iPad m'a tuer

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Sybille
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Message par Sybille » mar. août 21, 2012 4:56 pm

Lensman a écrit :Tu ferais disparaître dans le néant le directeur de collection??? Là, en revanche, ça risque de rendre le choix par le lecteur pratiquement impossible...
Pourquoi pas ? (La disparition du directeur de collection, hein, pas du choix pour le lecteur.)
Du coup, ça m'a donné envie de rêver un peu et je suis en train de rédiger un billet sur mon blog sur ce thème. Je reviens sans doute après :wink:

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Aldaran
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Message par Aldaran » mar. août 21, 2012 5:13 pm

Lensman a écrit :
Aldaran a écrit :L'évolution que tu envisages... pourquoi pas. Il est toujours intéressant d'en discuter. Personnellement, pour les raisons déjà citées plus haut, ça ne me conviendrait guère...
Si je ne suis pas du tout collectionneur, j'aime conserver un exemplaire de ce qui m'a vraiment plu ou que je juge de valeur. Je ne compte plus les fois où j'ai "dû discuter" d'un bouquin et n'aurais pu le faire si je ne l'avais pas eu sous la main (pas en courant le trouver (peut-être) en bibliothèque ou en devant me réabonner chez un éditeur, hein, je dis bien sous la main). Dans mon cas, l'abonnement pourrait me convenir à cette condition (et à une autre, évidemment : son coût).
Je sais que beaucoup de monde fait confiance à un (des) éditeur(s) mais les directeurs de collections changent et, pour ne citer que cet exemple, je serai plus regardant sur mes achats au Livre de Poche lorsque Gérard passera la main (pas taper, Gérard !). Je sais aussi que mon avis et ceux des autres acheteurs (c'est le terme à employer, tu as raison) ne sera qu'effleuré par les décisionnaires de tous poils... Mais donner cet avis sur un coin de comptoir entre potes, ça ne mange pas de pain.
Donc.
Bien évidemment, dans mon esprit, ce ne serait satisfaisant que dans les conditions que tu indiques. Dans cet avenir, en principe, les vrais "editors" devraient retrouver le pouvoir qu'ils perdent depuis un moment, parce que, justement, les clients s'abonneront SI ils savent qu'il y a derrière des directeurs de collection ("editors") solides. Ce n'est pas gagné, tout aussi évidemment...
Ce n'est qu'à l'usage que l'on verra comment ça se goupille...
Pour ce qui est du "sous la main", (MON cas, hein...), il serait de fait plus commode que je puisse accéder à une base de donnée permanente. Parce que mes monceaux de livres, il faut bien que je me rendre à l'évidence: certains sont tellement enfouis que c'est presque comme si je ne les avais pas... C'est à un tel point qu'il m'arrive de racheter des trucs d'occase, plutôt que de me lancer dans la désincarcération des malheureux coincés dans leurs caisses quasi inaccessibles...
Dans le débat, je pense qu'il faut laisser de côté le livre au sens "physique", en papier. II aura bien sûr sa vie, en tant qu'objet de collection, ou commémoratif, ou d'art... mais il jouera peu de rôle dans l'édition de texte en tant que telle. On se projette dans l'avenir, et la question est : comment sera l'économie éditoriale des textes numériques ?
De fait, ce serait beaucoup plus pratique d'avoir tout en version numérique, question place et accessibilité. As-tu calculé le nombre de liseuses qu'il te faudrait pour archiver ce que tu as actuellement dans tes cartons ? Il te faudrait pas... des cartons pour stocker tes liseuses ? (Je caricature très grossièrement la chose, hein... Ça prend tout de même nettement moins de place que la musique si on aime écouter autre chose que cette daube de MP3...)
La base de données serait donc chez l'Editor et tu n'y aurais accès qu'en t'abonnant ? Est-ce que ça comprendrait les publications antérieures à ton abonnement ? Et, à moins de formules attrayantes comme les bouquets de chaînes pour le câble, il faudrait combien d'abonnements pour être libre de choisir ce qu'on souhaite ? Et comment rendre viables des formules comme celles du câble à moins de balancer sauvagement des pubs à tout-va (ce dont on a déjà vaguement parlé dans le coin, je crois, un truc en adéquation avec le texte lu et sensé distraire le lecteur... pendant sa lecture) ?
Je ne suis pas contre le numérique, hein. Je crains même qu'on soit un jour dans l'obligation de se passer du papier. (Je dis "je crains" parce que j'aime encore trop les vieux livres qui puent... mais c'est un peu con parce que le dernier spécimen de livre-papier me survivra de très loin et je n'en manquerai jamais.)
Mais les conditions m'inquiètent tout de même. J'ai pas confiance, quoi...

