Daylon et son projet de couverture d'Encre d'Hal Duncan

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Gaëtan
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Message par Gaëtan » mer. mai 06, 2009 10:45 pm

thomasday a écrit :
ashrack a écrit :Mais j'ai énoncé ces deux exemples, car dans mon cas les deux couvertures m'ont marquées. J'aime aussi beaucoup des couvertures plus classiques (comme celles que font Didier Graffet, Guillaume Sorel, ou encore Manchu) mais j'ai trouvé ces deux là différentes dans le bon sens du terme, c'est à dire original
Cher Ashrack (que je ne connais pas, ou alors pas sous ce nom-là, mais qui gagne a être connu),

Tu as mis le doigt sur le problème : original.
Quand tu fais de l'imaginaire : si tu veux vendre il ne faut pas faire malin, original, intellectuel ; il faut faire premier degré, frontal, brutal.
Si tu veux vendre tu ne fais pas un joli tentacule monochrome ; tu fais un gars avec un sabre et en arrière fond un vaisseau qui explose de tous les côtés.
J'ai le défaut de préférer le tentacule monochrome au super-héros sur fond d'explosions ; mon patron a le même défaut que moi... jusqu'à ce qu'il analyse les chiffres de ventes et dise, ok, les trucs classes c'est bien, ça nous fait plaisir, mais on n'a pas plus de presse qu'avant et on a moins de ventes ; t'es gentil, tu me remets du Sorel et du Manchu partout.
(cette discussion est imaginaire, bien entendu)

Il y a sans doute un équilibre Daylon/Manchu à trouver ; je cherche, comme dirait l'autre...

GD
Je comprends l'idée, mais en même temps comme je l'explique juste après dans le même message que tu as cité, l'appréciation d'une image est vraiment subjective. En effet puisque chacun de nous a un rapport différent avec chaque images, pourquoi y a-t-il un consensus aussi large du public envers un style d'illustration aussi "classique" (ce n'est pas pégoratif mais c'est pour contraster avec le "original")? Est-ce du conservatisme? Une mauvaise habitude de voir notre genre de prédilection toujours imagé par de gros vaisseaux spatiaux ou un épéiste partant au combat?
En effet et c'est là d'ailleurs une question pour tout produit économique: est-ce la demande qui crée une offre aussi uniforme par pression sur les ventes ou bien est-ce que la surabondance d'une offre "classique" entraine la préférence du public (par habitude, force marketing,... etc.).
Pour répondre moi-même à ma question je dirais que la réponse est surement un mélange des deux.

(désolé sur je part en trip mais la réflexion de GD m'a fait beaucoup réfléchir donc j'ai écrit tout ce qui me sortait de la tête).

D'ailleurs pour pousser plus loin mon trip j'ai l'idée qu'on a tous dans notre subconscient (oui je sais je part loin là) un classement des oeuvres:
-une couverture classique = un livre classique, sympathique, divertissant (ça ne veut pas dire qu'il ne peut pas être excellent), etc.
-une couverture original = un livre un peu plus complexe, qui sort de l'ordinaire, pas un divertissement pur, etc.
Donc le lecteur lambda qui veut acheter un livre simplement divertissant se tournera forcément vers une illustration classique car il sait que sinon il peut tomber sur un livre qui lui plaira peut-être moins....

J'ai tort, raison?

--
Et pour ce qui est de mon identité véritable, on peut trouver des choses écrites à mon nom par ici.

