Les causes de la désaffection pour l'imaginaire en France

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justi
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Message par justi » jeu. mars 12, 2015 12:16 pm

Peut-être moins pertinent, mais dans cette publication sur les activités des bibliothèques des années 70, il n'y a mention que d'une seule initiative concernant la SF et elle émane de Seine-et-Marne.

http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1975-08-0409-001

Il y a clairement des recherches à faire sur le sujet, non ?

Fabien Lyraud
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Message par Fabien Lyraud » jeu. mars 12, 2015 12:30 pm

justi a écrit :Un article de 1967 qui apporte quelques réponses sur la lecture en milieu rural à cette époque. Enjoy !

http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1967-09-0329-001
Ca rajoute de l'eau à mon moulin :
- les livres d'anticipation sont très peu goûtés. Contrairement à ce que l'on pourrait penser et à ce qui se passe en URSS, on lit très peu Jules Verne;
Bienvenu chez Pulp Factory :
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stam+
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Message par stam+ » jeu. mars 12, 2015 6:16 pm

J'habite dans le Sud-Ouest et même dans le fin fond du Lot (pays de bouseux s'il en est !) et je m'interroge (entre un magret de canard aux cèpes et un cabecou pur chèvre, que je compte bien faire passer d'un gros verre de Cahors) : pourquoi diantre mes voisins ne "goutent-ils guère l'imaginaire" ?
Millediou ! Je sens que cette question va m’empêcher de dormir cette nuit (à moins que ce ne soit le "pastis" aux pommes et à l'alcool de prune que je vais prendre au dessert).

manu
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Message par manu » lun. mars 16, 2015 4:17 pm

amusant , surtout vu que mon interet pour l'imaginaire est en partie venu des contes et legendes que me racontait ma grand mere , et qu'elle tenait de la sienne (et plus rurale que cette branche de ma famille , bon courage pour trouver ) ... peut etre que ça ne rentre pas dans l'imaginaire "respectable" qui merite d'etre noté? ...

desaffection de l'imaginaire ? tant que les "elites intellectuelles" (accédant aux médias , quoi , avec leur toutous journalistes ) considereront ce genre comme mineur et indigne d'interet ...

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Pontiac
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Message par Pontiac » mer. mars 18, 2015 12:01 am

Les livres d'anticipations font assez souvent appels à des idées un peu complexe. Les gens n'aiment pas ça. Ce qu'ils veulent c'est l'aventure et se changer les idées tranquillement. C'est pour ça qu'un auteur comme Bordage vend bien.
°°

Gérard Klein
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Message par Gérard Klein » ven. avr. 03, 2015 7:27 pm

Ce qui est tout de même bizarre, c'est qu'après les années 1950 de redécouverte de la science-fiction et du fantastique, avec un certain succès, puis des années 1960 en très net recul, les années 1970 et 1980 ont été les plus belles années de la science-fiction.
Les 12 premiers volumes de la GASF dépassent tous les 100 000 exemplaires vendus et aucun des 24 suivants ne se vend à moins de 40 000. Ces sont aussi les plus belles années de J'ai lu science-fiction avec des titres qui frisent le million d'exemplaires. Celles du succès rapide et important d'Ailleurs et demain crré en 1969, etc. Des titres comme Dune, toutes éditions confondues, passeront largement le million d'exemplaires.
À l'époque, le roman policier passe pour moribond.
Le déclin, au moins pour la sf a commencé vers 1995.
J'ajouterai que les succès spectaculaires en France du Seigneur des anneaux, du Disque-Monde, du Trône de fer, de Harry Potter et d'insipides histoires de vampires sentimentaux, ne vont pas vraiment dans le sens de Lyraud.
Faut-il lui rappeler le très riche folklore paysan français transcrit littérairement par Anatatole Le Braz ou par Erckmann et Chatrian entre vingt autres?
Non le problème se situerait plutôt, et encore, du côté du cartésianisme urbain adopté par la société bourgeoise et par extension par la presse huppée et par l'université.

