Les Auteurs français à l'export

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PEREKAAN

Message par PEREKAAN » mar. oct. 17, 2006 8:38 am

Tiens, il serait plus que temps d'exporter la production française en fonction de la réussite des oeuvres sur le marché et non des gouts des critiques.


Jess

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Eric
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Message par Eric » mar. oct. 17, 2006 9:00 am

Ah ! Développe, tu m'intéresses...
"Ueeuuggthhhg", laissa échapper Caity. Ce qui aurait pu vouloir dire n’importe quoi.

PEREKAAN

Message par PEREKAAN » mar. oct. 17, 2006 2:00 pm

Alors, disons qu'il y a de la demande à l'étranger pour les petits français, mais qu'il faut qu'ils apprennent à se vendre.
Maintenant, certains livres s'écoulent plutôt bien, mais se font casser par la critique, invariablement (certains le méritent, d'autres peut être moins...) et ce sont ces chiffres qu'il faut mettre en avant plutôt que les critiques.
A l'inverse des bouquins se font encenser dans le milieu de la sf et quand on voit les resultats de vente, il faut bien reconnaître qu'il y a un fossé entre le lectorat et les critiques.
Pareil je ne vais pas donner de noms


Jess, ai je été clair.

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Mélanie
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Message par Mélanie » mar. oct. 17, 2006 2:05 pm

Mais quel rapport avec ce qui précède ? Je ne suis pas du tout ton raisonnement, là. :roll:

Et par ailleurs, tu pourrais me citer des exemples de bouquins exportés en fonction de leurs critiques et non de leurs ventes ? Je n'ai pas d'exemples en tête, et là, comme ça, je n'ai pas l'impression que ce soit si flagrant que ça.

Papageno
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Message par Papageno » mar. oct. 17, 2006 3:44 pm

Je ne sais pas les critères qui font qu’un livre est exportable ou non, mais ce que je sais c’est que les meilleurs ventes ne sont pas toujours ce qu’il y a de mieux, alors exporter les meilleurs ventes c’est aussi prendre le risque d’exporter ce qu’il y a de pire?
Pour les Critiques. Est-ce que leurs travails consistent seulement de faire un contre rendu sans se mouiller ou bien à faire une étude plus poussée –forcement subjective – mais qui peut éventuellement donner du sens aux œuvres qu’ils analysent ?
Et puis de toute façon si le critique se plante, personne n’est obligé de tenir compte de son avis
Perso, avant de suivre un critique, j’essai de connaître l’avis du dit critique sur ce que je connais, rien que pour voir si on a des atomes crochus ! Si oui, je suis, si non je cherche une confirmation ou un démenti !

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Eric
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Message par Eric » mar. oct. 17, 2006 4:25 pm

C'est, il me semble, une attitude avisée de ta part.

Je distingue "critique" et "chronique". Pour moi, un travail critique, est une étude documentaire détaillée, s'attachant tout aussi bien à la langue, qu'aux thématiques abordées, et qui tente de juger de la pertinence de l'un et de l'autre en regard d'une scène littéraire prééxistante. A la limite la notion de goûts personnels du lecteur n'a même pas à entrer en ligne de compte.

Soyons lucides, sur ActuSF, nous ne faisons pas ça (ou alors très rarement). Nous faisons des chroniques, c'est à dire des compte-rendus de lecture qui sont éminemment subjectifs. Raison aussi pour laquelle nous avons une politique de signature claire. Ainsi, chacun peut se faire sa petite échelle de valeur en fonction de tel ou tel chroniqueur (comme tu le suggérais Papageno).

Après nos avis ne sont ni meilleurs, ni moins avisés que les vôtres. Ce qui fait leur plus-value c'est le fait que nous sommes généralement plus au courant des tenants et aboutissants de l'actualité, que nous avons la possibilité d'aller chercher l'info à la source (c'est à dire l'éditeur, voire dans certains cas directement l'auteur), et que la force de l'habitude nous a donné une certaine vision de ce que l'on croit légitimement être en droit d'attendre d'un livre (ou qu'elle aurait du nous la donner). Et c'est là que notre perception est un peu différente de celle du lecteur lambda. Il peut nous arriver d'écrire une bonne chronique sur un roman que nous n'avons pas aimé, parce que ses qualités ne doivent pas être occultées par nos goûts personnels (ça m'est arrivé encore il n'y a pas si longtemps que ça avec Crash de Ballard).

