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Mathieu Gaborit est l'invité du forum
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Mathieu G.



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MessagePosté le: Mar Oct 04, 2011 1:50 pm    Poster un sujet: Répondre en citant

-> Ansset,

Oui, l'urban fantasy et tes références me parlent.
L'anticipation lorgne vers le polar et je veux trouver une convergence, une "contemporanéité" de la pensée dite magique. C'est mon envie aujourd'hui.

Pour les coups de coeur... En France, Joël Houssin, beaucoup. S. Brussolo. P. Bordage et R. Canal. A l'étranger, plutôt K.W Jeter et G.A Effinger.
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jerome
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MessagePosté le: Mar Oct 04, 2011 2:25 pm    Poster un sujet: Répondre en citant

Je reviens sur les Crépusculaires. Nous avons été nombreux à être marqué par ce récit.

Comment l'as-tu composé ? Comment as-tu travaillé ? Et quel regard postes-tu dessus aujourd'hui ?
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Jérôme
'Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal.' Robert Sheckley
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Mathieu G.



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MessagePosté le: Mar Oct 04, 2011 3:14 pm    Poster un sujet: Répondre en citant

Les Crépusculaires, pour moi, c'est le début de l'écriture, celle du roman proprement dit. Je me souviens des premières pages tapés sur une machine à écrire électronique offerte pour mon anniversaire. Un engin étrange, avec un petit écran, qui pouvait imprimer la page. C'est l'adolescence. A la première page, j'enterre mon père. Dans les suivantes, le héros franchit les portes d'un collège où les maisons blanches, en pierre de taille, sont envahies/pénétrées par de grands arbres noirs et tortueux.
Bref, l'adolescence
Mais bon, un embryon. Quelque chose de personnel qui évolue tout doucement tandis que je me consacre au JdR. Au début des années 90, je coécris un premier jeu de rôle (Ecryme) avec Guillaume Vincent. Un trophée Casus Belli (bon dieu qu'on était fier !) et je rencontre Multisim. C'est comme ça que Souffre-Jour, un embryon, est devenu un roman. Parce que je prends un café avec Stéphane Marsan, qu'il me dit qu'il va créer une maison d'édition (Mnémos donc) et qu'il cherche des manuscrits.
Je lui parle de Souffre-Jour, il adhère.
Je rentrer chez moi, j'écris la suite.
Mnémos a initié quelque chose à l'époque. Une belle coïncidence et sans doute un peu plus que cela entre des auteurs, une époque avide de fantasy et un éditeur.

Souffre-Jour sort. C'est un succès.
Je publies les deux volumes suivants et depuis, les Crépusculaires ont eu le privilège de devenir un bouquin de fond (dixit les libraires) dans les rayonnages.

Lors du passage en poche chez J'ai Lu, j'ai eu le malheur de relire les premières moutures publiées chez Mnémos.
J'ai tout repris.
C'était peut-être bien, j'en sais rien. A l'époque, je commençais tout juste à découvrir le métier d'écrivain tout comme Stéphane le métier d'éditeur. Et c'est cela, entre autres, qui a forgé nos identités.
Dans ma tête, les Crépusculaires ont eu plusieurs vies. En poche puis en grand format chez Mnémos. Puis de nouveau en poche chez J'ai Lu avant l'intégrale chez Mnémos (avec Abyme).
Aujourd'hui, je serais incapable d'écrire un truc pareil. C'est normal, j'ai quinze ans de plus. Et je crois qu'il faut assumer ces bouquins de jeunesse. Réécrire est assez malsain. C'est du Sisyphe, c'est un aveu d'incertitude et en imaginaire comme ailleurs, les lecteurs ont envie d'un regard affirmé, d'une certitude.
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jerome
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MessagePosté le: Mar Oct 04, 2011 3:31 pm    Poster un sujet: Répondre en citant

C'est à ce moment là devant ta machine à écrire électronique que tu te dis que tu veux être écrivain ? Tu te souviens de la manière dont tu as travaillé ? Comment travailles-tu d'ailleurs tes romans ?
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Jérôme
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Mathieu G.