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Sybille
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Message par Sybille » mar. août 21, 2012 6:01 pm

Aldaran a écrit :De fait, ce serait beaucoup plus pratique d'avoir tout en version numérique, question place et accessibilité. As-tu calculé le nombre de liseuses qu'il te faudrait pour archiver ce que tu as actuellement dans tes cartons ? Il te faudrait pas... des cartons pour stocker tes liseuses ?
Une bibliothèque loge largement sur un ordi... et, sur la liseuse, ne se mettent que ceux qu'on veut consulter... et ça fait déjà pas mal de place.

Bon, sinon, mon petit billet sur un monde sans directeur de collection est ici :wink:

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Lensman
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Message par Lensman » mar. août 21, 2012 6:03 pm

Aldaran a écrit :De fait, ce serait beaucoup plus pratique d'avoir tout en version numérique, question place et accessibilité. As-tu calculé le nombre de liseuses qu'il te faudrait pour archiver ce que tu as actuellement dans tes cartons ? Il te faudrait pas... des cartons pour stocker tes liseuses ? (Je caricature très grossièrement la chose, hein... Ça prend tout de même nettement moins de place que la musique si on aime écouter autre chose que cette daube de MP3...)
La base de données serait donc chez l'Editor et tu n'y aurais accès qu'en t'abonnant ? Est-ce que ça comprendrait les publications antérieures à ton abonnement ? Et, à moins de formules attrayantes comme les bouquets de chaînes pour le câble, il faudrait combien d'abonnements pour être libre de choisir ce qu'on souhaite ? Et comment rendre viables des formules comme celles du câble à moins de balancer sauvagement des pubs à tout-va (ce dont on a déjà vaguement parlé dans le coin, je crois, un truc en adéquation avec le texte lu et sensé distraire le lecteur... apendant sa lecture) ?
Je ne suis pas contre le numérique, hein. Je crains même qu'on soit un jour dans l'obligation de se passer du papier. (Je dis "je crains" parce que j'aime encore trop les vieux livres qui puent... mais c'est un peu con parce que le dernier spécimen de livre-papier me survivra de très loin et je n'en manquerai jamais.)
Mais les conditions m'inquiètent tout de même. J'ai pas confiance, quoi...
Je crois que la question n'est pas que nous aimons les livres en papier; ça, on le sait, on est comme ça...
La question c'est, LORSQUE l'édition sera presque exclusivement numérique, comment les choses se présenteront-elles, et quelles sont les orientation que l'on aimerait voir adoptées.
Regarde un peu d'autre domaines, le cinéma par exemple. Dans le temps, soit il fallait aller effectivement au cinéma pour voir un film (il fallait viser juste!), soit on espérait que ça passe à la télé (il fallait avoir la télé ET viser juste, ET espérer que les programmateurs...), soit on était assez riche pour acheter des bobines et avoir sa petite salle de projection (Eddy Mitchell a ça en vrai, je crois... il y a des collectionneurs...)
Avec d'abord la VHS, puis le DVD, et les nombreuses chaines, et les "échanges" (sic) sur le Net, et la facilité de copier des DVD, et le visionnage en ligne etc, il devient DIFFICILE de ne PAS arriver à trouver un film (je te rassure, j'ai tout de même une petite liste de recherche problématique).
Du point de vue de l'accès à la culture, TOUTE la culture,sous toutes ses formes, même les plus élitistes, le monde évolue en BIEN (je voudrais bien lire les arguments de ceux qui, ici, penseraient le contraire... si il y en a, et au fond, j'en doute...)