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Lensman
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Message par Lensman » jeu. mai 07, 2009 6:13 am

ashrack a écrit :[

Je comprends l'idée, mais en même temps comme je l'explique juste après dans le même message que tu as cité, l'appréciation d'une image est vraiment subjective. En effet puisque chacun de nous a un rapport différent avec chaque images, pourquoi y a-t-il un consensus aussi large du public envers un style d'illustration aussi "classique" (ce n'est pas pégoratif mais c'est pour contraster avec le "original")? Est-ce du conservatisme? Une mauvaise habitude de voir notre genre de prédilection toujours imagé par de gros vaisseaux spatiaux ou un épéiste partant au combat?
En effet et c'est là d'ailleurs une question pour tout produit économique: est-ce la demande qui crée une offre aussi uniforme par pression sur les ventes ou bien est-ce que la surabondance d'une offre "classique" entraine la préférence du public (par habitude, force marketing,... etc.).
Pour répondre moi-même à ma question je dirais que la réponse est surement un mélange des deux.

.
Je me pose la même question. D'autant qu'assez souvent, on constate à la lecture que le vaisseau de Manchu (j'adore Manchu) ou le guerrier de Sorel (je suis fan de Sorel) ne joue pas un rôle central dans le texte, et que parfois, leur présence est limite tirée par les cheveux? Cela voudrait dire que le lecteur accepte d'être "trompé" (un peu par la couverture) et que cela ne l'empêche pas d'apprécier un texte qui ne fourmille pas de vaisseaux et de guerriers barbares.
Gilles nous dira sans doute que c'est comme ça, c'est ce qu'il constate au regard des ventes. Vrai, mais cela ne nous dispense pas (en tant que passionnés) de comprendre ce qui se passe.
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orcusnf
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Message par orcusnf » jeu. mai 07, 2009 7:28 am

Je comprends l'idée, mais en même temps comme je l'explique juste après dans le même message que tu as cité, l'appréciation d'une image est vraiment subjective. En effet puisque chacun de nous a un rapport différent avec chaque images, pourquoi y a-t-il un consensus aussi large du public envers un style d'illustration aussi "classique" (ce n'est pas pégoratif mais c'est pour contraster avec le "original")? Est-ce du conservatisme? Une mauvaise habitude de voir notre genre de prédilection toujours imagé par de gros vaisseaux spatiaux ou un épéiste partant au combat?
En effet et c'est là d'ailleurs une question pour tout produit économique: est-ce la demande qui crée une offre aussi uniforme par pression sur les ventes ou bien est-ce que la surabondance d'une offre "classique" entraine la préférence du public (par habitude, force marketing,... etc.).
Pour répondre moi-même à ma question je dirais que la réponse est surement un mélange des deux.
le hic, c'est que souvent, des dessinateurs qui essayent de faire original sont mauvais. Alors vaut mieux rester sur des valeurs sures en terme de qualité et de cliché, on est sur de pas se tromper au moins.
http://www.fantastinet.com l'actualité de la littérature de l'imaginaire

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Hoêl
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Message par Hoêl » jeu. mai 07, 2009 7:56 am

Pour en revenir à l'illustration de Daylon , je pense que ce qui ne plait pas à nombre d'entre nous , c'est que la photo reste "photographique", qu'elle n'a guère été retravaillée quant à sa texture contrairement à l'illustration du 1er tome (en fait , je ne m'étais pas aperçu que c'était une photo). Le mélange dessin/photo est toujours très délicat à réussir et demande un énorme boulot (la référence dans ce domaine ,c'est Pierre & Gilles , je me demande ce que donnerait une couv. de S.F. par eux et si elle serait vendeuse ; les pires exemples se trouvant dans les couv. du livre de poche d'il y a une vingtaine d'années).
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Message par Hoêl » jeu. mai 07, 2009 8:03 am

