L'APOCALYPSE EST POUR DEMAIN
TENDANCE :
PLUSIEURS ÉCRIVAINS DE CETTE RENTRÉE LITTERAIRE BROIENT DU NOIR... POUR EUX, L'AVENIR NE PEUT ËTRE QUE CAUCHEMARDESQUE
La rentrée est marquée par un certain nombre de romans de contre-utopie, imaginant un futur souvent cauchemardesque. Dans Avant de disparaitre de Xavier Molla [Seuil], une maladie des fait des humains des êtres bestiaux et brutaux. Emmanuel Rabu présente dans Futur fleuve (chez Leo Scheer/Laureli) des animaux ayant survécu à une catastrophe nucléaire mondiale, qui réinvestissent le champ laissé vacant par les hommes affaiblis.
Ambiance apocalyptique avec les suicides en masse des Chroniques de la dernière révolution, d'Antoni Casas Ros (Gallimard). Philippe Pollet-Villard dans Mondial nomade (Flammarion) présente un monde où les prisons sont gérées par des marques de baskets.
Ce qui est dénoncé dans Vomito negro de Pavel Hak (Verdier), c'est un capitalisme à la dérive, prédateur, déshumanisateur.
Pour certains, seule persiste dans la tourmente la douceur d'une enfant qui peut lire dans la pensée de ses proches (Solène de François Dominique, éd Verdier)...
La SF tendance de cette rentrée littéraire ?
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La SF tendance de cette rentrée littéraire ?
Un article publié dans le supplément littéraire du Figaro aujourd'hui :
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Re: La SF tendance de cette rentrée littéraire ?
Pompé sur King. (Une maladie des quoi, au fait?)Avant de disparaitre de Xavier Molla [Seuil], une maladie des fait des humains des êtres bestiaux et brutaux.
Pompé sur Andrevon.Emmanuel Rabu présente dans Futur fleuve (chez Leo Scheer/Laureli) des animaux ayant survécu à une catastrophe nucléaire mondiale, qui réinvestissent le champ laissé vacant par les hommes affaiblis.
Pompé sur Brunner et Ballard.Ambiance apocalyptique avec les suicides en masse des Chroniques de la dernière révolution, d'Antoni Casas Ros (Gallimard).
Pompé sur Tony Parker... ah non, sur tout le cyberpunk.Philippe Pollet-Villard dans Mondial nomade (Flammarion) présente un monde où les prisons sont gérées par des marques de baskets.
Pompé sur Brunner, tout le cyberpunk, Jeury, Pohl...Ce qui est dénoncé dans Vomito negro de Pavel Hak (Verdier), c'est un capitalisme à la dérive, prédateur, déshumanisateur.
Pompé sur Sturgeon et Zenna Henderson.Pour certains, seule persiste dans la tourmente la douceur d'une enfant qui peut lire dans la pensée de ses proches (Solène de François Dominique, éd Verdier)...
Moi j'dis, fascinant, cette rentrée.

- bormandg
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Pas confondre l'imitation servile et la réécriture insipide sous prétexte de littgen à laquelle se sont livrés les auteurs choisis par le Figaro, avec l'adoption d'un mode d'écriture nouveau qui a effectivement créé un genre littéraire qui n'existait pas sous forme consciente avant Rabelais.Omnibus a écrit :Et le concept de roman est pompé sur Rabelais en plus.
Pour être comparable à la généralisation du roman, l'article du Figaro devrait s'intituler: Les écrivains n'écrivent plus que de la Science-fiction
"If there is anything that can divert the land of my birth from its current stampede into the Stone Age, it is the widespread dissemination of the thoughts and perceptions that Robert Heinlein has been selling as entertainment since 1939."
- Mors Ultima Ratio
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Je trouve fascinant qu'en ce qui concerne la SF, l'auteur original d'une idée soit le seul digne d'être lu, tout autre critère étant subordonné à cette paternité.bormandg a écrit :[...] l'imitation servile et la réécriture insipide sous prétexte de littgen [...]Omnibus a écrit :Et le concept de roman est pompé sur Rabelais en plus.
