Le livre va-t-il sombrer dans la mer numérique ?

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Onirian
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Message par Onirian » jeu. oct. 28, 2010 10:57 am

Lu dans l'article posté par juste au dessus :
“Toute personne qui édite un livre numérique dans le but de sa diffusion commerciale en France” sera tenue de fixer un prix unique pour ses contenus
Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer ce que cela signifie concrètement ? Je dois avouer que j'ai du mal à saisir toutes les implications que cette phrase peut avoir ou pas.

Avec une lecture naïve, j'aurais tendance à penser que cela signifie qu'un livre numérique doit avoir un prix, et qu'il doit être le même s'il est vendu chez amazon, directement sur le site de l'éditeur, ou à la fnac. J'ai bon ou il y a un truc un peu plus tordu caché derrière ?
Tomber dans l'eau ne noie pas, y rester oui.
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Sybille
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Message par Sybille » jeu. oct. 28, 2010 11:57 am

Onirian a écrit :Avec une lecture naïve, j'aurais tendance à penser que cela signifie qu'un livre numérique doit avoir un prix, et qu'il doit être le même s'il est vendu chez amazon, directement sur le site de l'éditeur, ou à la fnac. J'ai bon ou il y a un truc un peu plus tordu caché derrière ?
Non non, c'est ce que tu as compris, c'est l'idée du prix unique du livre.

Fifokaswiti
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Message par Fifokaswiti » jeu. oct. 28, 2010 12:40 pm

Sybille a écrit :
Onirian a écrit :Avec une lecture naïve, j'aurais tendance à penser que cela signifie qu'un livre numérique doit avoir un prix, et qu'il doit être le même s'il est vendu chez amazon, directement sur le site de l'éditeur, ou à la fnac. J'ai bon ou il y a un truc un peu plus tordu caché derrière ?
Non non, c'est ce que tu as compris, c'est l'idée du prix unique du livre.
Mais la différence est que le prix unique du livre physique ne s'applique qu'aux éditeurs français. Un éditeur anglais, qui vend un bouquin en anglais, en Angleterre, n'a pas à fixer un prix en euros (et à négocier leurs marges avec la Fnac, Amazon, etc.) au cas où le bouquin serait vendu en France.
Là, pour le livre numérique, en gros, il faut.

Enfin, y'a de la marge d'interprétation liée au « dans le but ». Il y aura sans doute un décret ou une décision de justice pour trancher ce que ça veut dire, au fond, d'éditer un livre « dans le but de sa commercialisation en France. » (si la commercialisation en France est annexe à la commercialisation en Suisse Romande, par exemple, l'éditeur est-il tenu de fixer un prix unique ?)

Ce qui me met en rage, c'est que Hachette, Editis et quelques autres ont fait pression pour que le modèle économique du livre actuel s'applique sur le livre électronique, avant même que le marché du livre électronique n'existe réellement. C'est pas comme s'il y avait eu urgence, et l'absence de loi de ce type permettait à ceux qui le voulaient (mais il n'y en a pas beaucoup) d'expérimenter, de tenter des choses particulières, d'inventer quelque chose, en somme.

À noter qu'il y a un « trou » dans la loi en question, qui définit un livre électronique comme une œuvre de l'esprit qui pourrait être imprimée. Donc, pour pouvoir faire ce que l'on veut avec sa tarification, il faut mettre des liens hypertexte dans les ebooks.

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Daelf
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Message par Daelf » jeu. oct. 28, 2010 1:17 pm

Fifokaswiti a écrit :À noter qu'il y a un « trou » dans la loi en question, qui définit un livre électronique comme une œuvre de l'esprit qui pourrait être imprimée. Donc, pour pouvoir faire ce que l'on veut avec sa tarification, il faut mettre des liens hypertexte dans les ebooks.
Vivement les liseuses qui gèreraient ça, alors...

