de Marc Moreno et Eric Corbeyran
aux éditions Delcourt
Sous-genres :
- Steampunk
Scénariste :
Eric Corbeyran
Dessinateur :
Marc Moreno
Couleurs :
Marc Moreno
Date de parution : décembre 2001
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Un combat de deux tueurs implaccables pour une BD à l’ambiance visuelle et au scénario réussis.
Avant
même sa sortie, Le Régulateur avait commencé à
faire du bruit. Sa prépublication dans le mensuel Pavillon Rouge avait
mis l’eau à la bouche de nombreux lecteurs. Il faut dire que ses tons violets
et son ambiance Steampunk dénotent fortement avec la production classique.
A travers ses planches on sent la richesse d’un univers un peu à part.
C’était sans doute l’objectif de Corbeyran et Moreno. Le premier est le
scénariste de l’album. Depuis ses débuts en 1990, on lui doit notamment
Le Chant des Stryges
avec Guérineau, Le Fond du Monde avec Falque et Kid Korrigan
avec Laurent Deneuve Lejonc. Il a aussi participé aux albums collectifs
: Paroles de Taulards et Paroles de Taule. C’est dire s’il est souvent
là où on ne l’attend pas. A l’occasion d’une dédicace, il
rencontre Marc Moréno. L’homme possède un bon coup de crayon et
travaille alors dans le jeu vidéo. Le courant passe et finit par aboutir
au Régulateur, le premier tome de la série Ambrosia.
Un tueur qui cache un bien lourd secret
Dans un univers Steampunk
(une sorte de monde à la Jules Verne ou le futur rencontrerait les plus
folles avancées du XIXème siècle) Aristide est un tueur à
gage froid et inflexible. La rigidité de son masque se craquèle
lorsque qu’on lui propose d’abattre une jeune femme qui se révèle
être comme lui une tueuse sans aucun remord. Problème, celle-ci fait
remonter en lui des images de son enfance qu’il aurait préféré
oublier. Qui effectivement aimerait se souvenir avoir passé une bonne partie
de sa vie dans un asile à cause d’une déformation mystérieuse
à sa naissance ? Mais ses employeurs sauront le convaincre. Et dans ce
monde où la violence est quotidienne, le combat entre ces deux spécialistes
du meurtre promet d’être grandiose.
Une réussite.
N’y allons pas par quatre chemins, Le Régulateur est une réussite.
Les décors Steampunk sont aussi envoûtants que la personnalité
du héros est attachante. Personnage torturé par un secret bien lourd
à porter, Moréno et Corbeyran nous font poirauter avant de nous
laisser entrevoir la vérité. Bref, on se laisse facilement prendre
par l’histoire. On n’en demande pas plus. Un bon moment de plaisir en perspective.







