Gilles Dumay online

Gilles Dumay sera l'invité du forum Actusf lundi, mardi et mercredi 19, 20 et 21 octobre

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GillesDumay
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Message par GillesDumay » lun. oct. 19, 2009 10:58 am

Patrice a écrit :Bonjour Gilles,

Personnellement, c'est ton parcours antérieur à Denoël que je souhaiterais éclairer. Qu'étaient donc les éditions Orion, et quelle y était ta place?
Tu as aussi réalisé les couvertures pour Etoiles Vives. Et maintenant plus rien en matière d'illustration. Pourquoi?

A+

Patrice
Bonjour Patrice,

Orion Editions et Communication publiait les livres Etoiles Vives, qui étaient diffusés par Encrage au début, puis très rapidement par les éditions du Bélial. Mon départ chez Denoël m'a obligé à lâcher Etoiles Vives qui a agonisé quelques années durant.

Quant aux illustrations de couverture, il suffit d'en voir une pour se féliciter que je n'ai jamais eu l'idée d'en faire chez Denoël.

GD

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Patrice
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Message par Patrice » lun. oct. 19, 2009 11:16 am

Salut,
Quant aux illustrations de couverture, il suffit d'en voir une pour se féliciter que je n'ai jamais eu l'idée d'en faire chez Denoël.
Quand on voit ce qui a pu se faire ailleurs, ma foi, il n'y avait rien de honteux dans ces collages.

A+

Patrice

GillesDumay
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Message par GillesDumay » lun. oct. 19, 2009 11:20 am

Eric a écrit :Tu parles d'"un premier clash" avec Olivier Rubinstein, et par ailleurs, tu ne fais pas mystère qu'il y en a eu d'autres. On a néanmoins l'impression d'un respect mutuel et d'une confiance renouvelée de la part de ta direction.
Au bout de dix ans, quelle place as-tu réussi à te faire chez Denoël ?
Nous sommes en train de redéfinir mon poste, ce n'est pas fait (je crois qu'Olivier Rubinstein attend de voir comment se passent les dix ans ; je serais à sa place, je ferais pareil). Je faisais dix livres par an, j'en ai 17 budgétés l'an prochain. J'ai convaincu tout le monde qu'il fallait "y aller", on a acheté des titres porteurs ; en échange, ils ont des attentes légitimes. 2010 va être crucial pour moi. En tout cas, je ne resterai pas longtemps aux commandes d'une collection qui ne marche pas.

Avec Olivier Rubinstein, on a eu lui et moi, beaucoup de mal les premières années, ça s'est pacifié au bout de cinq ans, quelque chose comme ça. On se voit très peu, parce que je travaille chez moi, j'habite en province et que je suis très autonome. On se voit principalement pour les couvertures et les histoires de pognon. Nous avons une chose en commun qui nous a toujours rapprochés, nous sommes autodidactes. Il a un CAP de peintre en bâtiment. Je n'ai pas fait d'études au-delà de mon bac scientifique que j'ai eu "sur le tard", disons.

Olivier Rubinstein a une importance cruciale dans ce qu'est Lunes d'encre, il sait ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas (pas de littérature de gare, de séries B, de fantasy bas de gamme). Il a perdu de l'argent avec cette collection (notamment ces dix-huit derniers mois), il en a aussi gagné et il m'a toujours dit que si je m'en allais pour une raison ou pour une autre, il me remplacerait et qu'il n'arrêterait pas la collection. Il est très attaché à certains auteurs comme Dick et Asimov, et cet attachement va au-delà de la dimension commerciale de ces auteurs.

Quand il dit "non" à un projet ; je pense à La Cité des saints et des fous où il m'avait dit un truc du genre : "les histoires de calmars c'est marrant cinq minutes, tu vas te planter", je ne prends même pas une minute pour défendre mon truc. J'ai confiance en son instinct. J'enrage, forcément, mais je passe très vite à autre chose.

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Eric
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Message par Eric » lun. oct. 19, 2009 11:27 am

Tu les a déjà évoqué sur ce forum et tu y fait allusion une nouvelle fois dans ta réponse, mais des changements d'importance s'annoncent pour 2010 en ce qui concerne Lunes d'Encre.

Tu peux nous en dire un peu plus ?
"Ueeuuggthhhg", laissa échapper Caity. Ce qui aurait pu vouloir dire n’importe quoi.

