Andrevon fait son numéro
( Bifrost 29 )
de Bifrost et Philippe Caza
aux éditions Le Bélial
Genre : SF

Auteurs : Bifrost , Philippe Caza , Jean-Pierre Andrevon , Claude Ecken , Claude Mamier , Michael Moorcock
Rédaction : Olivier Girard
Date de parution : janvier 2003 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Revue
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1

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Quand Bifrost prend du poids…

Pour la nouvelle année, Bifrost prend quelques rondeurs. Et ce n’est pas l’effet des chocolats ou de la dinde aux marrons mais plutôt celui combiné des prises de poids de la section nouvelle et de la partie critique. Avant de nous lancer dans le descriptif du sommaire, signalons simplement le gros édito (décidément lui aussi) d’Olivier Girard sur la politique en matière de critiques littéraires dans Bifrost. Un recadrage sur la philosophie de la revue bien utile pour tous ceux qui avaient violemment réagit à quelques critiques un peu dures. L’occasion également pour nous de rappeler qu’une critique n’est qu’une critique, et que tous les goûts étant dans la nature (il n’y a qu’a voir de temps en temps les différents avis d’une revue à l’autre sur un même livre), il n’en reste pas moins à chacun au final de faire son choix et sa propre idée des ouvrages.

Andrevon est dans la place !

La partie fiction de ce 29ème numéro de Bifrost se divise en deux. D’une part trois petits récits chocs d’Andrevon, Moorcock et Mamier. Si ce dernier ouvre le bal avec une fin du monde et la lente agonie de l’humanité stérilisée par les extraterrestres, Michael Moorcock nous livre une version assez grinçante d’un pacte entre un homme et le diable. Une sorte de mauvaise blague à la Frederic Brown avec une chute percutante. De son côté Jean-Pierre Andrevon revisite l’histoire du voyage dans le temps et du " j’aurai pas dû tuer mon grand-père ". A signaler qu’il est d’ailleurs interviewé longuement dans ce numéro. Un entretient ultime pour tout savoir sur son parcours. La seconde partie des fictions est composée de la longue nouvelle de Claude Ecken : Eclats lumineux du disque d’accrétion. Un récit futuriste dans une cité de gens désœuvrés sur fond d’agitation, de colère et d’émeutes. Un must à ne pas rater.

Un bon numéro.

Bifrost enchaîne les bons numéros. Après celui sur la fantasy (le 28), on se régalera du sommaire proposé ici avec une mention toute particulière pour la nouvelle de Claude Ecken. La partie étude se distingue, elle, par l’interview de Jean-Pierre Andrevon. Cette série d’entretiens avec les grands noms de la SF française commencée il y a quelques numéros déjà est véritablement passionnante. Côté critique, à noter l’éloge de Jacques Chambon pour La voie du Sabre de Thomas Day (confirmant que c’est bien un très bon livre) et les Razzies 2003 en fin d’ouvrage. Les prix distingués des plus mauvais romans, des plus mauvaises couvertures, des plus mauvaises traductions etc de l’année. Une initiative qui à coup sur alimentera encore un peu la polémique. Prix putassier 2003 : Thomas Day pour Résident Evil. Comme quoi, même les potes de Bifrost ne sont pas épargnés à moins qu’il ne soit lui-même derrière ces razzies.

Jérôme Vincent

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