Mathieu Gaborit est l'invité du forum

A l'occasion de la parution de Chronique du soupir aux éditions du Pré aux Clercs, Mathieu Gaborit nous fait le plaisir de venir dialoguer sur le forum...

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Mathieu G.
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Message par Mathieu G. » mer. oct. 05, 2011 8:13 pm

Fabien Lyraud a écrit :On te vois peu dans le domaine de la nouvelle. Vas - tu consacrer plus de temps à la forme courte ?
Bonsoir Fabien,

Non, je ne suis pas à l'aise avec la nouvelle. Je n'ai jamais eu des idées qui se prêtaient spontanément au format. La nouvelle demande un art de la percussion que je maîtrise mal. Cela va peut-être changer.
A suivre.

jerome
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Message par jerome » jeu. oct. 06, 2011 6:21 am

Parlons de ce nouveau roman. Comment est-il né ? Qu'est-ce qui t'a intéressé dans cette notion de souffle ?
Jérôme
'Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal.' Robert Sheckley

Mathieu G.
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Message par Mathieu G. » jeu. oct. 06, 2011 9:12 am

jerome a écrit :Parlons de ce nouveau roman. Comment est-il né ? Qu'est-ce qui t'a intéressé dans cette notion de souffle ?
Hello Jérôme,

Comme tous les autres, il s'est d'abord concrétisé à travers des images inspirées par un principe fondateur. Ici, le souffle. Le concept primordial, celui qui sera visible dans toutes les strates de l'univers (cosmogonie, magie du quotidien, équations politiques, etc.). Bien souvent, l'écho du concept suffit à déterminer la validité du principe. Et très vite, le souffle a généré une cascade "merveilleuse" susceptible de conduire à un roman.
Cette gestation, bien souvent, est un moment délicieux pour moi. Je suis au café, un bistrot de préférence, armé de mes cahiers moleskine (petits carreaux uniquement) et je déroule mon concept. Croquis, plans, ratures, notes en tout genre. C'est le crash test, le moment de mettre à l'épreuve tous les aspects vitaux de l'univers (au sens large, personnages compris même s'ils ne sont pas encore des entités singulières et cristallisées, juste des traits, des destins).
Je pars toujours d'un présent voulu pour composer la cosmogonie. Les mythes fondateurs ne m'intéressent qu'à compter du moment où ils servent le présent des images citées plus haut. Jamais l'inverse. La cosmogonie, finalement, devient un puzzle quasi empirique dont la validité, encore une fois, a la couleur de ce fossile évoqué par Stephen King.
Le Souffle façonne l'univers, donc. La verticalité et l'horizontalité deviennent incontournables. On est dans le registre de l'inconscient collectif. Des échos, à nouveau, s'imposent : avec le dessin et ses lignes de fuite, avec la religion, avec le coeur amoureux et le coeur magique, etc.
Je tiens beaucoup à la simplicité rigoureuse du concept, à sa résonance dans l'inconscient collectif et, naturellement, dans ton propre inconscient. Qu'est ce que le souffle signifie pour moi ? Quelle lecture, moi, Mathieu, en ai-je à travers mon expérience ? Ce prisme instinctif fait nécessairement sens. Il est connecté à tes entrailles, il agit comme un miroir déformant et débridé de tes fantasmes, de tes rêves, de ta lecture du monde.
Au final, ce grand fouillis s'organise. Une forme plus aboutie émerge. Des lois physiques et magiques régissent ton univers et composent un maillage souple. Par souplesse, j'entends l'élasticité du concept. Je ne veux rien d'immuable. La cascade merveilleuse engendré par le concept d'origine doit pouvoir s'étirer au fil de l'écriture en fonction des besoins.
Par exemple, les golems de sel. Ils n'existaient pas aux premières heures de l'écriture du roman mais ils avaient leur place dans la mesure où le maillage cité plus-haut le leur permettait. Ombres et silences toujours. Le golem de sel puise dans divers éléments : le marchand de sable, le loup de mer, la douleur du sel sur une blessure et bien sûr le mythe du golem lui-même, d'une matière première promue à l'état du vivant. Ce sont là des images d'Epinal qui, une fois rassemblées et essorées avec les lois de ton univers, trouvent leur place naturellement.