orcusnf a écrit :
Je comprends l'idée, mais en même temps comme je l'explique juste après dans le même message que tu as cité, l'appréciation d'une image est vraiment subjective. En effet puisque chacun de nous a un rapport différent avec chaque images, pourquoi y a-t-il un consensus aussi large du public envers un style d'illustration aussi "classique" (ce n'est pas pégoratif mais c'est pour contraster avec le "original")? Est-ce du conservatisme? Une mauvaise habitude de voir notre genre de prédilection toujours imagé par de gros vaisseaux spatiaux ou un épéiste partant au combat?
En effet et c'est là d'ailleurs une question pour tout produit économique: est-ce la demande qui crée une offre aussi uniforme par pression sur les ventes ou bien est-ce que la surabondance d'une offre "classique" entraine la préférence du public (par habitude, force marketing,... etc.).
Pour répondre moi-même à ma question je dirais que la réponse est surement un mélange des deux.
le hic, c'est que souvent, des dessinateurs qui essayent de faire original sont mauvais. Alors vaut mieux rester sur des valeurs sures en terme de qualité et de cliché, on est sur de pas se tromper au moins.
Le hic , c'est que quand je lis ça , je fais des bonds ! Csernus qu'on a déjà cité , Siudmak , Pratt , Druillet , Kelek ou Nicollet n'auraient donc selon toi , pas dû courir le risque d'être originaux ?! Et tu lis de la S.F. ?! Tu ferais mieux de "rester sur des valeurs sures" : Villon , Rabelais , Chrétien de Troyes , etc..."Celui qui n'essaye pas ne se trompe qu'une seule fois"
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MF
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Message par MF » jeu. mai 07, 2009 8:05 am

Lensman a écrit :Je me pose la même question. D'autant qu'assez souvent, on constate à la lecture que le vaisseau de Manchu (j'adore Manchu) ou le guerrier de Sorel (je suis fan de Sorel) ne joue pas un rôle central dans le texte, et que parfois, leur présence est limite tirée par les cheveux? Cela voudrait dire que le lecteur accepte d'être "trompé" (un peu par la couverture) et que cela ne l'empêche pas d'apprécier un texte qui ne fourmille pas de vaisseaux et de guerriers barbares.
Fais-je partie des rares lecteurs qui se contrefichent de la couverture d'un livre ? Pour lesquels la compulsion d'achat est guidée par le nom de l'auteur et la(les) chronique(s) lues sur la toile ?

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Erion
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Message par Erion » jeu. mai 07, 2009 8:16 am

MF a écrit :Fais-je partie des rares lecteurs qui se contrefichent de la couverture d'un livre ? Pour lesquels la compulsion d'achat est guidée par le nom de l'auteur et la(les) chronique(s) lues sur la toile ?
oui.
"There's an old Earth saying, Captain. A phrase of great power and wisdom. A consolation to the soul, in times of need : Allons-y !" (The Doctor)
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Patrice
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Message par Patrice » jeu. mai 07, 2009 8:53 am

Salut,

Alors, Vellum, Vélum ou Vélin???

N'ayant pas lu le roman, j'ignore ce qui a poussé Gilles Dumay à tenter ce barbarisme pour le moins maladroit en passant de Vellum à Vélum. Y a-t-il une tenture, une voile dans Vélum? Ceux qui l'auront lu me le diront.

Mais il y a longtemps que je me dis que le titre aurait dû être Vélin (et des vélins, j'en ai chez moi). Ca éveille pour moi beaucoup plus de choses quand je sais que le second tome s'appelle Encre.

A+

Patrice

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gutboy
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Message par gutboy » jeu. mai 07, 2009 9:00 am

Erion a écrit :
MF a écrit :Fais-je partie des rares lecteurs qui se contrefichent de la couverture d'un livre ? Pour lesquels la compulsion d'achat est guidée par le nom de l'auteur et la(les) chronique(s) lues sur la toile ?
oui.
Et non.
A mon avis c'est une question, comment dire, de "niveau" de culture littéraire.
Quand j'étais ado et que je découvrais la SF, mon premier Van Vogt par exemple, Le monde des A, je l'ai acheté parce que la couverture m'a attiré, voir plus. Bon en même temps j'appartiens " cette génération d'adolescents qui, hallucinés, découvrirent Le monde des non-A sous une très intrigante mais très belle couverture du peintre Tibor Csernus, et ne s'en sont jamais complètement remis" (Onc'Joe-seph Altairac, dans Alfred E. Van Vogt. Parcours d'une oeuvre, dont je ne peux trop vous recommander la lecture).

