, Captain. A phrase of great power and wisdom. A consolation to the soul, in times of need : Allons-y !" (The Doctor)
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dracosolis
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Message par dracosolis » sam. juin 07, 2014 5:05 pm

le sexisme, tant que tu veux^^ j'ai des preuves sous le nez tous jours :D
le racisme juste non, j'ai jamais vu UN SEUL incident de ce genre depuis 2008
JUSTE AUCUN
Quant à leurs tentatives de rentrer dans le milieu :
j'ai reçu 75 textes pour mon anto appel 42, pas un seul n'émanait d'un black, d'un beur ni même d'un rom
(en tout cas identifiable au nom)^^
le match d'écriture aux imaginales n'a été tenté que par des caucasiens comme on dit élégamment
Antéchrist N°4
Idéologue Relativiste à mi-temps
Antéchrist N°4 :

Lucie
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Message par Lucie » dim. juin 08, 2014 5:41 pm

Albéric a écrit :Moi je pense que ceux qui ne voient pas de problème sont à côté de la plaque.
Et que les "jamais, ô grand jamais" et autres "c'est totalement impossible" sont quand même bien définitifs en fin de compte.

Je n'ai pas les chiffres en tête, mais il doit y avoir au moins 12% de Français appartenant à ce des anglo-saxons appelleraient des minorités ethniques. La logique de répartition voudrait qu'on retrouve un chiffre comparable parmi les auteurs de SFFF. C'est n'est du tout le cas.
C'est une réalité incontestable donc implacable.
blablabla ils sont issus des classes populaires... blablabla ils doivent penser à bouffer avant de penser à écrire... blablabla ils n'ont pas un niveau d’alphabétisme suffisant pour écrire un livre...
Alors pourquoi on ne retrouve pas le même cas de figure en littérature générale, en polar voire même dans la littérature historique, genre réputés plus exigeants niveau littéralité ?
Il y a bien une spécificité de la SFFF française à ce niveau :
Est-ce le manque de notoriété des littératures de genres auprès des minorités ?
Est-ce que le lectorat est trop réduit ou trop étroit d'esprit pour faire place à l'altérité ?
Est-ce qu'il existe des préjugés conscients ou inconscients chez les acteurs du milieu ?
Je n'en sais fichtrement, mais la question mérite d'être posée sur la place publique.
Je crois que la "logique de répartition", quand on parle d'art et de personnalités, c'est très... illogique.

Je connais un paquet d'auteurs "issus des minorités ehtniques" (eux se disent blacks ou beurs, bizarrement, les mots ne leur font pas peur ^^) et le "classes populaires", "penser à bouffer", etc., ça les ferait hurler ou rire jaune. Ou les deux.

Par contre, un point que j'ai remarqué, c'est que leur démarche intellectuelle est axée sur le présent ou sur leurs racines. C'est là qu'ils ont des trucs à dire, à régler. Ils s'intéressent à la colonisation, aux banlieues (ex : Qui fait la France ?, jeu de mots inside) ou à leur pays d'origine (Malika Mokeddem, Amin Maalouf...), et ça s'exprime plus volontiers à travers le polar ou la littérature générale qu'à travers la SF (Encore que Le Poids d'une Âme, de Mabrouck Rachedi, pour moi c'est du fantastique, même si c'est sorti en blanche). (Quant au Premier Siècle après Béatrice, c'est de la SF !) A mon avis, ça changera quand les préoccupations spécifiques à ces auteurs seront moins importantes et laisseront la place à une autre démarche intellectuelle.

A part ça, la plupart du temps, lorsque je reçois un texte d'un auteur ou que je discute avec lui, je n'ai aucune idée de la couleur de sa peau ni de son vrai nom, du moins jusqu'au moment où se connaît un peu mieux et qu'on parle de nos vies privées (ce qui peut ne jamais arriver) ou qu'on se rencontre IRL.

Et je trouve aussi que l'interdiction de parler d'ethnies et/ou de races a de bien curieux effets secondaires...