Rien dans cette histoire ne va dans le sens de Lyraud qui me semble faire de la sociologie imaginaire.
Rien de sérieux dans votre thèse, Fabien Lyraud.
Modifié en dernier par Gérard Klein le mar. avr. 07, 2015 11:39 pm, modifié 1 fois.
Mon immortalité est provisoire.

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Byrautor
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Un autre motif

Message par Byrautor » sam. avr. 11, 2015 1:35 pm

8)
Voici mon opinion sur le sujet parue dans la revue Présences d'Esprits n°79 du printemps 2014, page 50
Je suis bien loin de l'opposition ville campagne, mais il me paraît évident que ceux qui vivent dans les termitières on plus besoin d'imaginaire que ceux qui "bénéficient" de la "vraie" nature. Il ne faut pas en vouloir aux ruraux, ils n'ont pas besoin de rêver.


Remarques sur la littérature de Science-Fiction

L’abandon progressif du lectorat pour la SF est palpable et ce ne sont pas les ouvrages qui paraissent sous ce qualificatif qui vont faire augmenter les ventes et le plaisir des lecteurs. Les titres des ouvrages actuels incitent à les considérer comme des contes de magie, d'occultisme, de vampirisme et autres Fantasy du même genre, ce qui est le cas lorsqu'on les lit. Ainsi en est-il des titres des quarante sept éditeurs cités dans la lettre 109 du Club Présences d'Esprits (décembre 2013). Citons au hasard : La pierre des ténèbres, l'Héritage du serpent, Le Protectorat de l'ombrelle, Les Vampires de Chicago, Le Tournois des Ombres, L'Épée de vérité, etc..
La plupart des éditeurs on renoncé aux termes de Space Opera, Espace, Anticipation. Même la revue Galaxie, dont le titre est plus que symbolique, publie du Space Opera si rarement que ça en devient indigent.
Effectivement, l’attrait de la technique s’affaiblit chez une population à qui l’on rabâche jour et nuit que la technologie ne permettra pas de faire face à l’avenir. La mode est à la « désolance » quand ce n’est pas au renoncement ce qui explique le retour à la « magie », seul procédé susceptible aujourd’hui de résoudre les problèmes de l’homme, comme aux temps les plus reculés.
Cependant cet attrait existe encore et devrait permettre de diffuser de vraies œuvres de SF, si leurs auteurs et les éditeurs y croyaient eux-mêmes, et évitaient ces œuvres tarabiscotées vendues presqu’au poids qui vous collent une bonne indigestion mentale. Souvenons-nous de la remarque d'Isaac Asimov indiquant qu'il était rétribué à la ligne et devait sortir coûte que coûte ses romans.
Ainsi, Perry Rhodan, qui a depuis longtemps épuisé le gigantisme industriel et scientifique pacsé à une super dose de fantastique, se lit encore, probablement grâce à sa pseudo base scientifique.
Comment expliquer l'accueil des actuelles publications si éloignées de la Science.
Un certain hypnotisme mental dissimulé au travers du récit et du style agit probablement sur les lecteurs, le même qui accompagne les spectacles, divertissements, délassements, distractions diverses. Dans son livre "L'Espérance Folle" (Chapitre 12, le rêve et l'hypnose), paru chez Robert Laffont en 1987, le compositeur chanteur Guy Béart, parle d'asservissement momentané des esprits. Dans l'écriture, comme en musique ou en paroles, il souligne qu'en soulageant la pensée et la mémoire, une certaine redondance conduit à une discrète allégeance mentale. Le lecteur s'en rend-il compte ? Probablement un peu puisqu'il va en redemander. C'est bien ce que les éditeurs recherchent au travers de l'écriture de leurs auteurs.
D’autres auteurs présentent la lecture comme un exutoire où débordent à qui mieux-mieux, la violence gratuite, le sexe à tout niveau et ce qu’on appelait jadis les péchés capitaux, provoquant cette orientation d’écriture « à la mode » imparable : toujours plus. Combien y a-t-il d’ouvrages où l’écrivain s’est manifestement transformé en tâcheron de basse besogne ?
