Acte II
( Totendom 2 )
de Robin Recht et Gabriel Delmas
aux éditions Les Humanoïdes Associés
Genre : Fantasy

Scénariste : Gabriel Delmas
Dessinateur : Robin Recht
Date de parution : février 2007 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 56
Titre en vo : 1

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Superbe graphiquement mais...

En 2002, on avait découvert Gabriel Delmas avec une bande dessinée très, très noire : Le Psychopompe. Un vrai choc graphique qui avait déconcerté plus d’un lecteur devant tant de noirceur. Il était resté dans cette voie avec Vampyr Draco Maleficus Imperator et Ceux qui rampent. Depuis quelques mois, on le redécouvre avec des albums étonnants pour lesquels il ne signe souvent que les scénarios. C’est le cas de Totendom, une histoire de fantasy avec Robin Retch au dessin (Le Dernier Rituel).

Les fantômes de Darius

Au terme d’une guerre particulièrement sanglante, Darius revient triomphant dans la capitale de ce qui est désormais son Empire. Dans la dernière bataille, au prix d’une petite trahison, il s’est débarrassé de ses deux héros : Jeanne et Dante, morts au combat. Mais les corps n’ont pas été retrouvés. Et même si des funérailles grandioses ont lieu, les plus folles rumeurs courent au sein du peuple. Les jumeaux seraient-ils encore vivants ?

Sombre et un peu pompeux

Ce deuxième album de Totendom est celui de la déchéance de Darius. L’Empereur va payer le prix fort pour sa trahison. Malgré ses victoires, on le voit s’enfermer dans sa solitude. C’est le début d’une véritable chute à laquelle nous assistons dans une ambiance décidément très sombre. Pas d’espoir, pas de rires et un propos très grave qui se retrouve dans les dessins. La technique de Robin Retch est superbe. Ses visages et ses ambiances sont magnifiques de précisions et de détails. Il joue également comme un virtuose avec les lumières, d’autant plus qu’elles sont peu nombreuses. On est dans une pénombre permanente, comme si tout était éclairé par un soleil couchant ou quelques bougies. Sur certaines planches il se permet même d’avoir des silhouettes en ombre chinoise, c’est à dire totalement noires. C’est assez spectaculaire et remarquable.

Reste que ce deuxième album souffre d’une pesanteur et d’une grandiloquence qui finissent par devenir gênantes. Le propos est un rien pompeux et... finalement ennuyeux. Trop de noirceur et de grands discours nuisent à l’intérêt du récit. On se surprend à souhaiter un peu de lumière dans le troisième et dernier tome de cette trilogie.

Jérôme Vincent

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