Rentrée littéraire et Prix de l'imaginaire

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Planifier une "Rentrée des écrits français de l'imaginaire" renforcerait la visibilité dans les média

Le sondage s’est terminé le lun. oct. 16, 2017 4:24 pm

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Xavier Marc
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Rentrée littéraire et Prix de l'imaginaire

Message par Xavier Marc » sam. sept. 23, 2017 4:24 pm

Les maisons d'éditions s'appuient énormément sur le calendrier (la rentrée littéraire est toujours attendue par les média) et les prix littéraires (Goncourt, médicis...) pour communiquer.
Les Prix SFFF français sont nombreux (Bob Morane-Rosny Ainé-Masterton-etc.) mais inconnus du grand public (contrairement au prix Hugo). Plutôt que multiplier les prix, les valoriser permettrait de renforcer l'image perçue de l'imaginaire.
En complément, se coordonner sur une rentrée littéraire de l'Imaginaire décalée par rapport à celle d'automne, (pourquoi pas au printemps) permettrait de différencier les écrits de l'imaginaire et de remplir un champ aujourd'hui vide dans les média).
Pensez-vous intéressant d'aller plus loin dans ce sens ?

O-Paquet
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Message par O-Paquet » dim. sept. 24, 2017 11:24 am

C'est un peu l'idée du "Mois de l'Imaginaire" si l'opération vient à se pérenniser. Rester en automne n'est pas une mauvaise chose, cela permet aux livres de rester en librairie pour les fêtes de fin d'année. Le printemps, c'est le moment des festivals puis des vacances ce qui n'est pas forcément l'idéal.

Il ne faut pas oublier que la rentrée littéraire de septembre en littérature générale se prépare... au printemps. Les auteurs dont les livres vont sortir en septembre font des tournées chez les libraires en juin. Je ne suis donc pas certain qu'ils aient du temps pour organiser des choses au printemps en plus de ce qu'ils font déjà pour les festivals et salons (ce qui est déjà une logistique lourde).

Elijaah Lebaron
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Message par Elijaah Lebaron » dim. sept. 24, 2017 2:41 pm

O-Paquet a écrit :...Le printemps, c'est le moment des festivals puis des vacances ce qui n'est pas forcément l'idéal....
Je ne suis pas d'accord. Le printemps c'est le moment ou les lecteurs choisissent leur lecture de l'été. Les livres qu'ils vont emmener en vacances. Le printemps permettrait à l'imaginaire de ne pas avoir à se battre dans un marché déjà plus que surchargé de la rentrée.

En plus cette période historiquement consacrée au renouveau correspondrait à merveille à l'esprit de l'imaginaire.

Xavier Marc
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Message par Xavier Marc » dim. sept. 24, 2017 3:00 pm

Merci pour ces 2 commentaires qui me font aller plus loin dans ma réflexion.C'est vrai que l'automne est une période de mobilisation forte et qu'elle est l'aboutissement d'un long travail préparatoire (vous abordez l'investissement des éditeurs ET des auteurs, ces rôles complémentaires seront certainement abordés lors des Etats Généraux) , mais qu'en est-il vraiment de la lisibilité des écrits de l'imaginaire à l'automne ?
Voici ce que nous dit Wikipédia sur la rentrée littéraire : "Certains auteurs déjà récompensés lors des concours littéraires d'automne publient après la remise des prix, en janvier" [...]Lors de la rentrée littéraire de septembre, plus de 600 livres sortent en moyenne[...]La plupart de ces livres ne restent que quelques semaines à la vente, et la moitié, invendus, sont recyclés en papier toilette et en cartons d'emballage."
Sur les 600 livres de la rentrée, seuls 150 font la primeur de l'actualité, quelle place pour les livres SFFF parmi ces 150 ? Est-il possible de l'estimer ?
Je connais beaucoup de personnes qui achètent leurs livres pour l'été en juin (mais je ne sais pas ce que nous disent les chiffres des ventes).
Dans tous les cas, le Mois de l'imaginaire est une super initiative !

Fabien Lyraud
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Message par Fabien Lyraud » lun. sept. 25, 2017 4:27 pm

quelle place pour les livres SFFF parmi ces 150 ? Est-il possible de l'estimer ?
Il y a quelques années, on signalait que les fameux romans français et étrangers de la rentrée excluaient l'imaginaire et le polar.
Donc sur les 600 romans de la rentrée ne comprennent ni l'imaginaire, ni le polar. C'est uniquement la littérature générale qui est concernée.
Je ne sais pas si ça a changé.

Marrsh
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Message par Marrsh » mer. oct. 04, 2017 8:58 am

La rentrée littéraire de septembre ne concerne, dans sa grande majorité de titres, que la littérature blanche (romans, premiers romans et essais publiés de août jusqu'à octobre en règle générale) afin de coller aux actualités des prix littéraires. Le policier/polar/thriller lui est beaucoup plus publié à partir d'octobre (mis à part quelques gros titres comme Milenium cette année).

