1940 Et si la France avait continué la guerre - Tome 3 : la riposte
de Jovan Ukropina et Jean-Pierre Pécau
aux éditions Soleil
Genre : Uchronie

Scénariste : Jean-Pierre Pécau
Dessinateur : Jovan Ukropina
Date de parution : octobre 2017 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo :

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L’uchronie, enfant de l’histoire

Cette série de Jean-Pierre Pécau, spécialiste de l’uchronie (on lui doit Jour J, USA über Alles, etc…) repose sur un travail effectué par une équipe d’intellectuels : en 2010, Jacques Sapir, Franck Stora et Loïc Mahé ont fait paraître chez Tallandier un essai collectif qui relevait à la fois de l’histoire et de l’uchronie, sur la défaite de 1940.

Leur but était simple : démontrer que continuer le combat en juin 1940 n’était pas irréaliste (contrairement à ce qu’avançaient les partisans de l’armistice menés par Pétain) et aurait pu sérieusement gêner l’effort de guerre nazi. Le trio a publié une suite sur les années 1941-1942 en 2012. Pécau et son dessinateur Jovan Ukropina en ont tiré une série dont les deux premiers tomes sont parus en 2015 et 2016, on y suit les destins d’Yvon, Jules et Marianne, un trio d’amis secoués par la débâcle et qui continue le combat contre les nazis.

Dans la tourmente de la guerre

Août 1940, la France est désormais occupée par les allemands tandis que 850 000 personnes ont franchi la Méditerranée pour continuer la guerre. Marianne forme des pilotes à Alger tandis que Jules est en France depuis qu’il a été abattu (cf tome 2) et cherche à tout prix à rallier Alger.

Il est recueilli par une troupe de légionnaires tirés du camp des mille, commandés par le capitaine Pierre Koenig. Le voilà bientôt en partance pour l’Afrique du Nord. Son ami Yvon est quant à lui mobilisé avec son escadrille dans une opération visant à anéantir la flotte italienne basée à Tarente. Un prélude à la conquête de la Sardaigne, l’occasion de démontrer la maîtrise alliée de la mer…

Efficace, sauf le dessin

Clairement, c’est une histoire qui fait plaisir. Le critique est aussi amateur d’histoire et prend plaisir à cette uchronie où la France n’arrête pas le combat, où de Gaulle a convaincu Reynaud d’une position dure (et merci à Hélène de Portes d’être morte dans un accident de voiture).

Mais reste les dessins… approximatifs. Ukropina a du mal à dessiner précisément les visages et les corps. Il est plus à l’aise avec les avions ou les navires. C’est dommage car le scénario tient bien… Pour les curieux.

Sylvain Bonnet