Stéphane Beauverger online

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Transhumain
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Message par Transhumain » mar. mars 31, 2009 10:50 am

sTeF a écrit :Encore une fois, c'est "la forme qui me semblait la plus propice à mon projet". Mais je ne doute pas que le Transhumain va me décortiquer tout ça en long, en large et en travers et dégoter les références nécessaires :D
Les références, je ne sais pas. Je ne suis pas assez calé en récits de piraterie et en narratologie pour ça. Mais sinon, ouais. Ca va interpréter grave.
On m'a parlé hier soir de "Sur des mers plus ignorées" de Tim Powers et de "Stalker" de... je ne sais plus .
Stalker, des frères Strougatski.

SInon, y a-t-il encore des cris de mouettes cachés dans le Déchronologue ?

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fabrice
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Message par fabrice » mar. mars 31, 2009 10:51 am

Message personnel : Stéphane, si j'avais su que tu aimais cette chanson (I see a darkness), je t'aurais offert une bière bien avant celle que je t'offrirai la prochaine fois qu'on se voit.
Modifié en dernier par fabrice le mar. mars 31, 2009 10:54 am, modifié 1 fois.

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Stéphane
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Message par Stéphane » mar. mars 31, 2009 10:52 am

Stéphane,

Tu parles beaucoup du travail de documentation.

Quelle part du temps consacré à tes projets prend-t-il ?

Comment te viennent tes idées pour tes romans ? Est-ce que tu sais déjà ce qu'il va y avoir dedans avant de les écrire, ou est-ce que tes recherches documentaires t'amènent la plus grande part des idées ?

systar
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Message par systar » mar. mars 31, 2009 10:53 am

Puisqu'on parle de musique, je ne résiste pas au plaisir d'indiquer l'un des sommets de la Bande-son du Déchronologue:
http://www.deezer.com/track/2397480
8)

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Stéphane
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Message par Stéphane » mar. mars 31, 2009 11:02 am

systar a écrit :Puisqu'on parle de musique, je ne résiste pas au plaisir d'indiquer l'un des sommets de la Bande-son du Déchronologue:
http://www.deezer.com/track/2397480
8)
Yeah ! Tous avec moi !

Vins qui pétillent
Femmes gentilles
Sous des baisers brûlants d'amour
Plaisirs, batailles
Viv' la canaille
Je bois, je chante
Et je tue tour à tour.


Merci Systar :D

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Transhumain
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Message par Transhumain » mar. mars 31, 2009 11:02 am

fabrice a écrit :Message personnel : Stéphane, si j'avais su que tu aimais cette chanson (I see a darkness), je t'aurais offert une bière bien avant celle que je t'offrirai la prochaine fois qu'on se voit.
Bon, faut qu'on fonde un club, alors.

systar
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Message par systar » mar. mars 31, 2009 11:02 am

Le personnage de Cendre, dans la Trilogie du Chromozone, fait penser à l'un de ces enfants-dieux et enfants -ou hommes - messies que la littérature a parfois très bien mis en scène. (des Bucoliques de Virgile à Leto Atréides... ou à Jdrien de GJ Arnaud).

Cendre n'était-il là que pour incarner un messianisme individuel, une "idéologie" qui avait fait son temps et devait céder la place à la tentative d'abandon de l'individualité que représentent les Noctivores?

systar
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Message par systar » mar. mars 31, 2009 11:06 am

question liée à la précédente:

il t'est arrivé de parler du salut, de t'interroger sur cette notion dans tes romans.
Quel est le type de salut dont tu parles? (politique, moral, historique, eschatologique?...)

Y a-t-il quelque chose comme une soif de rédemption (mais laquelle?) qui serait première, qui serait une constante chez l'homme, et dont la religion ne serait que l'une des reprises/réactualisations particulières?

sTeF

Message par sTeF » mar. mars 31, 2009 11:15 am

Alcor a écrit :Hello Stéphane,

la trilogie Chromozone peut s'apparenter - en partie - au genre post-apocalyptique : quels sont les ouvrages de cette riche famille qui t'ont inspirés (si tel fut le cas) ?
Hello Alcor ! :)
(Référence à Goldorak ? Ou je suis juste un gros geek ?)