GillesDumay
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Message par GillesDumay » lun. oct. 19, 2009 11:32 am

Don Lorenjy a écrit :Et en termes de communication, est-ce de ton ressort chez Denoël ou sous la seule responsabilité des commerciaux ?
Le budget marketing de Lunes d'encre est minuscule (normal, il est calculé à partir du chiffre d'affaire) ; je ne fais pas ce que je veux, évidemment, mais c'est rare que Véronique Lecler-Barthélémy ne soit pas d'accord avec moi sur la façon de dépenser cet argent.
Cette année, j'ai explosé ce budget (me suis-je laissé dire, sifflotement innocent), principalement à cause du catalogue des dix ans.

On a essayé plein de trucs en matière de com' (de la pub radio, notamment) ; à l'échelle de Lunes d'encre, ce qui marche le mieux c'est une grosse presse ou le GPI. Evidemment une grosse presse + le GPI, là c'est le carton assuré (La Séparation, Spin).

Il faut toujours garder à l'idée que Lunes d'encre n'est vendu que dans 300 librairies/fnac en France, donc mettre des 4x3 dans le métro, cool, ça va faire péter les chevilles de l'auteur, mais rien d'autre.

GD

GillesDumay
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Message par GillesDumay » lun. oct. 19, 2009 12:03 pm

Eric a écrit :Tu les a déjà évoqué sur ce forum et tu y fait allusion une nouvelle fois dans ta réponse, mais des changements d'importance s'annoncent pour 2010 en ce qui concerne Lunes d'Encre.

Tu peux nous en dire un peu plus ?
En fait beaucoup de choses vont changer et pas seulement sur Lunes d'encre.

Olivier Rubinstein m'a demandé de lui proposer (en sus de Lunes d'encre) des thrillers, des titres Grand Public, ce que je faisais déjà (je publie Fabienne Ferrère), mais ce coup-ci au lieu de réfléchir au coup par coup, on cadre davantage, du genre : "voilà, t'as X titres GP l'an prochain, budgète et propose."

Premier titre Grand Public 2010 : Les Démons de Paris, de Jean-Philippe Depotte
Un livre envoyé par l'auteur pour Lunes d'encre qui sortira en février (j'ai mis une présentation sur le site 'ami" du cafardcosmique). Je trouve le texte formidable, ambitieux, prenant, d'une érudition rare (Papus est un des personnages principaux) et ça devrait être remarqué. Parce que d'après moi c'est un premier roman remarquable, sur un sujet fort : Paris à la veille de la Grande Guerre.

Pourquoi ce livre ne sort pas en Lunes d'encre ? Parce que l'outil Lunes d'encre n'est pas adapté à ce genre de thrillers surnaturels grand public qui peut très bien se vendre à 20 000 ex alors qu'en Lunes d'encre, c'est champagne pour un auteur français au-dessus de 1500 ventes.

Pire, l'outil Lunes d'encre n'est même pas adapté à Une Chose encore... d'Eoin Colfer, le sixième volume du Guide du voyageur galactique. Tout simplement parce que Lunes d'encre ne rentre pas dans assez de librairies.

Par conséquent, il fallait casser cette routine de commercialisation. Pour Depotte, on le sort de Lunes d'encre et on le présente comme La Conspiration des ténèbres ou un Iain Pears.

Pour Colfer, on change le format, la maquette, le type d'illustration et il est même possible que le logo Lunes d'encre ne soit pas visible en première de couverture, remplacé par un simple logo Denoël.

Par ailleurs, j'ai demandé à Daylon de bosser sur un vrai logo Lunes d'encre et sur la maquette de la collection que je veux faire évoluer / moderniser avant de redémarrer de nouvelles séries.

Tout ça est en route ; on se donne le temps de bien le faire. Et on ne s'interdit pas de revenir en arrière ou de chercher d'autres pistes si ça ne fonctionne pas.

GD

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Le_navire
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Message par Le_navire » lun. oct. 19, 2009 12:31 pm

Bonjour Gilles,

Est-ce que la Sf est morte ?

(non non non ne réponds pas, c'est juste pour faire dans le gimmick idiot , le serpent de mer trollesque, tout ça... :P )

Sérieusement : je suis souvent épatée par l'intelligence de tes remarques lorsqu'on touche à la maîtrise de l'évolution de la littérature de genre (oui, bon, pas que là, mais ça va, je ne vais pas te cirer les pompes au-delà du raisonnable, non plus) :

Avec ton esprit d'analyse en la matière, as-tu l'impression que les choses changent ? Je ne parle pas du contexte commercial, ici, mais bien des tendances qu'on peut retrouver jusque dans la manière dont les gens écrivent, sur les manuscrits qu'on reçoit, leurs qualités et leurs défauts. As-tu l'impression qu'on commence à distinguer de nouvelles tendances, de nouvelles ouvertures, ou sommes-nous simplement dans un éternel recommencement ?
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marc
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Message par marc » lun. oct. 19, 2009 12:39 pm