Les difficultés que rencontre la diffusion de la SF – nous apprenons tous les jours de tristes nouvelles comme l'abandon de collections, la fermeture d'éditeurs – proviennent en grande partie du fait que ce terme a été galvaudé, cuisiné à toutes les sauces pour faire passer tous les ésotérismes imaginables, jusqu’au fantastique et au magique poussé à la sorcellerie, fictive pour le moment.
La pauvre Science n’a dû son salut qu’à la fuite, encore que la lecture de revues comme Pour la Science ou La Recherche laisse souvent pantois par leur faiblesse, leur fiction sinon leur « romance ».
On y note une dilution de l'information capitale dans un flot de redites connues ou de "portes ouvertes" qui brouillent les exposés et ne se rattachent que de loin à l'objet de l'article. Ainsi, dans le Pour la Science de janvier 2014, dans un article intitulé "Les traces numériques du crime", page 52, 12 colonnes, 30 000 signes, on "apprend" que pour préserver les données (le terme informations serait plus approprié) d'un ordinateur ou d'un téléphone chacun des secteurs (de la mémoire) doit être copié et stocké (pourquoi pas dupliqué ?) sur un autre ordinateur. Et ainsi de suite… À croire que le lecteur doit réapprendre le b a ba de la conservation des objets, des textes, des nombres, etc… Pourquoi ne pas expliquer les avantages de la photocopie quand on y est. Si le texte semble agréable à lire, presque reposant, la multitude de digressions de cet ordre, j'oserais dire littéraires, surcharge l'exposé et éloigne le lecteur d'une synthèse scientifique qui serait plus utile pour mémoriser l'essentiel. Des encarts viennent à la rescousse, pas moins de trois de différentes dimensions, et démontrent que l'exposé a besoin de simplification. Hélas, là aussi, après un premier encart dénommé "L'essentiel" qui n'est, ni plus ni moins, qu'une présentation résumée de l'article, l'auteur élargit le sujet en mixant des exemples d'enquêtes policières avec des techniques de hachage des données (je souhaite bien du plaisir aux néophytes car ce dernier texte devient subitement ardu, peut-être pour démontrer les capacités "scientifiques" de l'auteur).
À la lecture d’un seul ouvrage du type « exutoire », combien de foyers ferment leur porte aux futurs livres de SF ? En juin 2007, ce sujet a donné lieu à de vifs échanges sur le forum de Noosfere lors du refus de Fleurus de publier dans sa collection Mango (pour la jeunesse) un ouvrage de Science Fiction (ou considéré comme tel) qui comportait un viol. On imagine combien de portes se seraient définitivement fermées devant l'éditeur lorsque les parents auraient aperçu un tel sujet et développement dans les mains de leurs enfants.
Combien de fois n’a-t-on entendu affirmer d’un ton péremptoire « c’est de la SF » pour dire que c’est farfelu, d'ailleurs les revues ou journaux spécialisés ou non sont muets sur ce terme, preuve qu'il n'est pas partout accepté. Il y a même des salons du Livre où c’est carrément un terme à ne pas utiliser. On pourra observer le parcours de certains visiteurs pour éviter votre stand. Cela en deviendrait presque cocasse si ce n’était pas affligeant d'ignorance. Et de bêtise.
Il y a une grosse poignée de lecteurs français passionnés par la SF, pour les plus anciens probablement parce qu’ils ont leurs auteurs phares, mais combien y a-t-il de lecteurs potentiels pour une SF qui ne jouerait pas les casseurs et serait plus accessible à tous ?
Dans son discours prononcé lors de la remise des prix de l’Université Polytechnique de Catalogne le 26 novembre 2008, Lois McMaster Bujold, (cinq fois le prix Hugo, trois fois le prix Nebula et trois fois le prix Locus) terminait par :
« La question de base reste la suivante : une histoire doit-elle détruire la joie dans le monde... ou la créer ? Tout ce que j'espère est que quelques jeunes écrivains avec une bonne culture scientifique relèveront le gant pour cette création de joie ».