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MessagePosté le: Mar Oct 04, 2011 3:55 pm    Poster un sujet: Répondre en citant

Non, je me suis dis que je voulais en devenir un quand j'ai osé formuler les premières phrases. C'était sur des feuilles blanches. J'avais treize ans je crois. C'était des pages noircies, éparses mais déjà une volonté "fictionnelle". Pas d'états d'âme. L'envie de raconter une histoire avec des mots. J'avais déjà le jeu de rôle où j'étais maître du jeu. J'écrivais mes scénarios, mes aides de jeu. Autant de réflexes qui ont longtemps pesé sur mon approche de l'écriture.
Il y a une foutue différence entre l'écriture dévouée au JdR et celle du roman. Deux approches viscéralement opposées qui servent toutes deux l'imaginaire. Dans le JdR, tu formalises une intention presque organique, un théâtre éphémère. Tu crées les conditions d'une étincelle, tu ne fixes rien, tu t'en remets à une alchimie qui prendra ou ne prendra pas.
Dans le roman, cette intention se cristallise. C'est une autre temporalité.

Je travaille toujours en deux temps. Les notes sur le papier, l'écriture sur l'écran. La feuille reste, en amont, le meilleur moyen de déployer une histoire. Des croquis, des notes qui se chevauchent, un joyeux capharnaüm destiné à creuser, à récurer tes idées.
Et puis le grand saut. Devant l'écran. Le plus difficile pour moi. Dépasser une déférence naturelle à l'égard des mots. Oser fixer l'imaginaire. C'est ça, je crois, qui me hante. C'est un moment, finalement, où l'imaginaire (la fiction, on l'appelle comme on veut) n'a plus vocation à évoluer. Bien sûr, il y a les corrections mais, dans l'acte lui-même, il y a déjà une prise de position vertigineuse. Un ancrage, donc. Un imaginaire sédentarisé. C'est ce que je ressens devant l'écran.
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Orkan von deck



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MessagePosté le: Mar Oct 04, 2011 5:47 pm    Poster un sujet: Répondre en citant

Bonjour Matthieu, merci de répondre à nos questions avec autant de précisions et d'informations. Pour ma part, étant un fan de steampunk, j'aimerais savoir si tu comptes un jour reprendre l'écriture de romans qui ne soient pas de la fantasy, et donc pourquoi pas reprendre les deux univers steampunk sur lesquels tu as travaillé par le passé ? Ecryme-Bohème a l'air d'être au gout du jour, puisqu'il est réédité en poche et jdr ; Les confessions d'un automate mangeur d'opium devait être le début d'une série de romans, et Fabrice Colin m'a déjà dit qu'il aimerait beaucoup reprendre cet univers un jour.

Donc pour résumer : y a t'il une chance qu'un jour tu retouches à ce type de projets et d'univers ?
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Mathieu G.



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MessagePosté le: Mar Oct 04, 2011 6:09 pm    Poster un sujet: Répondre en citant

Hello Orkan,

Le steampunk reste un sujet terriblement proche. Presque comme une maison de famille. La redingote et les machines à vapeur ont un effet indubitablement érectile chez moi et j'espère y revenir, bien sûr, sous une forme ou une autre. Au steampunk, j'entends.

Oui, pour les Confessions, nous avions développé l'univers et on pourrait théoriquement s'en emparer à nouveau. Avec un plaisir renouvelé, je crois.
Affaire à suivre Wink
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jerome
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MessagePosté le: Mer Oct 05, 2011 7:37 am    Poster un sujet: Répondre en citant

Bonjour Mathieu. Deuxième jour de discussion. Smile Justement, puisque l'on parlait de Steampunk, comment est née l'idée de faire Confession avec Fabrice Colin ? Et comment avez-vous travaillé tous les deux ?
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Jérôme
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Mathieu G.