Bonjour Gilles.
GillesDumay a écrit :J'ai convaincu tout le monde qu'il fallait "y aller", on a acheté des titres porteurs
Pourrais-tu définir ce que tu appelle "titres porteurs" sans évidemment dévoiler ceux-ci ?
GillesDumay a écrit :Il faut toujours garder à l'idée que Lunes d'encre n'est vendu que dans 300 librairies/fnac en France...
Serait-ce le goulot d'étranglement de la distribution des Lunes d'encre ?
Modifié en dernier par marc le lun. oct. 19, 2009 1:10 pm, modifié 1 fois.
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Eric
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Message par Eric » lun. oct. 19, 2009 12:54 pm

Présenté comme ça, outre l'aspect d'ouverture que tu sembles vouloir revendiquer de manière de plus en plus assumée, est-ce que les limitations de "l'outil Lunes d'Encre" ne sont-elles pas, avant tout, dûes à la distribution ?
"Ueeuuggthhhg", laissa échapper Caity. Ce qui aurait pu vouloir dire n’importe quoi.

GillesDumay
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Message par GillesDumay » lun. oct. 19, 2009 1:11 pm

Le_navire a écrit :Avec ton esprit d'analyse en la matière, as-tu l'impression que les choses changent ? Je ne parle pas du contexte commercial, ici, mais bien des tendances qu'on peut retrouver jusque dans la manière dont les gens écrivent, sur les manuscrits qu'on reçoit, leurs qualités et leurs défauts. As-tu l'impression qu'on commence à distinguer de nouvelles tendances, de nouvelles ouvertures, ou sommes-nous simplement dans un éternel recommencement ?
Bonjour Hélène,

(Tu m'excuseras, mais je vais d'abord répondre à côté de ta question pour mieux y revenir.)

J'ai l'impression que le combat de respectabilité de la SF, le combat pour la légitimité du genre, est un combat gagné, et il l'a été par les auteurs de littérature générale comme Haruki Murakami, Michael Chabon, Philip Roth, Philip Kerr, Cormac McCarthy, Thomas Pynchon, Houellebecq...
Ils ne venaient pas du sérail, ils ont utilisé certains outils propres à la science-fiction, ou une partie de son esthétique, de ses thématiques, et ont fait de bons livres (voire de grands livres) là où d'autres auteurs de littgèn avant eux se sont si souvent cassé les dents. Certains de ces livres resteront et trouveront leur place entre 1984 et Sa majesté des mouches.
Ce combat est gagné ; inutile de regarder dans les rétroviseur, il faut passer à l'étape suivante : permettre aux gens du sérail, venus de la science-fiction d'imposer leur travail et de toucher un large public.
(Rendons alternatif ce qui pour le moment ne marche que dans un sens.)
Pelot y est arrivé ; Bordage aussi, Ayerdhal sans doute. Et là c'est passé par les éditeurs qui ont fait le choix à un moment d'un autre type de commercialisation, d'un autre type de couvertures.
La tendance que je vois, mais qui commercialement pour le moment ne donne pas grand chose (du moins pour les auteurs estampillés SF/fantasy), c'est celle de la transfiction. Il y a un moment où on va passer de l'autre côté, Mauméjean, Lehman, Colin par exemple, ne seront plus considérés comme des auteurs de SF/Fantasy mais comme des auteurs tout court. ET le "problème" de l'étiquette ne se posera plus, car les gros acheteurs de livres sont de plus en plus de gros consommateurs d'Internet et de nouvelles technologies. Ils baignent dedans et nos enfants ce sera pire, osmotique ai-je envie de dire.
Cela dit, ce voyage de la SF vers la littérature demande plus d'effort que le voyage inverse et passe par une pénible phase d'investissement (qu'on voit Au Diable Vauvert, à l'Atalante, avec Fabrice Colin et Emmanuel Werner, au Bélial avec Francis Berthelot, chez Interstices, etc.) , mais il y a un moment où on déchirera le voile et TOUT sera gagné.

Une autre tendance (proche d'ailleurs des transfictions ; c'en est sans doute une branche) c'est la mode naissante des parachronies, ces textes où on est dans un passé ou un présent "autre" sans point de divergence uchronqiue évident, mais où clairement on n'est pas dans notre monde. Ceux qui ont lu "Terre de Fraye" de Jérôme Noirez comprendront très vite de quoi je parle. On peut trouver cette littérature facile car tout y serait permis, peut-être, je ne juge pas, par contre à mon avis elle réserve bien des chocs esthétiques à venir.

GD

Lem

Message par Lem » lun. oct. 19, 2009 1:19 pm

GillesDumay a écrit :il y a un moment où on déchirera le voile et TOUT sera gagné.
Envol édénique, optimisme métaphysique, prophétie éditoriale. Dans mes bras.

