CLEER de L.&L. Kloetzer

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Hoêl
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CLEER de L.&L. Kloetzer

Message par Hoêl » ven. déc. 10, 2010 6:34 pm

Je l'ai terminé hier , malgré ses 350 p. , il faut du temps pour absorber le fourmillement de ce bouquin paru chez Lune d'encre .

Le sous-titre indique "Une fantaisie corporate" , je dois dire qu'au départ , je m'interrogeais sur ce que cela pouvait bien signifier . L'éclairage arrive petit à petit , au fil de la lecture .
Au début , on a l'impression d'un roman décrivant la trajectoire de deux cadres (très) supérieurs chargés de résoudre les problèmes de "cohésion interne" d'une multinationale aux ramifications innombrables . Et puis , très vite , s'installe une étrangeté , un décalage , tant dans les situations à résoudre que dans les attitudes et les échanges des protagonistes et on bascule dans une S.F. à l'atmosphère quasi-fantastique où la jeunefemme au centre du livre (son partenaire masculin sert surtout de faire-valoir) développe des pouvoirs psychiques paranormaux grâce à une méthode mystérieuse qui a beaucoup à voir avec l'hypnose . Le roman est double , d'un côté , le démontage du mécanisme d'une entreprise cynique dont la principale préoccupation est l'image (notre société ?) , de l'autre , le parcours initiatique des deux personnages qui aboutiront de façon différente à "la lumière".
J'ai conscience de ce que cet avis peut avoir d'énigmatique , mais c'est le sentiment que m'a laissé le livre ,et , curieusement , alors que je pensais trouver un univers à cent lieues des bouquins précédents de Kloetzer , je me suis aperçu qu'à bien des égards , on y retrouvait la matière de Mémoire vagabonde et de La voie du cygne , avec les mêmes thématiques de l'illusion , du personnage qui cherche à se découvrir voire à se recréer .
L'écriture est très fluide , élégante , les allusions et références fourmillent (j'ai dû en louper beaucoup) et l'alternance de scènes d'action , de suspens , de dialogues percutants , de voyages oniriques et de situations cocasses est fort bien agencée .
Un livre prenant donc qu'il va me falloir relire rapidement tant il est dense .
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arsenie
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Message par arsenie » ven. déc. 10, 2010 8:38 pm

8) Merci pour cet avis, Hoel
J'ai acquis ce très bel objet livre il y a quelques temps,
commencé quelques pages et abandonné,
vu les déboires de mes très diplômés enfants "kleenexisés", absurdement "compétitivisés" ... ça me déprimait trop,
mais j'ai de nouveau très envie de le lire, le monde de Dvern est un très gros coup de coeur!

Papageno
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Message par Papageno » ven. déc. 10, 2010 9:13 pm

Merci aussi, j'hésitais encore à l'acheter - tu m'a convaincu - je le met sur ma liste !
Cela me fera une occasion de mieux connaitre L. Kloetzer (je ne le connais que par "La voie du cygne" et quelques nouvelles)

Fifokaswiti
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Message par Fifokaswiti » ven. déc. 10, 2010 9:14 pm

Ça se confirme, je suis vraiment le seul pékin a avoir trouvé ce bouquin sympa mais sans plus.

En gros, j'ai trouvé que les personnages − la fille hyper émotive qui éprouve le besoin d'être protégée, le mec super fort en karaté et en piratage de réseaux mais à part ça autiste − étaient de gros stéréotypes sexistes et que la structure était bancale. Chacune des aventures du duo était intéressante, mais au final, ce qui leur arrivait, je m'en moquais comme de ma première chemise ; le « fond » vaguement sectoïde m'a laissé de marbre (c'est souvent le cas avec le mysticisme dans les bouquins). Les dérives des filiales de Cleer (OGM, bases de données médicales couplées aux systèmes d'information des assurances, désastres écologiques, etc.) m'ont également paru un tantinet bourrines, au niveau narration.

Au final, la structure aidant, j'ai lu Cleer comme j'aurais pu regarder une série télé : vaguement, sans m'impliquer, un épisode par-ci par-là. C'est agréable, je ne regrette pas le temps passé, mais ce n'est pas un souvenir inoubliable ou même une expérience que je recommanderais, parce qu'il y a, à mon sens, beaucoup de meilleurs bouquins que celui-ci.

De toute évidence, je suis passé à côté de l'intérêt de Cleer. Pas grave.

(Par contre, la nouvelle de Laurent Kloetzer dans Retour sur l'Horizon vaut le détour.)