Remarquez, le critère s'appliquerait à toute la littérature, ça coûterait moins cher aux bibliothèques.
Je crois que l'aspect important dans tout ça, c'est qu'à aucun moment le mot "science-fiction" n'est cité. On parle même de contre-utopie (dystopie doit être trop compliqué). Par conséquent, c'est amusant de constater qu'on ne s'intéresse à des thèmes ultra-rabachés et ultra-connus de la science-fiction (anglo-saxonne et française) qu'à partir du moment où elle a l'étiquette littgen.Omnibus a écrit : Je trouve fascinant qu'en ce qui concerne la SF, l'auteur original d'une idée soit le seul digne d'être lu, tout autre critère étant subordonné à cette paternité.
Remarquez, le critère s'appliquerait à toute la littérature, ça coûterait moins cher aux bibliothèques.
"There's an old Earth saying, Captain. A phrase of great power and wisdom. A consolation to the soul, in times of need : Allons-y !" (The Doctor)
http://melkine.wordpress.com/
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- bormandg
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Le développement d'une idée n'est pas concerné par ma remarque; la reproduction édulcorée et privée de références (aussi appelée plagiat) a toujours été contestée, à juste titre.Omnibus a écrit :Je trouve fascinant qu'en ce qui concerne la SF, l'auteur original d'une idée soit le seul digne d'être lu, tout autre critère étant subordonné à cette paternité.bormandg a écrit :[...] l'imitation servile et la réécriture insipide sous prétexte de littgen [...]Omnibus a écrit :Et le concept de roman est pompé sur Rabelais en plus.
Remarquez, le critère s'appliquerait à toute la littérature, ça coûterait moins cher aux bibliothèques.

Et en omettant la remarque rappelée par Olivier que le Figaro prétend présenter comme une idée originale d'auteurs de NON-SF ce plagiat d'oeuvres anciennes de SF, le titre de ce fil devient un mensonge. Plagier la SF, ce n'est pas la rendre "tendance".
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Depuis P.Assouline, on sait que le plagiat n'existe pas. Il s'agit au contraire d'un procédé littéraire appelé l'innutrition, qui est le principal moteur de la littérature (cf Genette, Kristeva, etc.).bormandg a écrit : la reproduction édulcorée et privée de références (aussi appelée plagiat) a toujours été contestée, à juste titre.
Béotien !
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- Roland C. Wagner
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On remarque aussi que la SF devient tendance que quand elle fait de la critique sociale. Quand elle est une littérature qui crée des mondes, elles n'intéresse personne. Quand elle essaie de créer des futurs différents et moins balisés, c'est itou. Bref la littérature est devenue chez nous un médium et non plus un moyen d'expression. Pour être reconnu, un auteur doit faire réfléchir pas raconter un récit. Bref le genre de truc qui m'énerve profondément.
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- bormandg
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N'importe quoi. La réflexion ("prise de tête") n'a jamais été "tendance" ni accepée par le Figaro, sauf quand il s'agit d'autosatisfaction égocentrique ou de propagande de droite "modérée".
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Heu , autant je suis d'accord avec la première partie , on ne peut guère parler de S.F. optimiste dans ce qui est présenté , autant je ne comprends pas la seconde : en quoi faire réfléchir et raconter seraient incompatibles ?Fabien Lyraud a écrit :On remarque aussi que la SF devient tendance que quand elle fait de la critique sociale. Quand elle est une littérature qui crée des mondes, elles n'intéresse personne. Quand elle essaie de créer des futurs différents et moins balisés, c'est itou.
Bref la littérature est devenue chez nous un médium et non plus un moyen d'expression. Pour être reconnu, un auteur doit faire réfléchir pas raconter un récit. Bref le genre de truc qui m'énerve profondément.
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