Aghora, le père-mère
( La Caste des Méta-Barons 7 )
de Juan Gimenez et Alejandro Jodorowsky
aux éditions Les Humanoïdes Associés
Genre : SF

Scénariste : Alejandro Jodorowsky
Dessinateur : Juan Gimenez
Couleurs : Juan Gimenez
Date de parution : février 2002 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 62
Titre en vo : 1

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Le tome de l’essoufflement ?

Après plusieurs tomes, voici l’histoire de l’avant dernier des Méta-barons : Aghora. Pour ceux qui ont un peu perdu le fil d’origine, c’est l’enfant de Dona Vicenta Gabriela de Rokha qui est l’aïeule du Méta-baron actuel. On retrouve nos petits amis, les robots Tonto et Lothar dans le métabunker, toujours en train de discuter sur l’épopée tragique des Méta-barons.

Dona Vicenta est atteinte d’une archéo-tuberculose et son accouchement coïncidera avec son décès. C’est Tête d’acier qui prendra soin de l’enfant et de son éducation. Cependant, il y a un petit problème. Dona Vicenta a eu des jumeaux : un garçon et une fille. Mais ils n’ont qu’un cerveau pour deux ! Voilà un bon point de départ pour cette nouvelle génération de Méta-baron.

Deux auteurs d’Amérique du Sud

Juan Gimenez est né en Argentine dans les années 40. Après des études dans le dessin industriel, il s’oriente vers le film publicitaire avant de venir à la BD. Il dessinera régulièrement sur les marchés espagnols. Mais c’est dans les années 80 qu’il explosera avec une participation au dessin animé Métal Hurlant et des publications chez Glénat, Dargaud et Les Humanoîdes Associés. L’aventure des Méta-barons commence en 1992. Juan Gimenez ne se cantonne pas à la BD, il est un illustrateur riche (affiches, pochettes…) et réalise aussi des story-boards.

Alexandro Jodorowsky est chilien ; il parcourt le pays avec une troupe de marionnettistes. Il s’embarque à 24 ans pour la France et atterrit chez le mime Marceau pour qui il composera de nombreuses pantomines. En 1965, il retourne en Amérique du Sud où il crée le théâtre d’avant garde de Mexico et se lance dans le cinéma. Après sa déception cinématographique, il se lance avec Moebius dans les aventures de John Difool et de L’Incal. Il devient alors l’un des premiers scénaristes de bandes dessinées en Europe. Dès lors, la légende de Jodorowsky est en marche (Alef-Thau, Le Lama Blanc, Diosamante…). Mais c’est aussi un romancier et un poète publié internationalement.

Une impression de déjà lu...

Bien que toujours aussi passionnante, la série semble s’essouffler un peu. On tombe dans les clichés des histoires précédentes (solitude du héros un peu trop pesante). Du point de vue du dessin, rien à dire, c’est toujours aussi bon. Mon seul vrai regret est l’impression de déjà lu qui me reste à la fin de ma lecture.

Thomas Ryngel

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