Eh, ce sera le grand retour des "Livres dont vous êtes le héros" :D
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MF
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Message par MF » jeu. oct. 28, 2010 3:31 pm

Fifokaswiti a écrit :Enfin, y'a de la marge d'interprétation liée au « dans le but ». Il y aura sans doute un décret ou une décision de justice pour trancher ce que ça veut dire, au fond, d'éditer un livre « dans le but de sa commercialisation en France. » (si la commercialisation en France est annexe à la commercialisation en Suisse Romande, par exemple, l'éditeur est-il tenu de fixer un prix unique ?)
c.f. l'obligation de dépôt légal en France

À noter qu'il y a un « trou » dans la loi en question, qui définit un livre électronique comme une œuvre de l'esprit qui pourrait être imprimée. Donc, pour pouvoir faire ce que l'on veut avec sa tarification, il faut mettre des liens hypertexte dans les ebooks.
Non, ça ne marche pas comme ça. Les sénateurs ont été plus subtils
projet de loi voté a écrit :La présente loi s'applique au livre numérique lorsqu'il est une œuvre de l'esprit créée par un ou plusieurs auteurs et qu'il est à la fois commercialisé sous sa forme numérique et publié sous forme imprimée ou qu'il est, par son contenu et sa composition, susceptible de l'être, nonobstant les éléments accessoires propres à l'édition numérique.

Un décret précise les caractéristiques des livres entrant dans le champ d’application de la présente loi.
Comme personne ne sait ce que peuvent être ces foutus "éléments accessoires propres à l'édition numérique" qui rendrait un livre électronique non susceptible d'être publié sous forme imprimée, la loi renvoie à un décret chargé des les définir.
La présence de liens hypertexte n'est donc pas, a priori, un élément de nature à faire échapper un ebook à ce projet.
Le message ci-dessus peut contenir des traces de second degré, d'ironie, voire de mauvais esprit.
Son rédacteur ne pourra être tenu pour responsable des effets indésirables de votre lecture.

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Eons
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Message par Eons » ven. oct. 29, 2010 1:33 pm

Fifokaswiti a écrit :Donc, pour pouvoir faire ce que l'on veut avec sa tarification, il faut mettre des liens hypertexte dans les ebooks.
Pas suffisant : le sommaire de beaucoup de livres numérique en contient (pour accéder d'un clic au chapitre de son choix, par exemple), ce n'est qu'un moyen d'ouvrir plus vite à la bonne page et ça n'en fait pas une œuvre multimédia.
Pour sortir du cadre, il faut quelque chose qui n'ait réellement pas d'équivalent imprimable (pistes audio, séquences vidéo, ou à la rigueur une proportion considérable de liens externes, etc.).
Les beaux livres, c’est aussi par ici : www.eons.fr

Herbefol
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Message par Herbefol » sam. oct. 30, 2010 11:55 am

Je vois que ça tempête encore sur cette histoire de tva, pourquoi on ne remonterait pas celle sur les livres papier à 19,6 ? En clair pourquoi le livre papier a-t-il droit à une tva privilégiée et pas la musique ou le cinéma/dvd ?
L'affaire Herbefol
Au sommaire : Omale de Genefort, L'arbre des pendus d'Aaronovitch, Le crépuscule des dieux de Przybylski, La patrouille du temps d'Anderson & L'héritier de Novron de Sullivan.

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DuncanI
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Message par DuncanI » sam. oct. 30, 2010 12:01 pm

Herbefol a écrit :Je vois que ça tempête encore sur cette histoire de tva, pourquoi on ne remonterait pas celle sur les livres papier à 19,6 ? En clair pourquoi le livre papier a-t-il droit à une tva privilégiée et pas la musique ou le cinéma/dvd ?
Oh oui, tiens, augmenter le prix des livres de 14 %, c'est une sacrée bonne idée pour aider le secteur, ça :roll:

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Message par bormandg » sam. oct. 30, 2010 12:10 pm

DuncanI a écrit :
Herbefol a écrit :Je vois que ça tempête encore sur cette histoire de tva, pourquoi on ne remonterait pas celle sur les livres papier à 19,6 ? En clair pourquoi le livre papier a-t-il droit à une tva privilégiée et pas la musique ou le cinéma/dvd ?
Oh oui, tiens, augmenter le prix des livres de 14 %, c'est une sacrée bonne idée pour aider le secteur, ça :roll:
Ca permettra de financer les remboursements d'impots aux millionnaires....
La maison d'édition perdra de l'argent, pas le propriétaire.... :twisted:
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Message par Herbefol » sam. oct. 30, 2010 12:27 pm

DuncanI a écrit :
Herbefol a écrit :Je vois que ça tempête encore sur cette histoire de tva, pourquoi on ne remonterait pas celle sur les livres papier à 19,6 ? En clair pourquoi le livre papier a-t-il droit à une tva privilégiée et pas la musique ou le cinéma/dvd ?
Oh oui, tiens, augmenter le prix des livres de 14 %, c'est une sacrée bonne idée pour aider le secteur, ça :roll:
Ça ne répond pas à ma question.
L'affaire Herbefol
Au sommaire : Omale de Genefort, L'arbre des pendus d'Aaronovitch, Le crépuscule des dieux de Przybylski, La patrouille du temps d'Anderson & L'héritier de Novron de Sullivan.