On peut, certes, imaginer un effondrement de la civilisation technologique, après lequel on ne saura plus lire les fichiers informatiques, quels qu'ils soient... mais, honnêtement, dans cette société, les vieux livres de SF de la fin du XXe et du début du XXIe siècle, je crois que tout le monde s'en fichera, mais alors, dans les grandes largeurs, même toi, même moi, si nous parvenons à survire dans la société en question, ces pauvres livres de SF quitteront nos préoccupations...

L'argument du "pas confiance", je le comprends effectivement concernant la manière dont va s'organiser l'édition numérique future... ça nous laisse assez pensifs et méfiants, mais justement, il est intéressant d'y réfléchir. Mais enfin, sérieusement, c'est un peu le "pas confiance" de ceux qui se méfiaient des voitures à moteur et ne voulaient monter que dans les voitures à chevaux... c'est marrant, mais c'est très con. Amusant, certes, pour la nostalgie de l'odeur du crottin, mais rien à voir avec les problèmes, importants, de l'évolution des transports...

Tu sais, si la SF, telle qu'elle nous intéresse actuellement, cesse d'exister, au bout d'un moment, même NOUS, nous ne relirons pas nos vieux "Livres de Poche Science-Fiction"... Il faut être clair, leur lecture n'a de sens que dans une continuité de la société.
En étant positif (sinon, c'est que tout s'est écroulé, et le discours n'a plus d'intérêt), l'édition continue, ET elle continue sous forme numérique. Point. Donc, c'est cette optique qui est intéressante, c'est à elle qu'il faut réfléchir, et il est parfaitement vain de s'inquiéter du sort du vieux papier...

La question est donc: que demander à l'édition numérique, pour qu'elle nous satisfasse le plus possible? Et il est parfaitement inutile de s'arracher les cheveux, c'est juste le monde...

Oncle Joe

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Sybille
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Message par Sybille » mar. août 21, 2012 6:10 pm

Lensman a écrit :En étant positif (sinon, c'est que tout s'est écroulé, et le discours n'a plus d'intérêt), l'édition continue, ET elle continue sous forme numérique. Point. Donc, c'est cette optique qui est intéressante, c'est à elle qu'il faut réfléchir, et il est parfaitement vain de s'inquiéter du sort du vieux papier...
Je plussoie pleinement tout ton post !
La question est donc: que demander à l'édition numérique, pour qu'elle nous satisfasse le plus possible? Et il est parfaitement inutile de s'arracher les cheveux, c'est juste le monde...
Perso, clairement, je veux plus de liberté et pour moins cher :wink:

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Eons
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Message par Eons » mer. août 22, 2012 7:13 am

Sybille a écrit :
Aldaran a écrit :De fait, ce serait beaucoup plus pratique d'avoir tout en version numérique, question place et accessibilité. As-tu calculé le nombre de liseuses qu'il te faudrait pour archiver ce que tu as actuellement dans tes cartons ? Il te faudrait pas... des cartons pour stocker tes liseuses ?
Une bibliothèque loge largement sur un ordi... et, sur la liseuse, ne se mettent que ceux qu'on veut consulter... et ça fait déjà pas mal de place.
À raison de plus de 2 000 livres par Go (la plupart des ePub font entre 300 et 500 ko), une simple carte SD de 16 Go insérée dans la liseuse permet d'avoir sous la main de quoi lire un livre par jour pendant un siècle… :wink:
Les beaux livres, c’est aussi par ici : www.eons.fr

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Lensman
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Message par Lensman » mer. août 22, 2012 7:43 am

On ne se rend pas encore bien compte de la révolution que cela représente...