La suite appartient aux personnages et à quelques propos souterrains qui inspirent le roman. Je voulais parler de la solitude, je voulais parler de l'amour, je voulais parler de la place qu'on doit ou non accorder au coeur et à ses exigences (dans un organe-hôte incarné par une fée qui force le dialogue, qui crée l'altérité et donc un rapport inédit à ton propre corps).
La suite appartient aussi à un récit qui devait se livrer dans un soupir, qui devait exprimer la manière dont, moi, auteur de Fantasy, je reprenais mon souffle à travers lui.
Je n'aime pas la complaisance. Je suis quelqu'un qui aime rester dans l'ombre, dans sa caverne. Le souffle est une preuve de vie absolue en attendant le dernier soupir.

jerome
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Message par jerome » jeu. oct. 06, 2011 9:24 am

Comment tu as travaillé ? Tu as d'abord installé l'univers avant l'histoire ?
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Thrarin
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Message par Thrarin » jeu. oct. 06, 2011 9:57 am

Bien le bonjour Mathieu
Merci pour ces moments de reveries partagees a travers tes romans et ce moment pour repondre aux nombreuses questions...
Premierement pour en revenir aux Nains (je suis comme toi) :wink: n'as tu pas ecrit sous pseudo une trilogie sur les nains? Qu'une chose a dire: recommence :lol:
Ensuite, etais tu vraiment satisfait des chroniques des Feals?

Mathieu G.
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Message par Mathieu G. » jeu. oct. 06, 2011 10:01 am

jerome a écrit :Comment tu as travaillé ? Tu as d'abord installé l'univers avant l'histoire ?
Oui, bien que les deux progressent de concert, les premières images sont toujours en situation mais déconnectées du futur roman.
A l'origine, j'avais commencé une autre histoire. Le thème était identique mais les personnages très différents. J'ai écris deux chapitres avant d'y renoncer. Il y avait des "murmurines", des soeurs du silence qui préservent leur souffle pour soigner ceux des autres. Elles entouraient une jeune fille à l'agonie et devaient se résigner devant la volonté d'un "soupirain" (véritable fonctionnaire de la mort annoncée) appelé à son chevet pour recueillir le dernier soupir.
Ce genre de tâtonnement est efficace, aussi, pour éprouver ton univers à travers l'acte d'écriture.
Un galop d'essai, le premier vol de ton dirigeable-univers. Tu t'abandonnes un peu aux vents, tu écoutes le vent de ton univers. Ce qu'il peut te dire dans les faits, à travers l'exercice de l'écriture, profondément différent de la prise de notes.

Ce sont deux temps que j'ai toujours du mal à nuancer. S'asseoir devant son écran représente un moment-clé, un moment où tu décides peu ou prou de t'engager sur une voie précise. Un chemin tortueux mais un chemin, tout de même. Il y a le sacrifice d'une liberté à laquelle j'ai souvent du mal à renoncer.
L'écriture, en soi, devrait être une liberté. Elle l'est, j'en suis certain, mais moins évidente pour moi que l'aspect débridé et ouvert de la prise de notes.

jerome
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Message par jerome » jeu. oct. 06, 2011 11:08 am

Et il y a des nains dans ton histoire :-)

Dont un qui se prive de souffle pour devenir une statue... Tu peux nous parler de ce personnage ?

Combien de temps as-tu mis à l'écrire ? Le processus a-t-il été long ? Et quelle place a-t-il pour toi dans ta bibliographie ?
Jérôme
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Mathieu G.
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Message par Mathieu G. » jeu. oct. 06, 2011 12:01 pm

jerome a écrit :Et il y a des nains dans ton histoire :-)

Dont un qui se prive de souffle pour devenir une statue... Tu peux nous parler de ce personnage ?
Frêne est un personnage résolument tourné vers le monde. Il renonce à son souffle pour accoucher d'une fée-nexus, autrement dit d'une fée intangible qui permettra de créer une nouvelle "connexion" vitale raccordée aux Lignes-Vie principales. C'est un ensemenceur qui accepte de s'ancrer, qui accepte cette pétrification dans l'espoir d'effleurer le mystère de l'accouchement.
La figure de l'ensemenceur m'obsède beaucoup. Elle est sous-jacente, bien souvent, dans ce que j'écris. Elle résume peu ou prou l'essence même de l'imaginaire, l'idée d'une transmission, d'une pédagogie du rêve. Je dis souvent que, nous autres, artisan de l'imaginaire, sommes là pour muscler cet imaginaire chez le lecteur ou le joueur.