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thomasday
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Message par thomasday » sam. déc. 11, 2010 9:17 am

Fifokaswiti a écrit :(Par contre, la nouvelle de Laurent Kloetzer dans Retour sur l'Horizon vaut le détour.)
Ce serait la base (ou prologue) de son prochain roman qu'il décrit comme un roman de science-fiction compliqué (comprendre : pas du tout commercial, voire priestien).
Je lui ai évidemment fortement conseillé d'aller au bout du projet.

TD

malkus
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Message par malkus » mer. déc. 15, 2010 10:09 am

Ça se confirme, je suis vraiment le seul pékin a avoir trouvé ce bouquin sympa mais sans plus.
En gros, j'ai trouvé que les personnages − la fille hyper émotive qui éprouve le besoin d'être protégée, le mec super fort en karaté et en piratage de réseaux mais à part ça autiste − étaient de gros stéréotypes sexistes et que la structure était bancale. Chacune des aventures du duo était intéressante, mais au final, ce qui leur arrivait, je m'en moquais comme de ma première chemise ; le « fond » vaguement sectoïde m'a laissé de marbre (c'est souvent le cas avec le mysticisme dans les bouquins). Les dérives des filiales de Cleer (OGM, bases de données médicales couplées aux systèmes d'information des assurances, désastres écologiques, etc.) m'ont également paru un tantinet bourrines, au niveau narration. Au final, la structure aidant, j'ai lu Cleer comme j'aurais pu regarder une série télé : vaguement, sans m'impliquer, un épisode par-ci par-là. C'est agréable, je ne regrette pas le temps passé, mais ce n'est pas un souvenir inoubliable ou même une expérience que je recommanderais, parce qu'il y a, à mon sens, beaucoup de meilleurs bouquins que celui-ci.


Tout pareil, je ne regrette pas le temps passé dessus. Mais je suis passé un minimum à côté aussi. Je peux te reprendre, m'impliquer a été difficile. Il y avait des signes, des allusions quant à la vie de Charlotte qui la rendaient intéressante : sa façon de se considérer et d'avancer, la voie qu'elle choisissait pour se "dépasser". Seulement, on n'a pu suivre tout ça que de loin, à cause d'une structure un peu éclatée. Entre ces "épisodes", il y a de l'ellipse bien sûr. On perd la maîtrise sur le destin de ces personnages, ou au moins un droit de regard (je prendrai jamais assez de pincettes!) sur leur devenir. Ca finit par se reveiller vers la fin, au moins pour Charlotte, tandis que Vinh est plus opaque, à sa façon. Mais même pour lui, il y a des indices qui renseignent sur son évolution.
De ce point de vue là, dans le récit, c'est à la fois des portes qui s'ouvrent et se referment. Je ne nie pas que ce soit fait avec subtilité, mais c'est un point qui m'a un peu ennuyé.

De la même façon, si j'ai trouvé la narration plutôt efficace, il y a un moment où j'ai plus ou moins décroché sur les enquêtes, qui n'en révèlent pas tant sur les personnages que sur Cleer. Là où ça me pose problème, c'est qu'à osciller entre démonstration factuelle et absence de prise de position (même si là n'était pas l'intérêt, j'en conviens), la portée réelle du texte m'a petit à petit échappé. Une bonne idée mais qui n'a en tout cas pas reçu le traitement que j'aurais pu en attendre.
Voilà, disons que le livre ne m'a pas emballé tout du long. Finalement, il y a quelque chose d'un peu convenu dedans, dans l'idée d'un "rien de vraiment neuf à l'horizon".
J'ai la sensation que la fin donne une direction "attendue", mais que ça aura été un peu laborieux pour arriver à une telle conclusion.
Je situerais le côté bourrin non pas dans la narration, mais dans le développement de certaines situations, dans la dimension "thriller" souvent mise en avant. Pour moi, ce n'était pas l'objet d'intérêt principal.


Pour le glissement "vers la fantasy", je cherche encore ce qui pourrait s'en rapprocher. Ca ne me dérange pas du tout, je ne suis pas allé vers Cleer avec l'envie d'en trouver, mais j'ai pensé à du fantastique plus qu'autre chose. Quant à un éventuel, ultime point qui pourrait prêter à discussion à ce propos, je trouve l'allégorie au moins aussi parlante que peuvent l'être les faits relatés.

Finalement, j'aurais aimé que ce soit plus long, plus insidieux du point de vue des personnages. Même si je me doute que d'un autre point de vue, ne serait-ce qu'éditorial, ça aurait été une autre paire de manches. Quoique, je n'en sais absolument rien, en fin de compte.