Je crois qu'il n'y a pas que des livres de post-apo qui m'ont influencés, mais plus généralement un grand pan de la culture de la "déglingue", de la "zone", apparue dans les années 70 et 80 (la culture punk, tout ça...)

En littérature, le temps de faire un saut vers ma bibliothèque, et de revenir, et je peux te citer en vrac les livres suivants : "L'autoroute sauvage" et "La mort en billes" de Gilles Thomas, "Inner City" de Jean-Marc Ligny, "Les années fléaux" de Norman Spinrad, La malédiction de l'éphémère et Le cimetière des papillons de Richard Canal...

Il y en as sûrement d'autres, mais ce sont les premiers sur lesquels j'ai posé la main en fouillant 30 secondes.

Au cinéma, je pourrai citer "Mad Max" (surtout le premier opus, éventuellement le deuxième, et certainement pas le troisième) et "New York 1997". 8)

Shalmaneser
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Message par Shalmaneser » mar. mars 31, 2009 11:16 am

sTeF a écrit : Si je n'ai pas répondu assez précisément à ta question, n'hésite pas à revenir à la charge :)
Non non, c'est parfait - en fait ma question portait surtout sur les chansons évoquées dans le Déchro (si tu permets qu'on lui attribue déjà ce sobriquet ^^), que j'écoute systématiquement pendant ma lecture, et qui me semblent presque toujours participer à la "mise en scène" globale de chaque chapitre.

Quant à cette histoire de mouettes et de Prosopopeye, je suis convaincu que la recherche stylistique ne relève pas toujours d'une démarche consciente ou d'un "calcul", et qu'elle est plutôt de l'ordre de l'intuition ou, comme tu dis, d'un "souffle interne". En fouillant un peu le texte, on trouve toujours des choses étonnantes, pourvu que ce souffle existe.
sTeF a écrit :Tiens, en parlant de Tim Powers, je réalise que "Les Voies d'Anubis" (livre qui m'a beaucoup marqué) pourrait faire partie des œuvres ayant participé à l''échafaudage du "Déchronologue".
Par ma barbe, ça aussi c'est intéressant ! j'allais justement t'en parler. J'avais justement suivi ton conseil et lu (et chroniqué) Les Voies d'Anubis. Il y a effectivement des points de convergence entre les deux récits, notamment autour de ce livre d'histoire de la piraterie donné à Villon par le Targui de la Grève-Rousse. A partir de l'acquisition de ce livre, la confusion entre le passé, le présent et l'avenir provoque chez Villon ou Le Vasseur le même vertige que pour Brendan Doyle, qui court après la réalisation d'un futur déjà tracé... Bref, tu as déjà répondu à ma question - je rêve, ou les distorsions temporelles de ton récit sont en train de gagner le forum ? :lol:

sTeF

Message par sTeF » mar. mars 31, 2009 11:29 am

Transhumain a écrit : Stalker, des frères Strougatski.
Thks pour la référence.
SInon, y a-t-il encore des cris de mouettes cachés dans le Déchronologue ?
J'ai décidé qu'il y aura des cris de mouettes dans chaque roman que je publierai ! :D

sTeF

Message par sTeF » mar. mars 31, 2009 11:33 am

fabrice a écrit :Message personnel : Stéphane, si j'avais su que tu aimais cette chanson (I see a darkness), je t'aurais offert une bière bien avant celle que je t'offrirai la prochaine fois qu'on se voit.
Réponse tout aussi personnelle : cochon qui s'en dédit.
Sinon, juste, Will Oldham est un génie (pour une fois, le terme ne sera pas galvaudé).

sTeF

Message par sTeF » mar. mars 31, 2009 11:36 am

systar a écrit :Puisqu'on parle de musique, je ne résiste pas au plaisir d'indiquer l'un des sommets de la Bande-son du Déchronologue:
http://www.deezer.com/track/2397480
8)
C'est un des choix du capitaine Villon que je n'aurais pas fait, mais c'est lui qui a voulu :lol:

On était un peu dans le consensus sur ça ou ça (et bizarrement, je sens que ça va te plaire non plus ^^)

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Transhumain
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Message par Transhumain » mar. mars 31, 2009 11:47 am

sTeF a écrit :J'ai décidé qu'il y aura des cris de mouettes dans chaque roman que je publierai ! :D
J'aime ça.
Plus sérieusement, le Déchro est ton premier roman, je crois, à être écrit à la première personne. Comment ce choix s'est-il imposé ?