J'ai tendance à penser que plus on s'y connait, moins on porte d'attention à l'emballage, et vice-versa. Et pas qu'en litterature en fait. C'est pas trop une question de "rareté" du lecteur mais plutot une question d'expérience de lecteur.
Listen now. Whoever you are, with these eyes of yours that move themselves along this line of text; whoever, wherever, whenever. If you can read this sentence, this one fragile sentence, it means you're alive. (Jeff Noon - Falling out of cars)

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Erion
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Message par Erion » jeu. mai 07, 2009 9:24 am

gutboy a écrit : J'ai tendance à penser que plus on s'y connait, moins on porte d'attention à l'emballage, et vice-versa. Et pas qu'en litterature en fait. C'est pas trop une question de "rareté" du lecteur mais plutot une question d'expérience de lecteur.
Considère que, pour la quasi-totalité du lectorat actuel des genres qui nous préoccupent, l'expérience de lecteur est nulle. Ceci explique cela. Les couvertures ne sont pas là pour satisfaire les quelques lecteurs expérimentés, mais bien ceux qui ne le sont pas.

Personnellement, je me fous de la couv', de la quatrième de couverture, et je me contente de lire le début, mais je conçois facilement que je sois un acheteur atypique.
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Travis
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Message par Travis » jeu. mai 07, 2009 9:37 am

Quand j'étais ado et que je découvrais la SF, mon premier Van Vogt par exemple, Le monde des A, je l'ai acheté parce que la couverture m'a attiré, voir plus. Bon en même temps j'appartiens " cette génération d'adolescents qui, hallucinés, découvrirent Le monde des non-A sous une très intrigante mais très belle couverture du peintre Tibor Csernus, et ne s'en sont jamais complètement remis" (Onc'Joe-seph Altairac, dans Alfred E. Van Vogt. Parcours d'une oeuvre, dont je ne peux trop vous recommander la lecture).

Je vois que VV envahi tous les sujets!!! C'était cette couv'?

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Lensman
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Message par Lensman » jeu. mai 07, 2009 10:14 am

Oui, c'est celle-là.
Voilà une couverture qui m'avait donné à voir, intriguante et tout à fait en rapport avec le texte. On devine cette Machine bizarre qui semble être un des personnages principaux, et l'impression de confusion correspond bien... au ressenti quand je lisais le texte: confusion du récit de van Vogt, sans doute, mais surtout confusion dans mon esprit: l'histoire m'échappait mais me fascinait.
En fait, c'est de toute évidence ce que Daylon essaie de faire (et je dis ça sans persifler), fabriquer quelque chose qui reflète d'une certaine manière des aspects du texte, que le lecteur essaiera (ou pas) de retrouver, en lisant. Et, de préférence, des éléments qui ne soient pas secondaires, mais importants, voire centraux. On devine (je n'ai pas lu le premier volume, mais...) que ce n'est pas facile avec Duncan...Réussi ou pas réussi, après, ce sera à l'appréciation de chacun.
Le dessin de Daylon plaira ou pas, mais sa démarche, en tout cas, me plait.
Ce qui serait bien, et ce qui hélas se perd un peu, voire beaucoup, c'est que les lecteurs se fidélisent un peu plus à une collection, à une ligne éditioriale; Ici, il s'agit de Lunes d'Encre, une colection dont le directeur a une vraie personnalité (un gros défaut: il n'aime pas van Vogt, mais c'est à cause de son karma..). Donc, il faudrait un groupe important de lecteurs, qui fasse confiance à ses choix dans tous les cas de figure, rien que parce qu'ils savent que les livres sont toujours intéressants et originaux, même si forcément ils n'aiermont pas tout. Ces lecteurs faisant confiance à la collection, ils acceptent aussi les expérimentations, et permettent ainsi à des artistes de s'exprimer.
Hélas, les faits (ie les ventes) semblent de plus en plus montrer que ce groupe de lecteurs acceptant l'expérimentation se réduit comme une peau de chagrin, et qu'il faut de toute force capturer d'autres lecteurs plus volages et plus "basiques", qui réagissent pavloviennement à des couvertures stéréotypées (qui peuvent être fort agréables, d'ailleurs). Mais c'est dommage.
A nous, amateurs "éclairés", de soutenir un maximum l'expérimentation.
Oncle Joe

