Je me contentera donc de critiquer le film qui, lui n'a rien de lourd.
Dans un pays d'Afrique mal situé, en proie à la sécheresse, les villageois s'apprête à partir pour un exode vers le sud. Seul Rahne, le lettré du village, sa femme Mouna, leurs deux fils et leur fille Shasha décident de partir dans les territoires plus dangereux de l'Est.
Un film qui pour le moins qu'on puisse dire secoue le spectateur, grâce notamment à la sobriété exemplaire de sa mise en scène, dépouillée et aux dialogues minimalistes. Tout est dans le non-dit et la suggestion (entre parenthèse, c'est ce dépouillement qui me rend si méfiant à l'égard du roman).
La réalisatrice fait vivre sous nos yeux un monde très dur, ou le sentiment n'a que très peu de place (la scène du pauvre gars qu'on abandonne à la mort dans le désert est frappante à ce sens) et quand il existe, ne s'exprime pas, un monde ou le but est de survivre en restant stoïque dans le malheur. Une totale immersion dans une culture qui n'est pas la nôtre, à cent lieu de l'exotisme condescendant qui reste en vogue actuellement.
Un énorme coup de coeur pour moi, en espérant faire des émules