Autre chose. On se déplace beaucoup dans tes romans. Villon, dans le Déchro, navigue évidemment d'île en île, mais il marche aussi, par exemple vers Noj Peten. Quelle importance ont pour toi les déplacements géographiques des personnages ? S'agit-il d'une simple question de dynamique du récit, où est-ce une nécessité plus profonde ?

sTeF

Message par sTeF » mar. mars 31, 2009 12:05 pm

Stéphane a écrit :Stéphane,

Tu parles beaucoup du travail de documentation.

Quelle part du temps consacré à tes projets prend-t-il ?
Dans le cas du "Déchronologue", le temps de documentation a été au moins (euphémisme) aussi important que le travail de rédaction. D'autant plus que, pour des raisons liées à la nature de la structure déchronologique du récit, j'ai du écrire le roman deux fois :?
Et j'ai continué à me documenter au fur et à mesure de la rédaction, à chaque fois que j'étais confronté à une question d'authenticité historique.

Je croyais avoir quelques bases en terme de vocabulaire maritime, de navigation à voile, mais quand il s'agit de rentrer dans les détails, juste tu te procures un dictionnaire dédié :)

Pareil pour les vêtements ou l'alimentation des Maya, l'organisation économique des colonies espagnoles (comment fonctionne la redoutable Casa de contratacion ?), ou la justice des mêmes colonies (juge-t-on un criminel sur place où est-t-il renvoyé en Espagne ?). Etc.

Comme je l'ai déjà raconté en petit comité, j'ai découvert avec horreur à la moitié du roman que le "rhum" n'existait pas encore, et que mes marins allaient devoir se contenter de "tafia" et de "guildive". tout à mon iconographie (un pirate, ça boit du rhum !) j'avais failli passer à côté de ce léger détail ^^
Bon en fait, il semblerait que les premiers essais se fabrication de rhum se soient produits autour de 1635, donc, j'aurais pu estimer que ça passait... Mais on parle là d'essais, pas de commercialisation ni de passage dans le langage courant d'un terme. Alors, je me suis juste contenté, à un moment, de faire déguster par Villon une excellente bouteille de "guildive raffinée" rapportée par Francisco Molina de La Barbade. On peut considérer que c'est du rhum, mais Villon ne le sait pas :lol:
Comment te viennent tes idées pour tes romans ? Est-ce que tu sais déjà ce qu'il va y avoir dedans avant de les écrire, ou est-ce que tes recherches documentaires t'amènent la plus grande part des idées ?


pour moi, les deux se nourrissent mutuellement. J'ai mes idées initiales, ma trame, mais il arrive régulièrement que mes lectures et recherches approfondissent tel ou tel chapitre, voire le reconfigurent totalement. Par exemple, quand j'ai découvert à quelles extrémismes éthyliques se livraient les Mayas, et vu la grande posture alcoolique du capitaine Villon, je ne pouvais pas ne pas le mettre au défi de "boire autant qu'un Maya"... Pendant les premières minutes, il croit qu'il va aisément tenir la distance... Après, ça se complique un peu :twisted:

En ce qui concerne ta question plus générale "Comment te viennent tes idées pour tes romans ? " , je serai bien en peine de t'expliquer le processus en détail. Mon prof d'écriture (Pierre Christin) nous avait expliqué en cours que c'était souvent les associations d'idées qui créaient des concepts intéressants. Il a cité une fois l'équation suivante : "Mad Max + Le Grand Bleu = Waterworld" :lol: :lol: :lol:

Pour "le Déchronologue", j'avais deux idées : une "vraie" histoire de pirates pour rendre hommage au roman picaresque et d'aventure de mon enfance, et l'idée de chocs temporels vus à travers le regard de celui qui subit ces visites, et non pas à travers celui des envahisseurs. Dans tout le roman, il y a un seul passage "vu par le regard des envahisseurs" (et encore, de manière assez désincarnée) : quand les Americanos viennent avitailler à Maracaibo, la narration passe brièvement du point de vue de ceux-ci regardant approcher les barcasses des "indigènes".

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