Gilles Dumay online

Gilles Dumay sera l'invité du forum Actusf lundi, mardi et mercredi 19, 20 et 21 octobre

Modérateurs : Charlotte, tom, Eric, jerome

Avatar du membre
Travis
Messages : 1841
Enregistré le : mar. déc. 16, 2008 9:11 am
Contact :

Message par Travis » lun. oct. 19, 2009 10:52 pm

GillesDumay a écrit :
Travis a écrit :Dans l'émission Mauvais Genres tu disais qu'un Ballard sera publié chez Lunes d'encre, est ce que ce sera une parution en 2010?
Je ne programme pas les titres de Ballard. Ca me dépasse.
J'ai acquis les droits du Rêveur Illimité et Denoël a en même temps acquis les droits de quatre autres romans de l'auteur (dont le magnifique La course au Paradis).
Ca va s'étaler sur cinq ans de publication, et je ne sais pas quand paraîtra le Lunes d'encre.

GD
Merci pour les précisions.

Avatar du membre
Bull
Messages : 1604
Enregistré le : mar. juil. 18, 2006 6:02 pm

Message par Bull » lun. oct. 19, 2009 10:55 pm

Bon ben puisque tu es encore là, question plus directement en rapport avec le travail d'éditeur : la sélection de manuscrits.

Pour publier un travail scientifique, il y a des règles, des codes à respecter. Et l'éditeur fait un appel à des reviewers extérieurs, indépendants. Ce système a bien sûr des défauts, notamment pour les revues particulièrement prestigieuses comme Nature ou Science, mais au moins, tout le monde, à peu près, sait à quoi s'en tenir.


Quels critères objectifs te servent d'outils de travail ?
Peut-on vraiment juger en quelque paragraphes du "style" d'un auteur de même que quelques notes permettent de juger la qualité d'un pianiste ?

Fais-tu appel, à des lecteurs pro spécialisés soit en space-opera, soit en heroic fantasy soit en uchronie etc...

Avatar du membre
erispoe
Messages : 397
Enregistré le : ven. août 11, 2006 4:19 pm
Localisation : Chartres de Bretagne, près de Rennes

Message par erispoe » lun. oct. 19, 2009 10:58 pm

Bonsoir Gilles,

Je ne crois pas que ma question ait été posée plus haut...

on compte relativement peu d'auteurs français au catalogue de Lunes d'Encre ces dernières années (Kloetzer, Merjagnan, Lehman...).

Pourtant, j'imagine que la fabrication d'un roman francophone est moins couteuse, car il n'y a pas de traducteur à payer. Certes, il semblerait que les auteurs français vendent moins. Mais ces méventes sont-elles compensées par le coût de la tradction en moins ? Ne pourrait-on espérer voir plus de titres francophones publiés sous ta direction dans les années à venir ?

Merci. Bonne soirée à toi.

Erispoe

P.S. : Si j'ai bien compris ce que j'ai lu ici ou là, tu prévois d'éditer au moins 2 francophones dans un avenir proche :Depotte et Kloetzer.

GillesDumay
Messages : 654
Enregistré le : sam. oct. 03, 2009 8:30 pm

Message par GillesDumay » lun. oct. 19, 2009 11:00 pm

McCorjeag a écrit :Du coup, la question que je me pose c'est de savoir ce qu'il subsiste d'un point de vue sentimental de votre ancienne petite maison d'édition et si du coup, la puissance Denoël ne vous a pas permis de concrétiser certains rêves d'éditeurs et de se payer certains grands noms, et si des contreparties existent outre de publier du Resident evil.
J'ai une très grande liberté chez Denoël...
Après, si je casse le jouet, il est peu probable qu'on m'en redonne un autre en me laissant autant de liberté.
Je concrétise tous les ans mes rêves d'éditeur, même si je ne peux pas tous les concrétiser (faudrait trois vies, autant d'assistants, une attaché de presse dédiée à la collection, etc.).
Si le marché continue à se durcir, il ne faudra pas longtemps pour que je n'ai plus ma place dans une maison comme Denoël (où les frais de structure sont énormes et obligent donc à faire du chiffre ; et on sait très bien où ça mène en matière de littératures de l'imaginaire : le plus loin possible de la littérature) ; il faudra alors que je pense à migrer vers une structure plus small press, si je veux continuer à publier ce que j'aime.
On en est pas là, mais ça serait bien que le marché s'apaise ; je crois que tout le monde y gagnerait.