Albéric
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Message par Albéric » dim. juin 08, 2014 8:28 pm

Lucie a écrit :Je crois que la "logique de répartition", quand on parle d'art et de personnalités, c'est très... illogique.
Peut être pas plus illogique que l'absence d'auteurs issus des minorités dans la SFFF ?

Lucie a écrit :Par contre, un point que j'ai remarqué, c'est que leur démarche intellectuelle est axée sur le présent ou sur leurs racines. C'est là qu'ils ont des trucs à dire, à régler. Ils s'intéressent à la colonisation, aux banlieues (ex : Qui fait la France ?, jeu de mots inside) ou à leur pays d'origine (Malika Mokeddem, Amin Maalouf...), et ça s'exprime plus volontiers à travers le polar ou la littérature générale qu'à travers la SF (Encore que Le Poids d'une Âme, de Mabrouck Rachedi, pour moi c'est du fantastique, même si c'est sorti en blanche). (Quant au Premier Siècle après Béatrice, c'est de la SF !) A mon avis, ça changera quand les préoccupations spécifiques à ces auteurs seront moins importantes et laisseront la place à une autre démarche intellectuelle.
L'afro-américain Charles R. Saunders voulait parler racine, pays d'origine, colonisation, métissage. Il a choisi pour ce biais de rédiger la saga Fantasy Imaro. Pourquoi penser que les littératures de l'imaginaire sont incompatibles avec ces thématiques ?
Après tout un Michael Moocock a dézinguer l'Empire britannique dans la saga d'Elric...
... Pourquoi des auteurs issus des minorités ne pourrait pas s'emparer des littératures de l'imaginaire pour développer les thématiques qui leur sont propres ?

Lucie
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Message par Lucie » dim. juin 08, 2014 10:12 pm

Albéric a écrit :
Lucie a écrit :Je crois que la "logique de répartition", quand on parle d'art et de personnalités, c'est très... illogique.
Peut être pas plus illogique que l'absence d'auteurs issus des minorités dans la SFFF ?
Il n'y a pas d'absence. Tout au plus peut-on parler de... proportions qui ne sont pas les mêmes que ce que tu appelles la logique de répartition, et que je trouve très illogique.
Albéric a écrit :
Lucie a écrit :Par contre, un point que j'ai remarqué, c'est que leur démarche intellectuelle est axée sur le présent ou sur leurs racines. C'est là qu'ils ont des trucs à dire, à régler. Ils s'intéressent à la colonisation, aux banlieues (ex : Qui fait la France ?, jeu de mots inside) ou à leur pays d'origine (Malika Mokeddem, Amin Maalouf...), et ça s'exprime plus volontiers à travers le polar ou la littérature générale qu'à travers la SF (Encore que Le Poids d'une Âme, de Mabrouck Rachedi, pour moi c'est du fantastique, même si c'est sorti en blanche). (Quant au Premier Siècle après Béatrice, c'est de la SF !) A mon avis, ça changera quand les préoccupations spécifiques à ces auteurs seront moins importantes et laisseront la place à une autre démarche intellectuelle.
L'afro-américain Charles R. Saunders voulait parler racine, pays d'origine, colonisation, métissage. Il a choisi pour ce biais de rédiger la saga Fantasy Imaro. Pourquoi penser que les littératures de l'imaginaire sont incompatibles avec ces thématiques ?
Après tout un Michael Moocock a dézinguer l'Empire britannique dans la saga d'Elric...
... Pourquoi des auteurs issus des minorités ne pourrait pas s'emparer des littératures de l'imaginaire pour développer les thématiques qui leur sont propres ?
Bien sûr qu'ils peuvent, et bien sûr qu'ils le font.
Dans ce que j'ai dit et que tu as toi-même quoté, j'ai cité deux bouquins de SFFF d'auteurs "issus des minorités" (et qui soit s'en réclament, soit ont écrit sur le sujet) et j'ai en tête des exemples d'auteurs de SFFF "issus des minorités" (mais ne s'en réclament pas spécialement dans leur production SFFF) qui doivent se marrer à lire ce fil.