G. Bouyer.


: :D
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Re: Un autre motif

Message par stam+ » sam. avr. 11, 2015 3:09 pm

Byrautor a écrit : Voici mon opinion sur le sujet parue dans la revue Présences d'Esprits n°79 du printemps 2014, page 50

G. Bouyer. : :D
Bon, j'élague un peu la citation du commentaire de Byrautor, pour rebondir sur tout cela :

- Il y a pas longtemps, j'avais créé une petite maison d'édition consacrée uniquement à la SF (pas de fantasy, de fantastique, pas d'histoire d'Orcs, de loups-garous ou de vampires, donc.). Je ne m'attendais pas à des retours spectaculaires, mais, malgré mes A.T répétitifs sur les sites et listes "spécialisés" et une approche plutôt professionnelle (site dédié, présence sur les forums, promesse de contrats d'éditeur), je crois bien n'avoir pas reçu plus de 3 manuscrits, en tout en pour tout, sur un an ! Ce qui, j'avoue, m'a plutôt laissé pantois, étant donné le nombre d'auteurs qui cherchent désespérément à caser leurs œuvres chez des éditeurs !
- Les quelques ouvrages publiés, ont également battu des records d'indifférence auprès des chroniqueurs des sites spécialisés, et des records de méventes sur tous les portails commerciaux où ils étaient présents.
- Enfin, en parlant, ici et là, de mes ambitions éditoriales, j'ai eu droit, textuellement, à cette superbe réplique : "Lire de la science-fiction ? j'aurais l'impression de perdre mon temps !"

Alors, à présent, je me rabats sur les quelques éditeurs qui persistent à publier de la SF, et qui se font de plus en plus rares (surtout ceux qui ne publient pas uniquement des auteurs anglo-saxons) ! :cry:

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Message par Fabien Lyraud » sam. avr. 11, 2015 5:35 pm

- Il y a pas longtemps, j'avais créé une petite maison d'édition consacrée uniquement à la SF (pas de fantasy, de fantastique, pas d'histoire d'Orcs, de loups-garous ou de vampires, donc.). Je ne m'attendais pas à des retours spectaculaires, mais, malgré mes A.T répétitifs sur les sites et listes "spécialisés" et une approche plutôt professionnelle (site dédié, présence sur les forums, promesse de contrats d'éditeur), je crois bien n'avoir pas reçu plus de 3 manuscrits, en tout en pour tout, sur un an !
C'est un peu la même chose pour moi. J'avais lancé avec un éditeur numérique une collection de science fantasy. Aucun manuscrit reçu.
J'ai également il y a peu commencé un travail avec un éditeur régional pour lui fournir des manuscrits de SF et de fantasy. Les deux manuscrits reçus émanaient d'auteur de mon réseau. J'ai dû recevoir deux autres projets en synopsis qui ne m'intéressaient pas. Tout ça sur 6 mois.



Et je pense que ce n'est pas mieux pour la fantasy. Pour commencer un travail éditorial il faut avoir un solide réseau d'auteurs. Et ça ne suffit pas toujours. J'ai l'impression que les auteurs sont frileux à envoyer leurs textes chez des petits éditeurs - manque de confiance.
- Les quelques ouvrages publiés, ont également battu des records d'indifférence auprès des chroniqueurs des sites spécialisés,
L'anthologie Dimension écologies étrangères chez Rivière Blanche, n'a eu qu'une seule chronique sur le web. Et les gros sites spécialisés ne s'y sont pas intéressé.
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Re: Un autre motif

Message par Pontiac » lun. avr. 13, 2015 3:48 pm

stam+ a écrit :
Byrautor a écrit : Voici mon opinion sur le sujet parue dans la revue Présences d'Esprits n°79 du printemps 2014, page 50