GD

Christopher

Message par Christopher » lun. oct. 19, 2009 11:04 pm

erispoe a écrit :P.S. : Si j'ai bien compris ce que j'ai lu ici ou là, tu prévois d'éditer au moins 2 francophones dans un avenir proche :Depotte et Kloetzer.
Euh.. et le vaisseau ardent de Jean-Claude Marguerite ? Gilles nous en a parlé il y a plus d'un an et depuis plus rien. C'est dommage, le peu qu'il en dit m'a intéressé.

Gilles, peux-tu nous dire où ça en est ?

Avatar du membre
McCorjeag
Messages : 173
Enregistré le : ven. juin 15, 2007 4:49 pm
Localisation : Sur ma chaise en Haute-Savoie

Message par McCorjeag » lun. oct. 19, 2009 11:04 pm

La vie est dure même pour les très très bonnes collections comme je suis en train de me rendre compte.

chez Baleine et leur Club Van hellsing même constat bien que le choix éditorial soit excellent et que les objets livres soient une réussite cela devient de plus en plus difficile de subsister...

Bon courage !

Merci pour la réponse.
Fantôme : Signe extérieur évident d'une frayeur interne.
Ambrose Bierce

GillesDumay
Messages : 654
Enregistré le : sam. oct. 03, 2009 8:30 pm

Message par GillesDumay » lun. oct. 19, 2009 11:07 pm

Aldaran a écrit :Envisager autre chose, moins couteux, pourrait-il avoir une influence sur le nombre de ventes au-delà du goût prononcé pour tel ou tel illustrateur ? D'ailleurs, Manchu ne bosse pas que pour la SF, est-ce que les autres genres qu'il illustre draine le même public ou bien ?
Faire moche ne coûterait pas moins cher... En tout cas ce n'est pas en faisant des économies sur la fabrication du livre (ou les corrections) qu'on fait vraiment des économies (si c'est moche, si c'est truffé de coquilles, ça se vend pas).
J'avoue ne pas trop comprendre la question.
Quand à l'apport de Manchu en terme de ventes, j'en suis convaincu quand il fait du space art ; sur le reste, je suis sceptique. On n'arrive pas toujours à bien bosser lui et moi (cf. Mysterium) mais quand on est au diapason (Axis) ça arrache la culotte à Yvette.

GD

Avatar du membre
Soslan
Messages : 3051
Enregistré le : sam. juin 13, 2009 1:22 pm
Localisation : Lille (ou presque)
Contact :

Message par Soslan » lun. oct. 19, 2009 11:13 pm

GillesDumay a écrit :
Soslan a écrit :Je rebondis sur la question de Kemar :

Votre première réponse semble suggérer qu'il existe une certaine mode de couverture.
Serait-elle selon vous en relation avec l'évolution du lectorat ?
Désolé, je ne comprends pas la question...
Pouvez-vous être plus clair ?

GD
Je me demandais si vous aviez constatée une évolution des goûts en matière de couverture qui correspondrait à celle des goûts en matière de lecture.
En espérant avoir été plus clair :? .
"La Lune commence où avec le citron finit la cerise" (André Breton)

http://karelia.over-blog.com/
Et pour ne pas faire que ma propre promo :
http://musardises.moonfruit.fr/

GillesDumay
Messages : 654
Enregistré le : sam. oct. 03, 2009 8:30 pm

Message par GillesDumay » lun. oct. 19, 2009 11:25 pm

Bull a écrit :Bon ben puisque tu es encore là, question plus directement en rapport avec le travail d'éditeur : la sélection de manuscrits.