Ce que je dis, plus précisément, c'est qu'en ce qui concerne les écrivains français que je connais, j'ai remarqué que leur démarche, actuellement, ne passait pas (en majorité, on parle proportions et stats, là) par la SFFF. Et que ça peut expliquer leur plus faible représentation dans la SFFF par rapport au polar ou à la litt-gén.

En clair : il y a un véritable mouvement littéraire, là, dehors, auxquels participent la plupart des auteurs blacks et/ou beurs, et ce mouvement ne passe pas par la SFFF. Ça ne veut absolument pas dire qu'un black ou un beur ne pourrait pas s'il le voulait écrire sur des thématiques le concernant via la SFFF. Juste qu'il est possible que ça ne les intéresse pas. Possible aussi que des éditeurs soient intéressés par leurs "romans biographiques", mais pas par leur "fiction imaginaire". (Notez bien les guillemets...)

On est toujours dans le domaine des stats, bien sûr.

Herbefol
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Message par Herbefol » lun. juin 09, 2014 9:52 am

Pour faire simple : les éditeurs ne peuvent refuser des textes qui ne leur sont pas présentés. :lol:
L'affaire Herbefol
Au sommaire : Omale de Genefort, L'arbre des pendus d'Aaronovitch, Le crépuscule des dieux de Przybylski, La patrouille du temps d'Anderson & L'héritier de Novron de Sullivan.

Lucie
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Message par Lucie » lun. juin 09, 2014 10:05 am

Herbefol a écrit :Pour faire simple : les éditeurs ne peuvent refuser des textes qui ne leur sont pas présentés.
Un truc comme ça. On pourrait rajouter qu'il ne vient pas à l'esprit des éditeurs de SF de préciser dans la bio de leurs auteurs "Untel, qui est d'origine arabe / a la peau noire ou jaune / est métis(se) / est jui.f.ve". Pourtant, ces mêmes auteurs, lorsqu'ils publient de la blanche, leurs éditeurs le précisent, s'appuient sur cet argument pour vendre.

Je crois que le public de SF, en francophonie, s'en fiche. Par contre, le jour où l'on publie le roman d'un Martien, là, je pense que les éditeurs le préciseront, parce que ça intéressera les lecteurs.

Je suis bien d'accord, c'est une forme de racisme anti-terrien (ou anti-ET, je ne sais pas trop) inexcusable :mrgreen:

jerome
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Message par jerome » lun. juin 09, 2014 11:04 am

Bon, Jeanne m'a invoqué. Je réponds brièvement. Pour dire que je suis d'accord avec Lucie, Herbefol et les autres. :-)

Evidemment l'origine, le sexe, la couleur, le lieu de résidence, la sexualité, les intolérances alimentaires, la marque de leur voiture (s'ils en ont une) etc des auteurs ne nous intéressent guère chez Actusf. Voilà. Même savoir s'ils sont en Savoie (et donc qu'ils habitent à côté de la maison) ou ailleurs. La question des minorités ne rentre pas en ligne de compte dans le choix des textes qu'on publie.

Bon, tout cela est un tissu d'évidences. On peut toujours se demander si au niveau du genre les minorités sont sous-représentées ou non et pourquoi. Et éventuellement demander aux auteurs qui sont issus de ces "minorités' (quel vilain mot quand même) s'ils ont senti du racisme ou des préjugés de la part des éditeurs ou du "milieu". Si quelqu'un veut faire une étude là dessus, je serai curieux de la lire...

Allez hop, je vais regarder si j'ai pas un manuscrit savoyard ou deux... :)
Jérôme
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Sybille
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Message par Sybille » lun. juin 09, 2014 2:43 pm

Clairement...
Déjà, j'adore le mot "minorités", genre ça voudrait dire quelque chose et le "y'en a pas en SFFF" alors qu'on ne sait pas l'origine des uns et des autres autour de nous.
Bref, y'a peut-être des gars pour qui Jean Dupont est forcément caucasien, mais, dans mon monde à moi, Jean Dupont est peut-être le nom de plume d'une jolie indienne ou...

Sinon, Bellagamba, Fazi ou (Marchetto, tiens ? :shock: ), je vous rassure de suite : c'est pas français :lol:
(Y'a pas si longtemps, les immigrés italiens étaient des "minorités", pour toute l'idiotie derrière une telle désignation.)