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Message par MF » sam. oct. 30, 2010 12:58 pm

Herbefol a écrit :En clair pourquoi le livre papier a-t-il droit à une tva privilégiée et pas la musique ou le cinéma/dvd ?
Les libraires vendent aussi des sandwiches et des blancs limés ?
Le message ci-dessus peut contenir des traces de second degré, d'ironie, voire de mauvais esprit.
Son rédacteur ne pourra être tenu pour responsable des effets indésirables de votre lecture.

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kibu
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Message par kibu » sam. oct. 30, 2010 3:47 pm

A l'envers, à l'endroit

Ô Dingos, ô châteaux

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shaya
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Message par shaya » sam. oct. 30, 2010 11:59 pm

Après lecture de l'article, me voilà encore plus convaincue que les liseuses ne me plairont pas ^^

Tout d'abord parce qu'en tant que personne qui a une très mauvaise vue et qui doit faire régulièrement de la rééducation visuelle pour la fatigue des yeux, je doute fort qu'un fabriquant de liseuses me permette de "tester" son appareil pendant par exemple une bonne heure, histoire de voir un peu le confort visuel tant vanté.

Ensuite, l'aspect évoqué dans l'article qui me gêne énormément, c'est qu'en gros, on en profite pour m'espionner. Pour savoir quand je lis, ce que je lis, combien de temps, tout ça. C'est juste moi ou ça fait pas un peu Big Brother ? Et on fait comment si non, on n'a pas envie d'avoir des suggestions de lectures proposées par des machines ?

Et là dedans, que deviennent les libraires ? Pas plus tard que cet après-midi, on m'a demandé de conseiller des livres humoristiques, après une overdose de bouquins du même style. Est-ce qu'une machine est capable de faire ça ? Oui, on offre un choix moins grand qu'un truc du style Amazon. Mais moi, je suis capable de vous vendre un bouquin du style Zhao l'enfant peintre en expliquant l'histoire, son intérêt, sa beauté. On sait aussi répondre au client qui demande "mais pourquoi ce livre est aussi cher ?"

Et puis là dedans, on fait quoi du contact humain en fait ? Les suggestions faites par mail ou par informatique, c'est bien gentil, mais en tant que lectrice, mon plus grand plaisir ça reste d'aller dans une librairie et de me laisser guider par quelqu'un, et de découvrir souvent par cette occasion des ouvrages que je n'aurais pas découvert autrement.

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Sybille
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Message par Sybille » dim. oct. 31, 2010 10:53 am

shaya a écrit :Après lecture de l'article, me voilà encore plus convaincue que les liseuses ne me plairont pas ^^