Histoire de rendre ma soupe moins amère, je trouve quand même que l'auteur s'est attaqué à un truc pas évident. Question de traitement, de choix...?
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Re: CLEER de L.&L. Kloetzer

Message par rmd » mer. déc. 15, 2010 10:30 am

Hoêl a écrit :Le sous-titre indique "Une fantaisie corporate" , je dois dire qu'au départ , je m'interrogeais sur ce que cela pouvait bien signifier .
Juste un truc sur le sous-titre: fantaisie. Les points 1,2,3 et 4 de la définition ouvrent suffisamment de portes pour ne pas rapprocher ce fantaisie d'une quelconque fantasy.
Après des années de cérémonie du Thé, il n’y a rien de meilleur que de vomir de la Bière.

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Re: CLEER de L.&L. Kloetzer

Message par malkus » mer. déc. 15, 2010 10:38 am

rmd a écrit :
Hoêl a écrit :Le sous-titre indique "Une fantaisie corporate" , je dois dire qu'au départ , je m'interrogeais sur ce que cela pouvait bien signifier .
Juste un truc sur le sous-titre: fantaisie. Les points 1,2,3 et 4 de la définition ouvrent suffisamment de portes pour ne pas rapprocher ce fantaisie d'une quelconque fantasy.
Plusieurs brèves se sont approprié le sous titre en le faisant, ce rapprochement direct.
Perso, je n'aurais pas fait un tel lien... et comme tu le suggères, la confusion n'est pas du fait de l'auteur ou de l'éditeur, qui avaient probablement autre chose en tête ?

C'est mon premier Kloetzer, mais le fait qu'il ait écrit de la fantasy auparavant avait peut-être de quoi susciter une légère ambiguïté.
Du point de vue de Cleer, et du mode de promo choisi par l'auteur, cela fait sens en tout cas.
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Pete Bondurant
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Message par Pete Bondurant » ven. déc. 17, 2010 1:18 pm


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Cachou
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Message par Cachou » lun. janv. 10, 2011 9:25 pm

Je dois dire que je n'ai pas accroché du tout. A tel point que j'ai surtout survolé les deux dernières "nouvelles", juste pour dire de savoir comment ça allait se finir.

Encore plus que Fifokaswiti je pense, j'ai vraiment calé sur la manière dont les personnages sont présentés et décrits, à tel point que c'est ce qui m'a principalement détachée de l'histoire (la partie de jambes en l'air dans le TGV de la deuxième nouvelle... Aller, quoi, comment peut-on y croire une seconde? Ça ressemble à la description - plutôt plate - du fantasme de n'importe quel type lambda... Et la description de la femme - on dit hôtesse pour un TGV? -, ça a été la fois de trop je pense). Quelqu'un peut me dire pourquoi cette manie que j'ai surtout rencontrée dans la bit-lit et les romances ados de focaliser exagérément et de manière répétée sur le physique des personnages aux "pectoraux dessinés" ou"jambes fines et élancés", à la "poitrine rebondie tendue sous le tissu" ou aux "muscles saillants" se retrouve aussi dans les romans de SF plus "sérieux"? Quand j'ai dit (à mes bibliothécaires après le nième livre de bit-lit que mes élèves m'ont fait lire et qui m'a fait dire "stop, c'est bon, je ne peux plus") qu'à la prochaine description de ce type (et surtout détaillée sur le "six-pack" d'un personnage masculin - or on retrouve ici aussi une vue plongeante sur les muscles abdominaux, très biens dessinés of course, du monsieur) je piquerai une crise, je ne me doutais pas que je la trouverais dans un récit contemporain n'appartenant pas à ces romans "Harlequin chez les vampires et loup-garous" ou chick lit...
Et puis le personnage féminin... Je suis la seule à avoir eu envie de la secouer plusieurs fois? Et elle pleure pour une rien, c'est incroyable! Elle m'a agacée au possible.
Bref, les personnages m'ont complètement empêchée de rentrer dans le récit. L'air de rien, c'est quand même important, des personnages crédibles, non?


Autre petit détail qui n'a rien à voir: je trouve toujours l'objet livre magnifique. Par contre, la couverture n'est pas du tout pratique pour la lecture, elle ne soutient pas bien le roman et "glisse" en se déformant un peu. Quelqu'un d'autre a eu ce problème?

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Message par Herbefol » mar. janv. 11, 2011 7:56 am

Cachou a écrit :se retrouve aussi dans les romans de SF plus "sérieux"?
La réponse est dans la question : Cleer n'est pas de la SF (à mon avis).
L'affaire Herbefol
Au sommaire : Omale de Genefort, L'arbre des pendus d'Aaronovitch, Le crépuscule des dieux de Przybylski, La patrouille du temps d'Anderson & L'héritier de Novron de Sullivan.