Albéric
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Message par Albéric » lun. juin 09, 2014 2:47 pm

Bref, y'a peut-être des gars pour qui Jean Dupont est forcément caucasien, mais, dans mon monde à moi, Jean Dupont est peut-être le nom de plume d'une jolie indienne ou...
La vieille légende urbaine des pseudos...
(oui bon ça existe, mais parfois c'est un peu l'excuse facile)
Mais chacun son monde pas de soucis.

Qu'importe, je me demande si les préjugés ne peuvent pas aussi venir des lecteurs.
Parce qu'à chaque fois qu'un auteur fantasy veut faire qqch d'orientalisant, il y en a qui dégainent systématiquement "l'exotisme de de bazar aux senteurs bigarrées" pour expliquer pourquoi la démarche n'a strictement aucun intérêt... Du coup pourrait ne pas être motivé pour sortir qqch qui déplairait à la majorité du lectorat.
Dans le même ordre d'idée Il y a un courant de fantasy orientalisante aux Etats-Unis qui marche pas trop mal, je m'étonne que personne ne se bouscule en France pour jeter un coup d’œil dessus.

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lors faudrait arrêter le systématisme victimaire.

Message par bormandg » lun. juin 09, 2014 3:14 pm

Bon, faudrait quand même pas exagérer. Tu hurles à l'exclusion comme si à chaque fois qu'on refuse un texte sans intérêt ni rapport avec les sujets qui nous occupent c'était par racisme (anti-français dans la majorité des cas où l'auteur n'est pas "minoritaire", n'est-ce pas?); comme si le fait de ne pas recevoir des textes que les "auteurs minoritaires" n'auront pas écrits était lié à une interdiction qui serait diffusée de manière ouverte, mais non officielle; comme si à chaque fois qu'on arrête un voleur c'était par racisme; etc...
Il arrive que ce soit le cas;:mais pas 100 fois sur 100, loin de là. Alors faudrait arrêter le systématisme.
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Re: lors faudrait arrêter le systématisme victimaire.

Message par Albéric » lun. juin 09, 2014 3:48 pm

bormandg a écrit :Bon, faudrait quand même pas exagérer. Tu hurles à l'exclusion comme si à chaque fois qu'on refuse un texte sans intérêt ni rapport avec les sujets qui nous occupent c'était par racisme (anti-français dans la majorité des cas où l'auteur n'est pas "minoritaire", n'est-ce pas?); comme si le fait de ne pas recevoir des textes que les "auteurs minoritaires" n'auront pas écrits était lié à une interdiction qui serait diffusée de manière ouverte, mais non officielle; comme si à chaque fois qu'on arrête un voleur c'était par racisme; etc...
Il arrive que ce soit le cas;:mais pas 100 fois sur 100, loin de là. Alors faudrait arrêter le systématisme.
Oh là c'est quoi ces simplifications, je n'ai jamais écrit cela.
Quand des situations m'interrogent, et bien j'interroge.
Ainsi je m'interroge sur l'échec total du sublime Encyclomerveille de Thierry Ségur.
Si je trouves que j'exagère, jette un coup d’œil aux commentaires de certains internautes français au sujet de la série Three Musketeers de la BBC. Cela se déchaîne contre la présence d'un acteur chicanos (alors qu'il est italien-américain) et celle d'un acteur métis (alors qu'Alexandre Dumas était quarteron). Il y en a même qui ont hurlé comme des gorets sur la présence d'Idris Elba dans les 2 adaptations du comics Thor...

Je ne fait aucune systématisation.
On n'est pas non plus au Japon où si tu ne changes pas de nom tu ne peux pas officier.
Et où chaque coming out d'artistes ou de sportifs est un scandale presque national.
Modifié en dernier par Albéric le lun. juin 09, 2014 4:34 pm, modifié 1 fois.

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montag
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Message par montag » lun. juin 09, 2014 4:30 pm

dracosolis a écrit :la SFF c'est un sport de nantis
Ayerdhal et tous ceux qui paufinent leur image de prolos engagés vont apprécier !

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