A cette rentrée littéraire de septembre s'ajoute celle de janvier, moins importante en quantité, mais qui accapare tout autant les libraires.

Du point de vue des bibliothèques, et de mon côté à plus petite échelle, nos acquisitions pour satisfaire les demandes du public sont en corrélation avec la temporalité des éditeurs / sorties en librairie. Septembre et janvier/février sont donc principalement orientés littérature blanche, les autres temps d'acquisition permettant d'apporter un focus sur les autres genres littéraires. Encore une fois, il ne s'agit pas d'une norme en bibliothèque mais plus de tendances, certains établissements procédant différemment.

Suite à ce que je viens d'énoncer, promouvoir plus les littératures de l'imaginaire à la rentrée de septembre me semble peu opportun car cela serait noyé dans la masse. Le Mois de l'imaginaire est plutôt intéressant, une de mes collègues qui ne s'y intéresse guère m'a parlé de l’événement aujourd'hui même de par une publication de Livres Hebdo (dont voici le lien )

De mon point de vue, deux temps se dégagent au niveau national pour promouvoir les littératures de l'imaginaire : les deux festivals que sont les Imaginales d'Epinal et les Utopiales de Nantes.

Les prix n'ont malheureusement pas une très grande visibilité pour le grand public même si les éditeurs tendent à les indiquer de plus en plus comme gage de qualité de l'ouvrage (y comprendre la reconnaissance du milieu). Miser sur les prix dans un court temps est risqué tandis que capitaliser sur les festivals, et donc sur des rassemblements visibles et tangibles, permet déjà d'avoir un aspect visuel fort à présenter aux grands médias (société de l'image quand tu nous tiens...)[/url]
Section adultes
Responsable littératures de l'imaginaire et bande-dessinée

Phenix
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Message par Phenix » jeu. oct. 05, 2017 7:47 pm

Je suis sceptique.

Pourquoi une rentrée littéraire en septembre ? Parce que ça donne du temps aux livres pour qu'on en parle dans les médias, leur attribue des prix dans l'optique des fêtes de fin d'année, car c'est à cette période que les livres sont le mieux vendu, très largement.

L'Imaginaire n'a ni de grandes émissions ni de prix célèbre en fin d'année, je crois. Donc on peut publier une courte liste "Idées cadeaux de Noël", ce sera tout aussi bien et moins compliqué.

Fabien Lyraud
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Message par Fabien Lyraud » ven. oct. 13, 2017 11:34 am

En complément, se coordonner sur une rentrée littéraire de l'Imaginaire décalée par rapport à celle d'automne, (pourquoi pas au printemps) permettrait de différencier les écrits de l'imaginaire et de remplir un champ aujourd'hui vide dans les média).
Je suis d'accord. Le mois de l'imaginaire est une belle initiative mais j'ai peur que les libraires ne jouent pas le jeu parce qu'ils n'ont pas le temps accaparé qu'ils sont par la rentrée littéraire. En tout cas ça peut être un bon prétexte pour ne rien faire pour certains.

Un mois de l'imaginaire en avril me semblerait plus intéressant. Les pris littéraires de l'imaginaire étant décernés pour la plupart au printemps.

LDavoust
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Message par LDavoust » mar. oct. 17, 2017 7:19 am

La rentrée littéraire, il faut voir aussi que c'est un véritable carnage commercial. Des tas de bouquins (sortis chez des grands éditeurs) font quelques centaines de ventes et disparaissent totalement. C'est la jungle du marketing et du hasard. Le modèle ne me paraît vraiment pas enviable, surtout avec nos petites structures, se jeter dans l'arène me paraît malavisé. En imaginaire, nous avons la chance d'avoir un lectorat plutôt fidèle qui assure généralement un fond de ventes raisonnable et réduit le nombre d'échecs retentissants de ce genre.

Il faut jouer sur nos forces. Nos forces, c'est la passion et l'enthousiasme du "peuple de la SF", l'aspect communautaire (avec tout ce que cela représente de positif comme d'handicapant). Le mois de l'imaginaire me paraît à ce titre une initiative de fond bien plus féconde car elle joue justement sur les animations, ce qui est quelque chose de relativement unique (ou en tout cas pas aussi développé) dans les autres genres et encore moins dans le mainstream.

Aujourd’hui, la librairie classique doit organiser des animations pour vivre er rester attractive face à la Fnac et à Amazon. Celles qui s'en tirent bien sont celles qui arrivent à tisser une communauté autour d'elles et offrent cette valeur qu'on ne trouve pas en grande surface. Le mois de l'imaginaire donne une raison supplémentaire de renforcer ces liens en proposant un événement "comparable" à la rentrée littéraire, mais résolument différent.