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Message par Hoêl » mar. janv. 11, 2011 9:17 am

Cachou , les reproches sur les perso , je les comprends , mais , de mon point-de-vue , leurs défauts participent de l'intrigue-même puisqu'il s'agit à mon sens d'un roman initiatique qui se termine au moment où l'héroïne plonge dans une vie ordinaire et non fantasmée par l'entreprise .
Les images que tu reproches sont celles imposées par une société obsèdée par l'image , ce qu'est justement CLEER , c'est donc la matère du bouquin .
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Message par jlavadou » mar. janv. 11, 2011 11:00 am

Cachou a écrit :(la partie de jambes en l'air dans le TGV de la deuxième nouvelle... Aller, quoi, comment peut-on y croire une seconde? Ça ressemble à la description - plutôt plate - du fantasme de n'importe quel type lambda... Et la description de la femme - on dit hôtesse pour un TGV? -, ça a été la fois de trop je pense).
Euh, en l'occurrence, ce personnage féminin est volontairement hyper sexué puisque son rôle est de "distraire" Vinh pendant qu'il se fait voler son PC... La sensualité exacerbée de la scène correspond au piège dans lequel Vinh tombe.
or on retrouve ici aussi une vue plongeante sur les muscles abdominaux, très biens dessinés of course, du monsieur) je piquerai une crise, je ne me doutais pas que je la trouverais dans un récit contemporain n'appartenant pas à ces romans "Harlequin chez les vampires et loup-garous" ou chick lit...
Euh (encore), là aussi c'est voulu, et pas anodin, pour illustrer l'état d'esprit de Vinh, justement : Vinh est profondément macho, cultiver son corps est un outil pour lui, le culte du paraître, toussa. Et ne crois pas que ce soit de la fiction : tu serais surprise par le nombre de mes collègues qui vont faire de la muscu tous les midi et se baladent dans les couloirs du bureau en t-shirt moulant !
Et puis le personnage féminin... Je suis la seule à avoir eu envie de la secouer plusieurs fois? Et elle pleure pour une rien, c'est incroyable! Elle m'a agacée au possible.
Bref, les personnages m'ont complètement empêchée de rentrer dans le récit. L'air de rien, c'est quand même important, des personnages crédibles, non?
Euh (toujours), Charlotte est l'objet d'une manipulation psychologique qui s'opère plus ou moins à son insu pour exacerber son empathie. Son état émotionnel se justifie donc facilement et m'a semblé tout à fait crédible.

Mais je conçois que ce type de personnalité soit peu commun dans les romans, qui s'attachent en général à rendre les personnages sympathiques, attachants. Là ce n'est pas le but. Peut-être faut-il avoir connu le monde de l'entreprise pour les comprendre et se rendre compte qu'ils sont plus que crédibles (j'ai déjà vu des gens pleurer dans les bureaux, hommes et femmes). C'est d'ailleurs une question que je me suis posée tout au long de ma lecture...

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silramil
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Message par silramil » mar. janv. 11, 2011 11:17 am

Concernant les personnages, même si j'ai senti qu'il y avait un objectif précis (rapports humains dans l'entreprise, comme l'évoque bien jlavadou), j'ai été aussi gêné que Cachou devant ces personnages. J'ai trouvé la répartition des caractéristiques entre les deux vraiment trop "genrée", alors que les "anges" sont plusieurs fois présentés comme des êtres ambigus - on pourrait penser que la réussite dans cette entreprise n'est pas une question de sexe et des qualités stéréotypées qui leur sont associées : rationalité et agressivité de l'homme, en gros, sensibilité et intuition de la femme.
De plus, je n'ai toujours pas compris pourquoi la fille a raté son ascension, ni pourquoi le type a réussi. En gros, elle n'avait plus envie, et lui en voulait un max. Mais c'était déjà la situation initiale, alors c'est un peu bizarre comme évolution.

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Erion
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Message par Erion » mar. janv. 11, 2011 11:19 am

jlavadou a écrit : Mais je conçois que ce type de personnalité soit peu commun dans les romans, qui s'attachent en général à rendre les personnages sympathiques, attachants. Là ce n'est pas le but. Peut-être faut-il avoir connu le monde de l'entreprise pour les comprendre et se rendre compte qu'ils sont plus que crédibles (j'ai déjà vu des gens pleurer dans les bureaux, hommes et femmes). C'est d'ailleurs une question que je me suis posée tout au long de ma lecture...
"le vrai n'est pas toujours vraisemblable" disait Sade.
"There's an old Earth saying, Captain. A phrase of great power and wisdom. A consolation to the soul, in times of need : Allons-y !" (The Doctor)
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