Pour publier un travail scientifique, il y a des règles, des codes à respecter. Et l'éditeur fait un appel à des reviewers extérieurs, indépendants. Ce système a bien sûr des défauts, notamment pour les revues particulièrement prestigieuses comme Nature ou Science, mais au moins, tout le monde, à peu près, sait à quoi s'en tenir.


Quels critères objectifs te servent d'outils de travail ?
Peut-on vraiment juger en quelque paragraphes du "style" d'un auteur de même que quelques notes permettent de juger la qualité d'un pianiste ?

Fais-tu appel, à des lecteurs pro spécialisés soit en space-opera, soit en heroic fantasy soit en uchronie etc...
Là, y'a plus d'une question, et je commence un peu à fatiguer... Je vais te répondre et je répondrai aux questions suivantes demain.

Je fais un premier tri (je lis 20 pages au début, un peu au milieu, un peu à la fin), souvent à l'heure du déjeuner : je rejette sans appel les trucs d'elfes noirs écrit à la truelle, la SF militariste écrite au blaster, ça va assez vite (de toute façon avec 600 manuscrits par an à traiter, faut que ça "dégage"). Reste les autres livres qui ont l'air bien, qui m'ont intrigué:; j'en embarque souvent un ou deux chez moi (pour une raison que j'ignore il y a toujours à un moment ou à un autre un accident qui implique mon téléphone portable et une tasse de thé). Si j'arrive pas à finir : lettre-type. Si je finis, mais que je ne veux pas le publier, j'envoie une lettre à l'auteur, blah blah blah, je suis désolé, mais y'a des qualités et aussi des défauts. Blah Blah blah.

Et puis de temps en temps, y'a un manuscrit qui...
Je ne sais pas comment ça marche, mais je sais que je vais retenir un livre à peu près entre la troisième et la quatrième ligne. Je suis rarement trompé quand ce sentiment monte en moi. Pour le bouquin de Depotte, le Merjagnan, c'était flagrant. Bingo ; j'en tiens un.

J'utilise aussi un lecteur (un grand type qui fait de la radio, de la photo, de la plongée et qui a un goût épouvantable en matière de couvertures). Mais bon c'est surtout pour les livres en anglais ; j'en reçois trop, j'ai pas le temps de tout "regarder" (et puis lire en anglais, ça me saoule, je ne suis pas assez rapide. Et ce qui compte le plus c'est d'être efficace.).

GD

PS : Mon lecteur et moi, on commence à trop bien se connaître... des fois ça fait peur.

Avatar du membre
Aldaran
Messages : 1903
Enregistré le : dim. sept. 23, 2007 10:25 am

Message par Aldaran » lun. oct. 19, 2009 11:47 pm

GillesDumay a écrit :Faire moche ne coûterait pas moins cher... En tout cas ce n'est pas en faisant des économies sur la fabrication du livre (ou les corrections) qu'on fait vraiment des économies (si c'est moche, si c'est truffé de coquilles, ça se vend pas).
J'avoue ne pas trop comprendre la question.
La suite pour demain alors :
Je ne pensais pas aux corrections auxquelles il ne faut évidemment pas toucher.
Mais... Couvertures avec rabats, pelliculées, épaisses, qualité du papier, illustrateurs de renom... Sans tomber dans le moche, certains éditeurs (là, je pense au Diable mais il y en a d'autres) dont les bouquins sont souvent très bons mais qui ont une allure beaucoup moins classe - toutes affaires de goût mises à part, hein - et n'atteignent pas les tarifs de Lunes d'Encre.
Bonne nuit et merci pour le temps que tu nous consacre.

GillesDumay
Messages : 654
Enregistré le : sam. oct. 03, 2009 8:30 pm

Message par GillesDumay » mar. oct. 20, 2009 8:08 am

erispoe a écrit :Bonsoir Gilles,

Je ne crois pas que ma question ait été posée plus haut...

on compte relativement peu d'auteurs français au catalogue de Lunes d'Encre ces dernières années (Kloetzer, Merjagnan, Lehman...).