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Gino
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Message par Gino » lun. oct. 19, 2009 1:32 pm

Salut Gilles,

Y a-t-il des livres que tu regrettes de ne pas avoir publié? J'entends pas là des bouquins que tu aurais adoré publier, mais que pour des raisons X ou Y (qui peuvent varier, j'imagine, de droits trop chers à un refus de ton boss ou un caractère vraiment trop anti-commercial de l'oeuvre), tu n'as pas pu intégrer à ta collection.
Je me souviens que tu m'avais parlé de Ciphers de Di Filippo par exemple, mais y en a-t-il d'autres? Et si oui, lesquels?

Christopher

Message par Christopher » lun. oct. 19, 2009 1:52 pm

Bonjour Gilles,
GillesDumay a écrit :Premier titre Grand Public 2010 : Les Démons de Paris, de Jean-Philippe Depotte
Un livre envoyé par l'auteur pour Lunes d'encre qui sortira en février (j'ai mis une présentation sur le site 'ami" du cafardcosmique). Je trouve le texte formidable, ambitieux, prenant, d'une érudition rare (Papus est un des personnages principaux) et ça devrait être remarqué. Parce que d'après moi c'est un premier roman remarquable, sur un sujet fort : Paris à la veille de la Grande Guerre.

Pourquoi ce livre ne sort pas en Lunes d'encre ? Parce que l'outil Lunes d'encre n'est pas adapté à ce genre de thrillers surnaturels grand public qui peut très bien se vendre à 20 000 ex alors qu'en Lunes d'encre, c'est champagne pour un auteur français au-dessus de 1500 ventes.

Pire, l'outil Lunes d'encre n'est même pas adapté à Une Chose encore... d'Eoin Colfer, le sixième volume du Guide du voyageur galactique. Tout simplement parce que Lunes d'encre ne rentre pas dans assez de librairies.

Par conséquent, il fallait casser cette routine de commercialisation. Pour Depotte, on le sort de Lunes d'encre et on le présente comme La Conspiration des ténèbres ou un Iain Pears.

Pour Colfer, on change le format, la maquette, le type d'illustration et il est même possible que le logo Lunes d'encre ne soit pas visible en première de couverture, remplacé par un simple logo Denoël.

Par ailleurs, j'ai demandé à Daylon de bosser sur un vrai logo Lunes d'encre et sur la maquette de la collection que je veux faire évoluer / moderniser avant de redémarrer de nouvelles séries.
Donc, si j'ai bien compris, ta nouvelle technique éditoriale est de cacher l'appartenance d'un livre à Lunes d'encre pour "booster" les ventes ? Dans ce cas, pourquoi se contenter de quelques titres ? Pourquoi ne pas appliquer cette stratégie à TOUS les Lunes d'encre ? Allez, hop, Vélum direction Grand Public et 20 000 ventes assurées ! Lunes d'encre en tant que collection n'existera plus mais son esprit vivra toujours à travers tes choix éditoriaux.

GillesDumay
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Message par GillesDumay » lun. oct. 19, 2009 1:58 pm

marc a écrit :Bonjour Gilles.
GillesDumay a écrit :J'ai convaincu tout le monde qu'il fallait "y aller", on a acheté des titres porteurs
Pourrais-tu définir ce que tu appelle "titres porteurs" sans évidemment dévoiler ceux-ci ?
Même sans faire de secret, il est facile de comprendre qu'un titre dont le tirage de tête devrait avoisiner 12000 (Encore une chose...) est plus "porteur" qu'un titre tiré à 3000 (L'ïle habitée de Arkadi et Boris Strougatski, par exemple). Quand on prépare un budget ce sont les tirages de tête qui comptent, pas les ventes nettes, inconnues, par essence. Quand on calcule les "atterrissages" évidemment là on regarde les ventes nettes, et il faut toujours être au-dessus du budget au niveau des atterrissages. Sinon : "pas bon".

Après définir un titre porteur... disons que ce sont des titres dont le potentiel commercial est déjà important bien avant la parution.

GD

GillesDumay
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Message par GillesDumay » lun. oct. 19, 2009 2:04 pm

Eric a écrit :Présenté comme ça, outre l'aspect d'ouverture que tu sembles vouloir revendiquer de manière de plus en plus assumée, est-ce que les limitations de "l'outil Lunes d'Encre" ne sont-elles pas, avant tout, dûes à la distribution ?
Non la distribution est excellente (avec 37% de taux de retours, on peut pas dire le contraire) ; mais on ne peut pas avoir un distribution de niche pour des livres grand public et une distribution grand public pour des livres de niche.

GD

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