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MessagePosté le: Mer Oct 05, 2011 9:10 am    Poster un sujet: Répondre en citant

A l'origine, j'ai rencontré Fabrice via le jeu de rôle.
On s'est retrouvé à Multisim et on a vraiment commencé à bosser ensemble sur des jeux de rôle, des bibles "univers", ce genre de chose.
Il a publié chez Mnémos et notre collaboration sur Confession est venue presque naturellement dans la mesure où on partageait un même quotidien. Ecrire des jours entiers, l'un à côté de l'autre, dans une cave voûtée d'une ancienne baraque de mousquetaires, cela crée des lien. On était dans une logique stakhanoviste à l'époque. Dans le JdR, pour gagner ta vie, tu écris comme un forçat.
Ce sont de très bons souvenirs. Presque trop, d'ailleurs. J'en garde une vraie nostalgie. Multisim/Mnémos fonctionnait comme un studio de création. C'était rarement facile sur le plan financier mais cela importait peu comparé à ce qu'on pouvait générer en étincelles.
Confession, donc.
Deux potes auteurs qui partagent la même attirance pour le steampunk. Je me souviens de nos premières discussions sur l'histoire et l'univers. Dans un café rue des Ecoles, la Petite Périgourdine. Le QG des auteurs Multisim/Mnémos. Un café sans charme, peuplé de serveurs étranges et vaguement lovecraftien, devenu un haut lieu du brainstorm endiablé.
On y pose les bases de l'univers, les lignes de force. Puis on écrit le synopsis avant de formaliser un principe simple : un chapitre en alternance avec un personnage identifié. En l'occurrence, Fabrice fait la femme.
Cool
Deux regards subjectifs qui rebondissent de chapitre en chapitre, qui nous permettent d'être au plus près de nos sensibilités tout en déroulant l'histoire.
C'est un procédé que je trouve particulièrement savoureux. Parce qu'on peut se surprendre (on prenait soin de laisser ça et là quelques patates chaudes pour corser le chapitre suivant), parce qu'on peut écrire sans se trahir.
L'écriture a été plutôt fluide, c'est le souvenir que j'en ai.
Fluide et surtout harmonieuse. On n'a jamais eu le sentiment de devoir limer nos écritures dans un sens ou dans un autre pour conserver une tonalité unique. Le choix de deux personnages distincts et de leur regard subjectif rend l'écriture à quatre mains très naturelle.
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jerome
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MessagePosté le: Mer Oct 05, 2011 9:24 am    Poster un sujet: Répondre en citant

Ce livre a connu un itinéraire étonnant puisqu'il est désormais publié au Serpent à Plume. Peux-tu nous raconter comment ça s'est fait ? Et est-ce qu'être publié chez un éditeur "généraliste" a changé quelque chose par rapport à tes autres titres en poche ?
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Jérôme
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Mélanie



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MessagePosté le: Mer Oct 05, 2011 9:38 am    Poster un sujet: Répondre en citant

Tu parlais de ton rapport à la fantasy qui est en train de changer. Chronique du soupir, au vu du résumé, semble appartenir justement à ce type de fantasy. Quel a été ton rapport à la conception et à l'écriture de ce livre, de ce point de vue ?
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Leia Tortoise



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Messages: 3
Localisation: Limousin

MessagePosté le: Mer Oct 05, 2011 9:54 am    Poster un sujet: Répondre en citant

Je rejoins Mélanie sur ce renouveau d'écriture fantasy dans Chronique du soupir (que je suis en train de lire avec délectation) : est-ce que justement, cette réappropriation ne peut pas être la solution qui vous redonne le goût d'écrire de la fantasy, en traçant votre propre route qui sorte des sentiers battus et des "règles" du genre?

Les autres questions que j'avais en tête ont déjà été posées et répondues avec beaucoup de précision, je tiens d'ailleurs à vous remercier ainsi qu'ActuSF pour cet échange très riche et passionnant. (et je serais particulièrement ravie d'une suite aux Confession d'un automate mangeur d'opium!)

Peut-être malgré tout un petit détail, à propos de l'influence des JdR et de l'écriture dans des univers qui en sont issus (Bohême, Abyme) : vous l'avez dit, l'écriture en JdR et en roman est différente, mais est-ce que vous avez pu être directement inspiré de parties de jeu, je veux dire spécifiquement par des idées, des éléments apportés par d'autres joueurs?
Ou bien avez-vous envisagé l'écriture des romans volontairement de plus loin, pour partir sur une nouvelle création plus personnelle.

