Assassine
( 1 )
de André Taymans et Patrick Delperdange
aux éditions Casterman ,
collection Romans
Genre : Fantastique
Sous-genres :
  • Polar

Scénariste : Patrick Delperdange
Dessinateur : André Taymans
Date de parution : janvier 2004 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 78
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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Pas mal mais pas toujours crédible

Auteur de romans pour la jeunesse, Patrick Delperdange s’essaie depuis quelques temps à la bande dessinée avec notamment la série S.T.A.R. en collaboration avec Thierry Cayman. De son côté, André Taymans a également beaucoup travaillé pour les enfants au travers d’albums pour la jeunesse. Son plus grand succès reste à ce jour les neuf tomes de Caroline Baldwin, une série créée en 1996. Taymans et Delperdange se connaissent bien. Ils ont collaboré ensemble pour Toison d’Or chez J.V.D.H.

Drame et paranormal

Difficile de refaire surface lorsque l’on vient d’enterrer sa femme. Simon a bien du mal à ce remettre de ce drame. Musicien, il est transparent au quotidien, s’enfermant dans son malheur. C’est pire quand de drôles de choses commencent à arriver. Deux mois plus tard, alors qu’il lit les dernières informations, il croit reconnaître la silhouette de sa femme sur une photo. Puis, sur le mur de sa cave apparaît une étrange inscription. Des objets commencent à se briser… De quoi le rendre complètement fou ! Surtout lorsque son voisin lui affirme avoir eu quelques discussions particulières avec son épouse avant l’accident bête qui lui a coûté la vie.

Un héros perturbé, un lecteur aussi, mais pas forcément pour les mêmes raisons.

Avec Assassine, Delperdange et Taymans brodent sur un thème classique : le jeune veuf qui se retrouve confronté à des manifestations qu’il croit paranormales. D’où ses doutes, ses questions et son enquête. Aussitôt le scénario nous emmène avec lui dans ses recherches, en nous faisant osciller longtemps entre le fantastique et le complot pour le rendre fou, le tout servi par les dessins noirs et blancs du dessinateur. Reste que ce genre d’histoire tient sur deux choses : la manière dont l’enquête est faite avec le héros et le dénouement final. Or si l’on accroche bien avec les doutes du héros, cherchant avec lui, le coup de théâtre final nous laisse avec un goût d’inachevé. Non seulement le dénouement ne nous apparaît pas forcément crédible, mais surtout il reste encore quelques zones d’ombres. Dommage car c’est la pierre angulaire du récit. Un album dont on ne ressort pas complètement satisfait.

Jérôme Vincent

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