Pourtant, j'imagine que la fabrication d'un roman francophone est moins couteuse, car il n'y a pas de traducteur à payer. Certes, il semblerait que les auteurs français vendent moins. Mais ces méventes sont-elles compensées par le coût de la tradction en moins ? Ne pourrait-on espérer voir plus de titres francophones publiés sous ta direction dans les années à venir ?

Merci. Bonne soirée à toi.

Erispoe

P.S. : Si j'ai bien compris ce que j'ai lu ici ou là, tu prévois d'éditer au moins 2 francophones dans un avenir proche :Depotte et Kloetzer.
Il va y avoir pas mal de francophones publiés par mes soins dans les années à venir (ce qui est signé : Jean-Philippe Depotte, Jean-Claude Marguerite (2 volumes) ; plus ce qui est en "négociation", Kloetzer, le prochain Catherine Dufour, etc.). Je reçois de plus en plus de manuscrits, de projets qui me bottent. Je sens depuis quelques années comme un grouillement ; le "milieu" francophone est d'une vivacité incroyable.

Publier un francophone coûte moins cher qu'une traduction, évidemment, mais au jour d'aujourd'hui j'ai bien plus de mal à rentabiliser un texte de langue française qu'une traduction (je généralise). Les habitudes des lecteurs ne semblent pas avoir beaucoup changé ; ils préfèrent toujours les auteurs anglo-saxons. C'est l'impression que donnent les chiffres de vente.

Cela dit, l'enjeu des années qui viennent c'est bien les auteurs francophones, car ce qu'on va perdre en CA sur le livre électronique (ne nous voilons pas la face) il faudra bien le gagner sur les autres médias : bande-dessinée, cinéma, traductions à l'étranger. Des droits que l'on ne négocie qu'avec les auteurs francophones.

Un des effets pervers du livre électronique c'est le risque que les lecteurs se mettent massivement à l'anglais (ce qui est inévitable, je crois) et donc qu'on ne puisse plus du tout financer de traductions faute de lecteurs pour les "payer" (au jour d'aujourd'hui, Lunes d'encre ne peut plus financer de traduction si on analyse froidement les chiffres, mais c'est dû à la surproduction, pas au livre électronique).

GD

GillesDumay
Messages : 654
Enregistré le : sam. oct. 03, 2009 8:30 pm

Message par GillesDumay » mar. oct. 20, 2009 8:20 am

Christopher a écrit :
erispoe a écrit :P.S. : Si j'ai bien compris ce que j'ai lu ici ou là, tu prévois d'éditer au moins 2 francophones dans un avenir proche :Depotte et Kloetzer.
Euh.. et le vaisseau ardent de Jean-Claude Marguerite ? Gilles nous en a parlé il y a plus d'un an et depuis plus rien. C'est dommage, le peu qu'il en dit m'a intéressé.

Gilles, peux-tu nous dire où ça en est ?
Jean-Claude sera jeudi 22 à la soirée à Millepages à Vincennes, où je le présenterai aux lecteurs, aux journalistes et aux libraires présents (je présenterai aussi Jean-Philippe Depotte). Le Vaisseau ardent c'est 2000 feuillets environ ; j'ai fini toutes les annotations sur le tome 1 et 33% du tome 2 cet été. On finalise le tome 1 fin novembre (avant je pourrais pas) et le tome 2 sera finalisé dans la foulée. Et je programmerai alors les livres "au mieux". C'est un projet qui a un énorme potentiel commercial, parce que c'est un pur roman d'aventures comme on n'en lit plus, en fin de compte. C'est un livre avec un niveau de langue soutenu, un dispositif narratif extrêmement complexe et malin, très abouti pour un premier roman (des gens tueraient pour écrire un premier roman de ce genre). Je crois qu'il ne faut pas se presser. Les couvertures sont prêtes, l'argu commercial est dans les tuyaux. Pour moi ça roule, mais à son rythme. Pour le moment je ne donne pas de date, parce que la programmation va m'échapper vu l'enjeu et qu'il faut qu'on fasse au préalable un tour de table avec l'attachée de presse, les commerciaux, ma direction, etc.
(Il y a aussi une autre chose à prendre en compte : je ne veux pas le publier trop près du Déchronologue, car il y a trop de points de jonction entre ces deux oeuvres.)