Frêne, lui, accepte de sacrifier sa singularité à un principe universel. Il y a une forme de fatalisme. Et l'expression d'une sentence. A posteriori, je suis de plus en plus gêné par les distinctions raciales propre à la fantasy ou plutôt la manière dont, parfois, elles nous enferment et peuvent même nous conduire à une approche raciste, au sens propre.
Frêne en est victime. Il est nain et tous les nains sont potentiellement des victimes consentantes ou non de cet Ancrage. Un déterminisme racial ? On élude souvent la question, on le maquille, on parle de peuple, de tribu. Au final, l'archétype l'emporte sur le singulier. C'est dangereux et j'en ai pris conscience récemment.

Amoureux de sa femme, Frêne ne cherche pas à fuir ses responsabilités. Il accepte de dissoudre son souffle dans une entité. Sa pétrification est un don, un acte de vie auquel il sacrifie son amour. Ce gars, en fin de compte, décide de servir l'intérêt collectif. Il se renie, il renie les siens, femme et enfants, pour permettre l'extension de l'espace vital.

Mathieu G.
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Message par Mathieu G. » jeu. oct. 06, 2011 12:06 pm

jerome a écrit :
Combien de temps as-tu mis à l'écrire ? Le processus a-t-il été long ? Et quelle place a-t-il pour toi dans ta bibliographie ?
Un processus en deux temps. J'ai commencé le bouquin il y a longtemps puis je l'ai abandonné. Il a incarné longtemps ma page blanche avant d'en être l'issue. En tant qu'auteur, je me suis éteint une première fois à travers lui avant de m'éveiller grâce à lui.
Dans ma biblio, il a nécessairement une place à part. C'est ce dont j'ai pu parler plus haut. Un autre rapport à l'écriture, une nouvelle façon d'exprimer l'imaginaire. C'est une première pierre, l'amorce d'une évolution.
Avec livre, j'ai abandonné mes complexes. Et je m'affronte.
Enfin !

jerome
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Message par jerome » jeu. oct. 06, 2011 1:58 pm

Mathieu G. a écrit :
jerome a écrit :
Combien de temps as-tu mis à l'écrire ? Le processus a-t-il été long ? Et quelle place a-t-il pour toi dans ta bibliographie ?
Un processus en deux temps. J'ai commencé le bouquin il y a longtemps puis je l'ai abandonné. Il a incarné longtemps ma page blanche avant d'en être l'issue. En tant qu'auteur, je me suis éteint une première fois à travers lui avant de m'éveiller grâce à lui.
Dans ma biblio, il a nécessairement une place à part. C'est ce dont j'ai pu parler plus haut. Un autre rapport à l'écriture, une nouvelle façon d'exprimer l'imaginaire. C'est une première pierre, l'amorce d'une évolution.
Avec livre, j'ai abandonné mes complexes. Et je m'affronte.
Enfin !
On a l'impression dans ce que tu dis que tu as passé une sorte de cap vis à vis de l'écriture et de la fantasy. Qu'as-tu envie de faire maintenant ?
Jérôme
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Message par Mathieu G. » jeu. oct. 06, 2011 2:34 pm

Thrarin a écrit :Bien le bonjour Mathieu
Merci pour ces moments de reveries partagees a travers tes romans et ce moment pour repondre aux nombreuses questions...
Premierement pour en revenir aux Nains (je suis comme toi) :wink: n'as tu pas ecrit sous pseudo une trilogie sur les nains? Qu'une chose a dire: recommence :lol:
Ensuite, etais tu vraiment satisfait des chroniques des Feals?
Mince, avec un pseudo pareil, comment veux-tu que je garde la tête froide ? :)

Oui, l'âme des rois nains. Une trilogie sous le pseudonyme de William Hawk. On était... jeune à l'époque. On est loin de la décalogie que j'écrirai dans une autre vie (ou peut-être pas d'ailleurs !). Mais c'était une expérience un peu folle avec Stéphane Marsan et Fabrice Colin. Neuf volumes tout de même, dans le même univers avec des scènes communes aux trois trilogies. On était un peu fou, quand même. Des bouquins écrits dans l'urgence, avec une frénésie qui ne me ressemble pas, étant tout de même de l'école des besogneux. C'était les nains. J'avais le feu sacré.
Recommencer ? Oui, vraiment. Mais je voudrais quelque chose d'énorme :) Donc, du temps. On en reparle :)