Fabien Lyraud
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Message par Fabien Lyraud » mar. oct. 17, 2017 8:47 am

Il faut jouer sur nos forces. Nos forces, c'est la passion et l'enthousiasme du "peuple de la SF", l'aspect communautaire (avec tout ce que cela représente de positif comme d'handicapant). Le mois de l'imaginaire me paraît à ce titre une initiative de fond bien plus féconde car elle joue justement sur les animations, ce qui est quelque chose de relativement unique (ou en tout cas pas aussi développé) dans les autres genres et encore moins dans le mainstream.
Et également jouer du côté plurimédia qui est l'autre grande force de l'imaginaire.
L'enjeu principal pour notre milieu c'est de faire découvrir les littératures de l'imaginaire à des jeunes (ou moins jeunes) qui connaissent l'imaginaire par le cinéma et les jeux vidéos. Trouver les bonnes animations, les bons leviers pour leur permettre de sauter le pas.

Sandrine S
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Message par Sandrine S » mar. oct. 17, 2017 4:40 pm

LDavoust a écrit :Nos forces, c'est la passion et l'enthousiasme du "peuple de la SF", l'aspect communautaire (avec tout ce que cela représente de positif comme d'handicapant). Le mois de l'imaginaire me paraît à ce titre une initiative de fond bien plus féconde car elle joue justement sur les animations, ce qui est quelque chose de relativement unique (ou en tout cas pas aussi développé) dans les autres genres et encore moins dans le mainstream.
C'est tout à fait juste concernant la force et l'enthousiasme du réseau des lecteurs. Caler les sorties sur les deux grands événements que sont les Imaginales et les Utopiales me paraît tout à fait pertinent et en phase avec les attentes des lecteurs.
Le bémol : le mois d'octobre est pour les libraires un mois au cours duquel se "catapultent" la vente des titres de la rentrée littéraire, la folie de la vente de livres scolaires et la préparation (voire les premières réceptions) des titres pour les fêtes de fin d'année ; en novembre, les librairies croulent déjà sous le stock des fêtes (j'ai souvenir d'une réserve où les stocks de BD pour Noël atteignaient le plafond du hangar) ; en mai, les libraires vendent les titres des vacances et préparent déjà la rentrée littéraire en recevant les SP des 600 et quelques romans de blanche & polar à paraître.
Bref, plus j'y réfléchis et plus je me dis que la solution est de nous allier tous pour ouvrir une chaîne de librairies spécialisées ^^.

Fabien Lyraud
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Message par Fabien Lyraud » mar. oct. 17, 2017 6:40 pm

Bref, plus j'y réfléchis et plus je me dis que la solution est de nous allier tous pour ouvrir une chaîne de librairies spécialisées ^^.
Le Dépôt Imaginaire est déjà la première pierre de quelque chose.
Le bémol : le mois d'octobre est pour les libraires un mois au cours duquel se "catapultent" la vente des titres de la rentrée littéraire, la folie de la vente de livres scolaires et la préparation (voire les premières réceptions) des titres pour les fêtes de fin d'année ;
Je pense qu'octobre était mal choisi pour le mois de l'imaginaire. Avril est pour moi la meilleure fenêtre. C'est le moment où le GPI est décerné déjà ( je sais que le grand public ne s'intéresse guère aux prix, mais bon). Et surtout un mois où nous avons beaucoup de salons spécialisés (Intergalactiques de Lyon, Grésimaginaires, Imaj'nère d'Angers). Et un mois creux dans l'agenda des libraires.

jerome
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Message par jerome » mer. oct. 18, 2017 7:11 am

Fabien Lyraud a écrit :
Bref, plus j'y réfléchis et plus je me dis que la solution est de nous allier tous pour ouvrir une chaîne de librairies spécialisées ^^.
Le Dépôt Imaginaire est déjà la première pierre de quelque chose.
Le bémol : le mois d'octobre est pour les libraires un mois au cours duquel se "catapultent" la vente des titres de la rentrée littéraire, la folie de la vente de livres scolaires et la préparation (voire les premières réceptions) des titres pour les fêtes de fin d'année ;
Je pense qu'octobre était mal choisi pour le mois de l'imaginaire. Avril est pour moi la meilleure fenêtre. C'est le moment où le GPI est décerné déjà ( je sais que le grand public ne s'intéresse guère aux prix, mais bon). Et surtout un mois où nous avons beaucoup de salons spécialisés (Intergalactiques de Lyon, Grésimaginaires, Imaj'nère d'Angers). Et un mois creux dans l'agenda des libraires.
Oué compliqué. Octobre se termine par les Utopiales. C'était l'atout. Quant à Avril, il y a déjà en mars/avril le mois du polar. Ca ferait double enjeux pour les libraires... Mais il n'y a pas de date parfaite...

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