1793
( L’Enjomineur 2 )
de Pierre Bordage
aux éditions L’Atalante ,
collection La Dentelle du Cygne
Genre : Fantasy
Sous-genres :
  • Historique

Auteurs : Pierre Bordage
Couverture : Gess
Date de parution : octobre 2005 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 410
Titre en vo :


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Cyclique et fastidieux !

Voici donc 1793, la suite de L’Enjomineur, la trilogie de fantasy de Pierre Bordage. Le premier volet se situait dans le pays d’origine de l’auteur, la Vendée. Dans ce deuxième opus, direction Paris, pendant une période sombre où les vengeances personnelles et les violences gratuites foisonnent.

Comme pour le premier volet, l’auteur alternent un chapitre sur deux sur l’un de ses deux personnages principaux : Émile, alias Milo, un jeune paysan élevé par un prêtre ouvert aux idées nouvelles. Porteur de la dague de la fée Mélusine, il traque l’esprit du mal, mais est tiraillé par son envie et son besoin de retrouver Perrette, la femme qu’il aime.

De l’autre côté, Cornuaud, alias Belzébuth, ancien marin à bord d’un négrier et enjominé par une sorcière vaudoun. Il profite du chaos de la Révolution pour perpétuer ses sacrifices.

Pour 1792, je faisais le rapprochement de L’Enjomineur avec Les Chroniques d’Alvin le Faiseur d’Orson Scott Card. Une fois de plus, je ferai le parallèle. Car Pierre Bordage applique les mêmes travers que son collègue américain. Il part dans des longueurs, il s’éternise dans des situations sans intérêt. C’est long, beaucoup trop long. L’intrigue ne décolle pas, elle s’éternise. Pour le premier tome, on pouvait pardonner cela en se disant que l’auteur posait le décor, les personnages, mais là cela dévient excessivement ennuyeux.

L’alternance des chapitres est mécanique et fastidieuse mais qui plus est, la trame est, elle aussi, cyclique et monotone : Milo sombre dans le désespoir, se fait capturer. Quelqu’un lui sauve la vie. Il est de nouveau capturé, sombre dans le désespoir, mais une bonne âme le sauve et ainsi de suite. Quant à Cornaud, il commet un meurtre sanguinaire, manque de se faire prendre et en réchappe in extremis, il commet un autre meurtre, etc, etc... Deux cycles en parallèle qui se croisent à la fin pour se séparer de nouveau dans un mouvement alternatif.

Ajouter à cela, une surdose de meurtres, de scènes violentes, de descriptions macabres, on a du mal à s’obliger à poursuivre. Et à la fin de ce roman, aucune surprise. On se doute de la suite des événements : les ficelles du roman sont beaucoup trop visibles pour tenir en haleine le lecteur.

Certes, il reste le style de l’auteur, un style particulier. Bordage sait raconter, mettre en jeu ses personnages, donner une ambiance à ses romans. Mais là, cela ne suffit pas à captiver le lecteur. Alors, il reste plus qu’à espérer que le troisième tome nous fera oublier les défauts des deux premiers.

Laure Ricote

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