Pour les chroniques des Féals, jouons cartes sur table.
Il y a beaucoup d'éléments auxquels je tiens dans ce cycle. Le thème de la métamorphose, de l'harmonie. Un univers et des personnages qui m'ont porté.
Dans cette trilogie, j'ai fait deux erreurs : vouloir approcher une fantasy à l'anglo-saxonne en délitant l'écriture, en essayant de bosser ce que j'appelle le "repas de noisettes". A savoir une clairière, des noisettes et des types qui discutent de tout et de rien. Les Anglo-saxons savent le faire de manière naturelle (c'est plus ou moins réussi en fonction des bouquins). Moins non. En voulant être plus descriptif, plus économe aussi de l'exubérance, moins baroque en somme, je me suis un peu perdu à l'intérieur du roman et j'ai beaucoup appris. L'art de la respiration, du rythme...

L'autre erreur, c'est Januel. Je voulais d'un personnage comprimé par la bonté de l'Onde, presque prisonnier de cette bonté qui devait être une porte sur le monde et un fardeau. Le résultat n'est pas celui que j'espérais. De Januel, on ne voit que la surface. Manque de nuance.

Des Féals, je retiens ceci : l'histoire, l'univers et les personnages me ressemblent, ils sont authentiques. Le traitement, moins.

Mathieu G.
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Message par Mathieu G. » jeu. oct. 06, 2011 2:40 pm

jerome a écrit :
On a l'impression dans ce que tu dis que tu as passé une sorte de cap vis à vis de l'écriture et de la fantasy. Qu'as-tu envie de faire maintenant ?
Je plonge dans l'anticipation.
Avec un plaisir total.
Parce que j'ai besoin de l'anticipation pour écrire aujourd'hui. D'un langage délié, de thèmes plus intimes (culturellement parlant), d'entamer un corps-à-corps sans merci avec la modernité. Je voudrais approcher les sensations que j'ai pu éprouver en lisant Jeter, Effinger ou Houssin.
Et me libérer, un temps, des contraintes liées à la Fantasy pour mieux y revenir. Pour éviter de me répéter, aussi. Pour écrire des trucs en phase avec mon âge et ma vie
:wink:

Fabien Lyraud
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Message par Fabien Lyraud » jeu. oct. 06, 2011 2:51 pm

Quels sont tes prochains projets littéraires ?
Bienvenu chez Pulp Factory :
http://pulp-factory.ovh


Le blog impertinent des littératures de l'imaginaire :
http://propos-iconoclastes.blogspot.com

Mathieu G.
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Message par Mathieu G. » jeu. oct. 06, 2011 3:53 pm

Trois, à court, moyen et long terme.
Le premier est un ovni, un projet un peu fou et numérique.
Le second est un roman d'anticipation. Vaste et baroque, à notre époque ou presque.
Le troisième est la consécration d'un long travail d'équipe sur un univers de Fantasy que j'ai créé (mais oui !) qui doit voir le jour sur plusieurs supports. Affaire à suivre dès que les choses se précisent.

Parallèlement, je vais accompagner la sortie du JDR inspiré par les Chroniques des Féals qui doit sortir chez Sans Détour pour Noël.

Orkan von deck
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Message par Orkan von deck » jeu. oct. 06, 2011 6:16 pm

Je viens de rentrer chez moi et de trouver dans ma BaL un colis estampillé "le pré aux clercs". Autant dire que ça m'a donné le sourire.

En attendant que je me fasse une idée sur ce roman tant attendu, voilà quelques petites questions d'ordre général, tu n'es bien évidemment pas obligé de répondre à toutes.

Quel lecteur es-tu ? Lecteur compulsif, relecteur, chercheur, oisif, éxigeant, bon public, spécialiste, hétéroclite ...

Toi qui aime les nains, tu dois savoir qu'ils seront bientôt à l'honneur dans le film en deux parties de Bilbo le Hobbit, réalisé par Peter Jackson. Es-tu impatient ou dubitatif ?

Quels sont les auteurs francophone de la littérature de l'imaginaire que tu admires le plus ?

Quand l'imaginaire devient ton gagne pain, reste t'il tout de même un loisirs et une passion ?

Verrouillé

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