Et dans quelle mesure le quotidien peut-il vous inspirer?
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(mon avatar est un croquis de mon amie Anilori)
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Jacques Ah !



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MessagePosté le: Mer Oct 05, 2011 11:02 am    Poster un sujet: Répondre en citant

Bonjour Matthieu, j'ai moi-même écrit durant les années 90 et je me suis beaucoup inspiré de Tolkien et de Donjon et Dragon, jeu de rôle auquel j'ai joué durant les année 80. Je voudrais savoir ce que tu penses du Cycle de Pern et de ses dérivés d'Anne Mac Caffrey et aussi de toute la vague de remise à l'honneur de R.E. Howard, de Conan et d'un certain nombre d'autres de ses personnages...

Cela car dans deux ou trois de tes ouvrages que j'ai lu, j'ai remarqué le caractère très Héroïc Fantasy de tes descriptions et je voudrais savoir quelles sont quelques-unes de tes sources d'inspiration. Je ne pense pas qu'il s'agisse de Star Wars, ni de Star Trek, quoique... va savoir !

Bonne journée. ludwig van. Smile
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Artiste polymorphe, écrivain et président d'un Groupe d'Entraide Mutuel : le Social Art Postal Club de Choisy-le-Roi. Site : http://jacquesabeasis.e-monsite.com ;
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Mathieu G.



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MessagePosté le: Mer Oct 05, 2011 12:12 pm    Poster un sujet: Répondre en citant

jerome a écrit:
Ce livre a connu un itinéraire étonnant puisqu'il est désormais publié au Serpent à Plume. Peux-tu nous raconter comment ça s'est fait ? Et est-ce qu'être publié chez un éditeur "généraliste" a changé quelque chose par rapport à tes autres titres en poche ?


Mince, je t'avoue que j'ai oublié la manière dont cela s'est passé. Je peux te répondre, en revanche, sur l'aspect "généraliste". Sur le fond, je m'en contrefous. Réellement. Et cela n'a strictement rien changé. Ce que je trouve important, c'est le regard d'un éditeur. Qu'il soit généraliste ou spécialisé en SF biélorusse, peu m'importe. Son regard, son intérêt pour un bouquin, sa volonté de passeur.
Sur la forme, en revanche, j'étais plutôt enchanté d'avoir une couverture non-figurative. Je ne sais si, encore une fois, c'est une histoire de génération, mais les illustrations propre au genre me font de plus en plus frémir la rétine. En l'occurrence, j'aimais beaucoup cette couverture du Serpent à Plume. Je préfère l'évocation à l'illustration formelle.
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Mathieu G.



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MessagePosté le: Mer Oct 05, 2011 12:22 pm    Poster un sujet: Répondre en citant

Mélanie a écrit:
Tu parlais de ton rapport à la fantasy qui est en train de changer. Chronique du soupir, au vu du résumé, semble appartenir justement à ce type de fantasy. Quel a été ton rapport à la conception et à l'écriture de ce livre, de ce point de vue ?


Un vrai bouleversement.
Jusqu'ici, j'avais opéré une distinction nette et franche entre l'imaginaire et la vie. Comme si les deux étaient antagonistes, comme si le fait de puiser dans le réel pouvait être une condamnation implicite de la pensée magique. Vraiment, pour moi, c'était un acte délibéré et assumé.
Et puis, brusquement, la frontière a cédé.
Pour le coup, l'enjeu n'est pas de nourrir explicitement le roman avec la vie mais de raffiner cette dernière pour restituer une vérité. Parce que je l'ai vécu, je peux y puiser des détails qui ont une crédibilité absolue (de mon point de vue, j'entends. Dans l'acte d'écriture).
Pour le Soupir, j'ai voulu être plus près de la vérité. Bon, c'est un peu conceptuel ce que je raconte. En fin de compte, j'ai simplement sacrifié ma pudeur et osé capturer le vécu pour le mastiquer dans ma petite raffinerie imaginaire.
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