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Message par Travis » jeu. mai 07, 2009 10:30 am

Lensman a écrit :Oui, c'est celle-là.
Voilà une couverture qui m'avait donné à voir, intriguante et tout à fait en rapport avec le texte. On devine cette Machine bizarre qui semble être un des personnages principaux, et l'impression de confusion correspond bien... au ressenti quand je lisais le texte: confusion du récit de van Vogt, sans doute, mais surtout confusion dans mon esprit: l'histoire m'échappait mais me fascinait.
En fait, c'est de toute évidence ce que Daylon essaie de faire (et je dis ça sans persifler), fabriquer quelque chose qui reflète d'une certaine manière des aspects du texte, que le lecteur essaiera (ou pas) de retrouver, en lisant. Et, de préférence, des éléments qui ne soient pas secondaires, mais importants, voire centraux. On devine (je n'ai pas lu le premier volume, mais...) que ce n'est pas facile avec Duncan...Réussi ou pas réussi, après, ce sera à l'appréciation de chacun.
Le dessin de Daylon plaira ou pas, mais sa démarche, en tout cas, me plait.
Ce qui serait bien, et ce qui hélas se perd un peu, voire beaucoup, c'est que les lecteurs se fidélisent un peu plus à une collection, à une ligne éditioriale; Ici, il s'agit de Lunes d'Encre, une colection dont le directeur a une vraie personnalité (un gros défaut: il n'aime pas van Vogt, mais c'est à cause de son karma..). Donc, il faudrait un groupe important de lecteurs, qui fasse confiance à ses choix dans tous les cas de figure, rien que parce qu'ils savent que les livres sont toujours intéressants et originaux, même si forcément ils n'aiermont pas tout. Ces lecteurs faisant confiance à la collection, ils acceptent aussi les expérimentations, et permettent ainsi à des artistes de s'exprimer.
Hélas, les faits (ie les ventes) semblent de plus en plus montrer que ce groupe de lecteurs acceptant l'expérimentation se réduit comme une peau de chagrin, et qu'il faut de toute force capturer d'autres lecteurs plus volages et plus "basiques", qui réagissent pavloviennement à des couvertures stéréotypées (qui peuvent être fort agréables, d'ailleurs). Mais c'est dommage.
A nous, amateurs "éclairés", de soutenir un maximum l'expérimentation.
Oncle Joe
Ce que tu dis est très juste, mais dans le cas de Encre comme il était dit plus haut ce livre va avant tout s'adresser aux lecteurs du premier volume.

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Message par Don Lorenjy » jeu. mai 07, 2009 11:05 am

Lensman a écrit : Le dessin de Daylon plaira ou pas, mais sa démarche, en tout cas, me plait.
C'est exactement ce que j'attendais de lire, sous un pseudo ou un autre (mais signé Oncle Joe, ça a quand même du poids).
Les marques Don Lorenjy et Don Lo sont retirées des rayons

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Message par Lensman » jeu. mai 07, 2009 11:14 am

MF a écrit :Fais-je partie des rares lecteurs qui se contrefichent de la couverture d'un livre ? Pour lesquels la compulsion d'achat est guidée par le nom de l'auteur et la(les) chronique(s) lues sur la toile ?
Oui, à entendre les directeurs de collection...
Oncle Joe

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