Jess à l'air de penser que nous faisons la pluie et le beau temps. C'est flatteur de nous accorder ce crédit, mais très exagéré. Le mythe du critique tout puissant à la vie dure, mais c'est une illusion. Et en aucun cas il ne déterminerait, ou pas, l'éventuelle vente à l'étranger d'un roman. C'est gentil de vouloir décorer notre jardin en y mettant cette pierre, mais il me semble qu'elle serait plus à sa place dans celui des éditeurs. Ce sont eux qui doivent assurer la vie d'un livre sur le marché.

Cela dit, Jess, je suis d'accord avec toi au moins sur un point, nos écrivains français n'existent pas assez à l'international, et c'est regrettable.
"Ueeuuggthhhg", laissa échapper Caity. Ce qui aurait pu vouloir dire n’importe quoi.

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Mélanie
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Message par Mélanie » mar. oct. 17, 2006 5:14 pm

Autre chose, Jess, ton raisonnement m'étonne un peu de la part d'un jeune auteur publié qui a donc une idée de ce que sont réellement les chiffres de vente. Les bouquins qui cartonnent, y en a quand même pas tant que ça. Même ceux qui se vendent juste "correctement" ne sont pas légion. Si on pousse ton raisonnement plus loin, ça veut dire qu'on ne donnerait pas leur chance aux livres qui n'ont tout simplement pas trouvé leur public ? Enfin je ne te suis pas, sur ce coup-là.

Par ailleurs, je ne suis pas très au courant des ouvrages français traduits à l'étranger, mais je suis en train de chercher un exemple de bouquin qui ait encensé par la critique, qui ne se soit pas bien vendu et qui ait été traduit, mais aucun ne me vient. Si tu pouvais citer des exemples, ça m'intéresserait, parce que là, je ne suis pas convaincue.

Papageno
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Message par Papageno » mer. oct. 18, 2006 8:06 am

je ne suis pas très au courant des ouvrages français traduits à l'étranger
Y en a t-ils d’ailleurs (dans le monde anglo-saxon je veux dire). Je parle de livres entiers, pas seulement de quelques nouvelles, je parle aussi d’auteurs récents bien étiquetés SF et traduit en tant que tels.
Pas d’auteurs classiques (type jules verne) ni de livres classiques (type La planète des singes)

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Message par Mélanie » mer. oct. 18, 2006 8:40 am

Papageno a écrit :Y en a t-ils d’ailleurs (dans le monde anglo-saxon je veux dire).
Je crois que Jess parlait de traductions vers d'autres langues que l'anglais. Auquel cas, oui, il y en a. Mais les traductions vers l'anglais, effectivement, c'est rare. Les seules dont j'aie entendu parler ces dernières années, c'étaient justement des best-sellers en France, comme Houellebecq ou Darrieussecq. En SF, on arrive sans trop de mal à exporter des nouvelles, mais les romans, c'est autre chose.

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Eric
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Message par Eric » mer. oct. 18, 2006 9:30 am

Je crois savoir que quelques rares auteurs ont bénéficié de trad en anglais (Jean-Claude Dunyach, Jean-Louis Trudel, Pierre Bordage... ), mais pas vraiment, je crois, avec un roman.

Cela dit, si il est vrai que les éditeurs ne vendent pas beaucoup les auteurs français à l'étranger, il est vrai aussi que le marché est assez difficile d'accès. Mathias Echenay nous disait encore dernièrement qu'il essayait, sans grand succès de vendre d'Amasio et Beauverger à la trad, mais que ce n'est pas une démarche très naturelle dans les pays anglo-saxons, qui ont assez peu tendance à aller voir ce qui se fait ailleurs.
"Ueeuuggthhhg", laissa échapper Caity. Ce qui aurait pu vouloir dire n’importe quoi.