Tout d'abord parce qu'en tant que personne qui a une très mauvaise vue et qui doit faire régulièrement de la rééducation visuelle pour la fatigue des yeux, je doute fort qu'un fabriquant de liseuses me permette de "tester" son appareil pendant par exemple une bonne heure, histoire de voir un peu le confort visuel tant vanté.
Tes amis sont là pour ça aussi...
Ensuite, l'aspect évoqué dans l'article qui me gêne énormément, c'est qu'en gros, on en profite pour m'espionner. Pour savoir quand je lis, ce que je lis, combien de temps, tout ça. C'est juste moi ou ça fait pas un peu Big Brother ? Et on fait comment si non, on n'a pas envie d'avoir des suggestions de lectures proposées par des machines ?
Question de choix.
Perso, me suis inscrite sur Allociné et j'ai noté plein de films. Maintenant, Allociné est capable de me dire le pourcentage de chance qu'un film me plaise. Et ça marche plutôt pas mal.
Du coup, si j'hésite, mettons entre deux films qui passent au ciné, je laisse trancher les statistiques.
Partant, c'est sûr, Allociné connait mes goûts cinématographiques.
Et alors ?
Il y a des avantages et des inconvénients à notre société, c'est sûr. Ne pas gaspiller 10 € dans un film qui ne va pas me plaire, ça me convient assez...
Et là dedans, que deviennent les libraires ? Pas plus tard que cet après-midi, on m'a demandé de conseiller des livres humoristiques, après une overdose de bouquins du même style. Est-ce qu'une machine est capable de faire ça ? Oui, on offre un choix moins grand qu'un truc du style Amazon. Mais moi, je suis capable de vous vendre un bouquin du style Zhao l'enfant peintre en expliquant l'histoire, son intérêt, sa beauté. On sait aussi répondre au client qui demande "mais pourquoi ce livre est aussi cher ?"
On est beaucoup à penser que les libraires vont disparaître.
A certains, ça fait de la peine.
Perso, comme je l'ai déjà dit ici ou là, ça me fait juste un brin de nostalgie, comme la disparition des calèches et des robes à crinoline. (J'adore les deux, hein...)
Et puis là dedans, on fait quoi du contact humain en fait ? Les suggestions faites par mail ou par informatique, c'est bien gentil, mais en tant que lectrice, mon plus grand plaisir ça reste d'aller dans une librairie et de me laisser guider par quelqu'un, et de découvrir souvent par cette occasion des ouvrages que je n'aurais pas découvert autrement.
Pour ça, je ne peux que me permettre de parler de mon propre cas : perso, je fréquente la FNAC ou le Virgin où je suis bien certaine que personne ne m'adressera la parole.
Et je fais le gros de mes achats sur Amazon, donc...

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Cachou
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Message par Cachou » dim. oct. 31, 2010 12:13 pm

Sybille a écrit :
Et puis là dedans, on fait quoi du contact humain en fait ? Les suggestions faites par mail ou par informatique, c'est bien gentil, mais en tant que lectrice, mon plus grand plaisir ça reste d'aller dans une librairie et de me laisser guider par quelqu'un, et de découvrir souvent par cette occasion des ouvrages que je n'aurais pas découvert autrement.
Pour ça, je ne peux que me permettre de parler de mon propre cas : perso, je fréquente la FNAC ou le Virgin où je suis bien certaine que personne ne m'adressera la parole.
Et je fais le gros de mes achats sur Amazon, donc...
Ben moi je rejoins complètement shaya là. Chaque semaine, je vais à la bibli et en librairie, pour me refournir en bouquins mais aussi pour discuter avec les bibliothécaires et librairies. C'est bête, mais ce sont les rares personnes en live avec qui discuter bouquins (ou films) n'est pas frustrant, et si j'y vais, c'est aussi pour ce plaisir-là.
Depuis que je n'ai plus d'argent, je fréquente quand même ma bouquinerie toutes les semaines parce que ça me fait plaisir de papoter avec les vendeurs qui sont devenus des amis depuis le temps que j'y vais (et j'achète de temps un temps un petit bouquin à deux euros, pour me faire plaisir quand même en cette période de disette). Et je n'ai pas envie de perdre ce genre de contacts en faveur d'une vente généralisée par internet. Je râle souvent parce que je ne trouve pas ci ou ça dans ma ville, mais au final, j'ai quand même toujours de quoi lire et quand je ne sais pas quoi prendre, j'ai des personnes pour me faire faire des découvertes. Non pas parce qu'elles ont analysé la probabilité de ce que j'aime, mais parce qu'elles ont eu un coup de coeur et veulent le partager. C'est peut-être bête, mais j'aime bien, moi, lire les coups de coeur d'autres personnes. Et j'ai découvert plein de livres bien comme ça, non pas parce qu'ils correspondaient à mes goûts et au genre de trucs que je devrais aimer, mais parfois en dépit de ceux-ci. Chose qu'une machine ne pourra jamais établir. C'est ainsi par exemple que je me suis retrouvée à lire "Le premier qui pleure a perdu" de Sherman Alexis, un livre jeunesse qui ne correspond en rien à ce que j'aime et que je n'aurais jamais approché en temps normal. Et pourtant, je l'ai adoré, parce que l'écriture est drôle et fraîche. Et je ne compte plus le nombre de livres découverts de cette manière, grâce aux libraires ou aux bibliothécaires.
Du coup, perdre les libraires, c'est perdre la possibilité de faire des découvertes plus audacieuses. Tout comme ne pas aller voir des films qui risquent de ne pas nous plaire, c'est perdre la possibilité d'être agréablement surpris. Mais bon, c'est une question de choix ça. Ah, non, pardon, pas en ce qui concerne les libraires...

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