GD

Avatar du membre
Lensman
Messages : 20391
Enregistré le : mer. janv. 24, 2007 10:46 am

Message par Lensman » mar. oct. 20, 2009 9:15 am

Bonjour Gilles, et à tous les travailleurs du matin!

La taille d'un livre n'a pas d'importance en soi, qu'il soit court ou long, ce qui compte, c'est qu'il soit réussi. Tout le monde, je pense, est d'accord là-dessus.
Cependant j'ai l'impression (je peux me tromper) qu'il y a multiplication des "gros" livres", et de ce que je (je dois être presque le seul, je suppose..) considère globalement comme une plaie: les trilogie en cinq volumes (je ne parle pas que de la fantasy). Tout de même, il me semble souvent que l'édition (ie intervention de le l'éditeur) pour couper et obliger l'auteur à concentrer pour éviter la dilution des idées fortes (s'il y en a), améliorerait l'impact de bien des textes. On peut certes (et j'ai peur pour moi que ce soit le cas de la majorité du public et de la critique et des éditeurs, ça fait beaucoup...) considérer que mes remarques, là, n'ont pas spécialement de valeur, et qu'il n'y a pas à se préoccuper de la longueur.Mais de là (je deviens un peu parano) à encourager la longueur en "éditant" moins...
Donc, je crois détecter un tendance au gros, comme si on mettait de l'eau dans du bon vin (beurk!)
As-tu une explication? Un avis personnel?
Joseph
PS: je ne fais pas exprès de poser la question à cause du "Vaisseau ardent" et de ses 2000 feuillets qui, visiblement, à été édité, lui, au vrai sens du terme (intervention tatillonne du directeur de collection).

Avatar du membre
Eons
Messages : 6338
Enregistré le : sam. févr. 17, 2007 6:49 pm
Localisation : Le cœur de Flandre
Contact :

Message par Eons » mar. oct. 20, 2009 9:27 am

GillesDumay a écrit :Un des effets pervers du livre électronique c'est le risque que les lecteurs se mettent massivement à l'anglais (ce qui est inévitable, je crois)
Je ne suis pas de cet avis. Une bien trop grande proportion de Français ne lisent pas ou très mal les langues étrangères, anglais inclus.
Moi-même, alors que la lecture d'articles en anglais, techniques et autres, ne me pose aucun problème, je n'éprouve pas le même plaisir de la lecture avec un bouquin en anglais, que j'ai beaucoup plus tendance à lire en diagonale). Je préfère encore payer la VF (si le prix reste raisonnable) qu'avoir la VO gratuite.
Les beaux livres, c’est aussi par ici : www.eons.fr

Avatar du membre
Lensman
Messages : 20391
Enregistré le : mer. janv. 24, 2007 10:46 am

Message par Lensman » mar. oct. 20, 2009 9:33 am

Eons a écrit :
GillesDumay a écrit :Un des effets pervers du livre électronique c'est le risque que les lecteurs se mettent massivement à l'anglais (ce qui est inévitable, je crois)
Je ne suis pas de cet avis. Une bien trop grande proportion de Français ne lisent pas ou très mal les langues étrangères, anglais inclus.
Moi-même, alors que la lecture d'articles en anglais, techniques et autres, ne me pose aucun problème, je n'éprouve pas le même plaisir de la lecture avec un bouquin en anglais, que j'ai beaucoup plus tendance à lire en diagonale). Je préfère encore payer la VF (si le prix reste raisonnable) qu'avoir la VO gratuite.
Il me semble que GD a parlé de "risque", simplement, il n'a pas dit que ça allait arriver. Mais tu as oublié de poser ta question, qui est..?
Oncle Joe

Verrouillé

Retourner vers « Gilles Dumay répond à vos questions »