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Message par Mélanie » mer. oct. 18, 2006 9:42 am

Eric a écrit :Je crois savoir que quelques rares auteurs ont bénéficié de trad en anglais (Jean-Claude Dunyach, Jean-Louis Trudel, Pierre Bordage... ), mais pas vraiment, je crois, avec un roman.
Pour Jean-Claude Dunyach, c'étaient d'abord des nouvelles dans des revues, et ensuite un recueil (non pas traduit, mais composé exprès, je crois).
Eric a écrit :Cela dit, si il est vrai que les éditeurs ne vendent pas beaucoup les auteurs français à l'étranger, il est vrai aussi que le marché est assez difficile d'accès.
Mais encore une fois, je crois que Jess ne parlait pas spécifiquement du marché anglo-saxon, qui est un peu à part. Il y a pas mal d'autres pays dans lesquels il est plus facile de se faire traduire, ai-je cru comprendre.
Eric a écrit :Mathias Echenay nous disait encore dernièrement qu'il essayait, sans grand succès de vendre d'Amasio et Beauverger à la trad, mais que ce n'est pas une démarche très naturelle dans les pays anglo-saxons, qui ont assez peu tendance à aller voir ce qui se fait ailleurs.
C'est-à-dire que pour les nouvelles, d'après la petite expérience que j'en ai, il y a une grosse différence de démarche : il faut qu'on soumette les textes déjà traduits. A partir du moment où ils reçoivent les textes en anglais, les rédacteurs en chef des revues ont l'air très contents de publier des Français, en tout cas ils ne les traitent pas différemment des auteurs anglo-saxons. Il y a juste qu'ils n'iront jamais faire cette démarche de lire les textes en français et de les faire traduire eux-mêmes. Pour les romans, il paraît que c'est beaucoup plus difficile.

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Message par Eric » mer. oct. 18, 2006 9:50 am

Bref, très exactement l'inverse de notre démarche, ici en France, et chez la plupart des non-anglophones.
"Ueeuuggthhhg", laissa échapper Caity. Ce qui aurait pu vouloir dire n’importe quoi.

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Message par Mélanie » mer. oct. 18, 2006 9:56 am

Eric a écrit :Bref, très exactement l'inverse de notre démarche, ici en France, et chez la plupart des non-anglophones.
Yep. Mais encore une fois -- pour les nouvelles en tout cas -- il n'y a pas comme on pourrait l'imaginer une méfiance par rapport aux textes étrangers. Franchement, j'ai même l'impression qu'ils sont tout contents quand ils tombent sur un texte français (ou autre) qui leur plaît et qu'ils ont envie de publier. Ils disent même regretter de ne pas pouvoir le faire plus souvent, dans le sens où ils ne reçoivent pas beaucoup de traductions... Et là, il y a une grosse différence culturelle, j'ai l'impression que le fait d'aller chercher les textes eux-mêmes ne leur viendrait pas à l'esprit.
Les romans, encore une fois, c'est autre chose, et ça me paraît beaucoup plus fermé.

jerome
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Message par jerome » mer. oct. 18, 2006 10:11 am

Mélanie a écrit :Yep. Mais encore une fois -- pour les nouvelles en tout cas -- il n'y a pas comme on pourrait l'imaginer une méfiance par rapport aux textes étrangers. Franchement, j'ai même l'impression qu'ils sont tout contents quand ils tombent sur un texte français (ou autre) qui leur plaît et qu'ils ont envie de publier. Ils disent même regretter de ne pas pouvoir le faire plus souvent, dans le sens où ils ne reçoivent pas beaucoup de traductions... Et là, il y a une grosse différence culturelle, j'ai l'impression que le fait d'aller chercher les textes eux-mêmes ne leur viendrait pas à l'esprit.
Les romans, encore une fois, c'est autre chose, et ça me paraît beaucoup plus fermé.
bref, il manque une agence de traduction du français vers l'anglais avec un agent sur place pour placer les nouvelles des auteurs français dans les revues anglo-saxonnes. Qui est volontaire ?
Jérôme
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Message par Mélanie » mer. oct. 18, 2006 10:40 am

jerome a écrit :bref, il manque une agence de traduction du français vers l'anglais avec un agent sur place pour placer les nouvelles des auteurs français dans les revues anglo-saxonnes. Qui est volontaire ?
Tu peux zapper la partie concernant l'agent sur place, ce n'est absolument pas nécessaire à mon avis (je crois qu'il suffit tout bêtement d'envoyer les textes aux revues par courrier : encore une fois, les rédacteurs en chef ne font pas de distinction entre les textes anglo-saxons et les textes traduits). La partie agence de traduction par contre, y a un concept à creuser. :wink:

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