Une autre chose qui me frappe, car je l'utilise beaucoup, c'est le service proposé par Gallica, de la Bibliothèque Nationale (BNF).
La BNF scanne une partie de son stock de documents qui, auparavant, ne pouvaient être consultés que sur place (il fallait aller à la BNF, à des jours et heures précis, attendre, demander, et c'était pas gagné...), voire même ne pouvaient pas être consultés du tout, car dans un état trop fragile!
Dorénavant, Gallica propose la consultation en ligne immédiate, sans frais (c'est payé par nos impôts...et perso, je veux bien en payer un peu plus pour davantage encore), d'un corpus certes encore réduit, mais déjà gigantesque, pourtant.
Dorénavant, si je veux consulter une collection (presque) complète du quotidien Le Matin, par exemple (des dizaines d'années...), je vais sur Gallica, c'est comme si j'avais tout ça chez moi. C'est juste formidable.

Certes, ça n'a pas de rapport immédiat avec le problème de l'édition numérique d'aujourd'hui, mais cela montre la potentiel technique ahurissant qui existe, si des services de lecture en ligne se développent.
Quand on dispose d'une technologie aussi efficace et simple d'utilisation, je vois mal comment elle pourrait ne pas être, à moment donné, massivement utilisée, dans le domaine de l'édition commerciale.

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JDB
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Message par JDB » mer. août 22, 2012 8:21 am

Sur l'utilisation de gallica, ne vous inquiétez pas, je suis en pointe.
J'ai découvert que plusieurs romans que je comptais traduire et publier dans "Baskerville" avaient déjà fait l'objet d'une traduction et d'une publication en feuilleton dans la presse française des années 1890-1914 (pour simplifier) et que je pouvais les récupérer sur gallica.
Bon, il y a pas mal de travail à faire : certains épisodes sont manquants, les traductions ne sont pas toujours intégrales, etc, mais cela représente quand même une mine.
Par ailleurs, gallica n'a pas TOUT mis en ligne : je compte aussi sur des amis collectionneurs pour me fournir ces journaux d'époque à partir desquels je pourrai faire mon miel -- toujours avec la même démarche : relecture attentive des traductions d'époque, confrontation avec le texte original, révision et restauration.
Du grain à moudre, donc--dans le registre policier/détective/thriller pour le moment, vu que mes propositions SF n'ont rencontré que l'indifférence générale.
JDB
“Miss Judith Lee, vous êtes l’une des choses les plus étranges de ce monde très étrange.”

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Lensman
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Message par Lensman » mer. août 22, 2012 12:24 pm

JDB a écrit : Du grain à moudre, donc--dans le registre policier/détective/thriller pour le moment, vu que mes propositions SF n'ont rencontré que l'indifférence générale.
JDB
Tu veux dire que les trucs de vieille SF anglo-saxonne n'intéressent pas nos éditeurs? Mais qu'ils sont davantage réceptifs au vieux roman policier ou au vieux roman d'aventure anglo-saxon ?
C'était déjà un peu le cas, du temps où ces récits n'étaient pas encore vieux... il y avait des traductions, comme tu le remarques, certes, mais ça ne peut pas se comparer avec le vieux policier ou l'aventure...

En tout cas, c'est un bel exemple de l'utilité de Gallica, initiative remarquable, faite avec les sous des contribuables par des fonctionnaires de qualité. Intéressant à souligner, et assez peu politiquement correct. Où va-t-on, si un organisme d'état se met à faire du bon travail ???

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Tétard
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Message par Tétard » mer. août 22, 2012 5:03 pm

JDB parlait des lecteurs, je pense. Et en ce qui me concerne, j'ai une réponse à fournir : le coût des volumes Rivière Blanche (j'ai bien noté l'explication de l'éditeur : impression à la demande), difficile à avaler lors de rééditions ou lorsque les traductions sont déjà disponibles et libres de droit. La littérature "populaire" n'est plus ce qu'elle était.
On offre de face la vérité à son égal : on la laisse entrevoir de profil à son maître.
(Chamfort, Eloge de La Fontaine)

Vinze
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Message par Vinze » mer. août 22, 2012 9:55 pm

Allez, un peu d'eau pour le moulin : (en english) http://americaneditor.wordpress.com/201 ... ng-ebooks/
Vinze 101010
In theory there's no difference between theory and practice, but in practice there is.

