A l’ombre des Sylves
( Armandis 3 )
de Tonton et Tonton
aux éditions Paquet
Genre : Fantasy

Scénariste : Tonton
Dessinateur : Tonton
Couleurs : Tonton
Date de parution : avril 2006 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1

Lire tous les articles concernant Tonton ou Tonton

De la durêté dans un écrin de douceur

Né à chartres en 1969, H.Tonton a commencé par faire des études scientifiques avant de décrocher le diplôme de professeur des écoles. Mais en parallèle il devait sans doute nourrir une passion pour la bande dessinée au point de sortir en décembre 2003 le premier album du cycle d’Armandis chez Paquet, une histoire de fantasy assez douce et au dessin léger même si certains événements sont assez durs.

Proche du but mais…

Mihoshi et Nel, petit couple d’enfants intrépides, se rapprochent de leur but : retrouver leur ami Zepplin. Dans leur quête, ils débarquent dans la communauté des Mangsous, des êtres plutôt pacifiques et doux mais qui doivent faire face à la résurgence d’un vieux culte : celui des Sumas. Un culte sanguinaire qui prône les sacrifices et une dévotion totale. Evidemment, Mihoshi et Nel vont se retrouver mêlés aux événements qui secouent la vie de leurs hôtes… Et si la disparition de Zepplin était lié justement au retour en force de la religion des Sumas ?

Entre douceur et dureté.

Avec des enfants pour héros, des couleurs pastels, un trait assez doux et de drôles de personnages qui rappellent parfois des peluches ou des dessins animés, on pourrait penser qu’Armandis est une série uniquement dédiée aux enfants. Il faut pourtant se méfier de cette première impression. En effet, le scénario de ce tome trois contient des passages particulièrement violents aussi bien graphiquement qu’émotionnellement au niveau du scénario. Prudence donc avant de le faire lire aux plus jeunes. Côté dessin, on l’a donc déjà dit, c’est la douceur qui domine, avec même une certaine poésie dans des couleurs pastels assez bien réussies. On sent toute la tendresse de l’auteur pour ses personnages et cela donne à l’album une couleur assez agréable (avec même parfois quelques cases qui rappellent le style de Moebius). Cela ne suffit malheureusement pas à cacher un scénario un peu défaillant. Il y a de bonnes choses, de bons rebondissements, mais il manque ce petit supplément d’âme qui rendrait l’album emballant, un souffle qui nous ferait attendre avec impatience la suite de la série. Peut-être la trame principale sur laquelle évolue les deux enfants manque-t-elle de force ? Tant pis. Au final on a à faire à une série honnête mais moyenne. A suivre

Jérôme Vincent