G. Bouyer. : :D
Bon, j'élague un peu la citation du commentaire de Byrautor, pour rebondir sur tout cela :

- Il y a pas longtemps, j'avais créé une petite maison d'édition consacrée uniquement à la SF (pas de fantasy, de fantastique, pas d'histoire d'Orcs, de loups-garous ou de vampires, donc.). Je ne m'attendais pas à des retours spectaculaires, mais, malgré mes A.T répétitifs sur les sites et listes "spécialisés" et une approche plutôt professionnelle (site dédié, présence sur les forums, promesse de contrats d'éditeur), je crois bien n'avoir pas reçu plus de 3 manuscrits, en tout en pour tout, sur un an ! Ce qui, j'avoue, m'a plutôt laissé pantois, étant donné le nombre d'auteurs qui cherchent désespérément à caser leurs œuvres chez des éditeurs !
- Les quelques ouvrages publiés, ont également battu des records d'indifférence auprès des chroniqueurs des sites spécialisés, et des records de méventes sur tous les portails commerciaux où ils étaient présents.
- Enfin, en parlant, ici et là, de mes ambitions éditoriales, j'ai eu droit, textuellement, à cette superbe réplique : "Lire de la science-fiction ? j'aurais l'impression de perdre mon temps !"

Alors, à présent, je me rabats sur les quelques éditeurs qui persistent à publier de la SF, et qui se font de plus en plus rares (surtout ceux qui ne publient pas uniquement des auteurs anglo-saxons) ! :cry:
Fais tes AT ici.

Et aussi sur CoCyclics.
°°

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Et alors

Message par Byrautor » lun. avr. 13, 2015 5:37 pm

Pontiac svp
ça veut dire quoi : tes AT ?
Déjà de la Fantasy dans ce Forum ?

Singé , par_don : signé : un attardé !
:twisted:
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Re: Un autre motif

Message par stam+ » lun. avr. 13, 2015 6:24 pm

Pontiac a écrit : Fais tes AT ici..
C'est ce que j'ai fait... et aussi (entre autres) sur la liste SF-info, qui réunit 614 membres plus ou moins actifs... Mais le problème vient peut-être que les auteurs francophones, à peu près sûrs de ne pas voir leurs romans de SF publiés, préfèrent se consacrer à la nouvelle, plus simple à écrire, moins dévoreuse de temps, plus aisément plaçable dans une antho ou un zine...* ou bien se borner aux genres qui ont le vent en poupe : la fantasy, le gore, l'uchronie.

Pour l'anticipation, sans doute faudra-t-il attendre le futur !

* pour Byrautor :

- AT : appel à textes.
- Antho (anthologie)
- Zine : fanzine, magazine, webzine.

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Re: Un autre motif

Message par MF » mar. avr. 14, 2015 10:22 am

stam+ a écrit :... les auteurs francophones, à peu près sûrs de ne pas voir leurs romans de SF publiés, préfèrent se consacrer à la nouvelle, plus simple à écrire...
ça fait quand même du bien de rire :D
Le message ci-dessus peut contenir des traces de second degré, d'ironie, voire de mauvais esprit.
Son rédacteur ne pourra être tenu pour responsable des effets indésirables de votre lecture.

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Re: Un autre motif

Message par stam+ » mar. avr. 14, 2015 11:41 am

MF a écrit :
stam+ a écrit :... les auteurs francophones, à peu près sûrs de ne pas voir leurs romans de SF publiés, préfèrent se consacrer à la nouvelle, plus simple à écrire...
ça fait quand même du bien de rire :D
Pas envie de rentrer dans l'habituel débat sur la difficulté d'écrire un texte court par rapport à un roman (c'est le genre de débat qu'aiment relancer ceux qui ne savent écrire que des nouvelles). Mais ravi de t'avoir fait rire ! .. :wink:

jerome
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Message par jerome » mar. avr. 14, 2015 12:39 pm

Sans trop vouloir entrer dans le débat, voici qui tranche avec les éditeurs évoquant un afflux trop important de manuscrits (opinion qu'on partage chez Actusf avec une grosse centaine de manuscrits reçus depuis le début de l'année).

Idem sur la nouvelle. Publier un recueil, c'est désormais sauter d'un pont sans parachute. On peut s'en sortir. Mais il faut quand même sacrément du bol (évidemment il y a des exception hein).

Du coup je ne suis pas sûr que les auteurs en herbe préfèrent à ce point écrire des nouvelles qu'ils n'ont pas de romans à envoyer aux éditeurs...
Jérôme
'Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal.' Robert Sheckley

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