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Jean-Claude Dunyach
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Message par Jean-Claude Dunyach » jeu. août 23, 2012 6:24 am

Vinze a écrit :Allez, un peu d'eau pour le moulin : (en english) http://americaneditor.wordpress.com/201 ... ng-ebooks/
Désolé, mais cet article est naïf, voire idiot. Il oublie que Hachette (nommément cité), comme d'autres grandes structures éditoriales, possède sa propre compagnie de diffusion/distribution, qui prélève un pourcentage important du prix du livre (trois fois plus que l'éditeur lui-même). Ces sociétés ont des tas d'employés, des entrepôts, des camions... Elles jouent un rôle majeur dans l'économie du livre.
Avec le livre numérique, elles ne servent plus à rien. Vraiment à rien. Et elles meurent.
Pour le conglomérat Hachette, pousser le livre numérique, en particulier en baissant son prix, aurait pour effet de tuer un de ses sous-ensembles majeurs avec les conséquences que vous imaginez.
C'est pour ça que les progrès en numérique - et les prix bas - sont à chercher du côté des petits éditeurs (peu ou mal diffusés), voire des moyennes structures dont la diffusion est sous-traitée. Pour eux, le numérique est tout bénéfice : simplification de la chaîne, pas de retour, gestion et paiement au mois, etc. Sans frais supplémentaires ou presque. Ce sont eux qui, dans dix ans, seront sans doute en position de force (pronostic personnel) parce qu'ils auront survécu à la crise sans être plombés par les problèmes que vont affronter leurs diffuseurs/distributeurs.
Et, au passage, quand on négocie son contrat d'édition avec une grosse structure qui vous propose le même pourcentage en numérique qu'en papier (ce qu'il faut systématiquement refuser, un pourcentage numérique honnête commence à 25% alors que ça dépasse très rarement 10% en papier), on entend les représentants des éditeurs dire : "on ne peut rien faire, la politique groupe pour les droits numériques est fixée par les distributeurs, c'est à prendre ou à laisser" (j'ai entendu l'anecdote trois fois ces deux derniers mois). C'est du foutage de gueule complet, bien sûr, mais ça souligne quand même le fait que le rapport de force est du côté des distributeurs qui se battent, littéralement, pour leur survie.
L'article cité par Vinze oublie simplement ce fait...
Je compte pour 1. Comme chacun de vous...
http://www.dunyach.fr/

Herbefol
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Message par Herbefol » jeu. août 23, 2012 10:39 am

Jean-Claude Dunyach a écrit :Désolé, mais cet article est naïf, voire idiot. Il oublie que Hachette (nommément cité), comme d'autres grandes structures éditoriales, possède sa propre compagnie de diffusion/distribution, qui prélève un pourcentage important du prix du livre (trois fois plus que l'éditeur lui-même). Ces sociétés ont des tas d'employés, des entrepôts, des camions... Elles jouent un rôle majeur dans l'économie du livre.
Avec le livre numérique, elles ne servent plus à rien. Vraiment à rien. Et elles meurent.
Pour le conglomérat Hachette, pousser le livre numérique, en particulier en baissant son prix, aurait pour effet de tuer un de ses sous-ensembles majeurs avec les conséquences que vous imaginez.
Oui, c'est le gros problème, en particulier en France et c'est ce qui plombe le marché du numérique. Je sens effectivement que d'ici dix ans il y aura quelques morts sur le marché et pas que des petits éditeurs.
L'affaire Herbefol
Au sommaire : Omale de Genefort, L'arbre des pendus d'Aaronovitch, Le crépuscule des dieux de Przybylski, La patrouille du temps d'Anderson & L'héritier de Novron de Sullivan.

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