Au cinéma cette semaine

aux éditions
Genre : Fantastique
Sous-genres :
  • Cinéma

Date de parution : janvier 2016 Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage :
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Chaque semaine, Sylvain Fontaine fait la recension des sorties ciné côté SF, fantasy et fantastique.

LE GARÇON ET LA BÊTE
 
Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes... C’est l’histoire d’un garçon solitaire et d’une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. 
 
 
 LE BLEU DU MIROIR  : « Certes Le garçon et la bête n’atteint pas la puissance des précédents films d’Hosoda, pêchant du fait d’une narration parfois brouillonne, mais prend place dans un univers riche, offrant une réflexion passionnante sur la narration de l’imaginaire. »
 
LE BLOG DU CINEMA : « D’une beauté éclatante, le film conceptualise les nombreux traumas de notre époque. »
 
A VOIR – A LIRE : « Le réalisateur signe, avec Le Garçon et la Bête, son film le plus complexe et le plus abouti, entraînant le spectateur dans un voyage initiatique mouvementé et passionnant. »
 
PREMIERE : « Libre et foisonnant. »
 
TELERAMA : « Après presque deux heures de chamailleries comiques, de pics d’émotion et de duels homériques, une chose est sûre : le règne de Miyazaki terminé, l’animation japonaise a trouvé son nouveau seigneur. »
 
CRITIKAT : « Si ces débordements, ce rythme effréné, ce recours excessif aux effets visuels les plus modernes confèrent au Garçon et la Bête une certaine puérilité, le plongeant même dans par moments dans une véritable hystérie, ils n’en épousent pas moins à merveille l’agitation des deux personnages, dont Hosoda parvient si bien à dépeindre les difficiles et émouvantes métamorphoses. »
 
HOUSE OF TIME
 
Un créateur de jeux vidéo, richissime, reçoit un groupe d’amis dans son château du centre de la France. Il leur propose un jeu : "Voulez-vous jouer au voyage dans le temps ?"
 
 
 FILM DE CULTE : « La simplicité jouissive du pitch, posé en quelques mots dès la première scène avec une franchise qui échappe souvent au cinéma hexagonal, est handicapée par un récit aux contours flous. »
 
PREMIERE : « D’une facture bis consternante, tant dans son économie que sa mise en scène, son écriture ou son interprétation, le résultat ne trouve jamais le ton juste. »
 
A VOIR – A LIRE : « On passe un moment agréable en se demandant dubitativement comment un tel ovni est encore possible en 2015, hésitant entre fumisterie grandiose ou film de potache tourné entre copains. »
 
CRITIKAT : « House of Time ne cherche finalement que cela : emmener le spectateur sur un territoire de doute permanent où il puisse jouir de ne pas savoir sur quel pied danser. »
 
NIGHT FARE
 
Luc et Chris, son ami anglais, montent dans un taxi pour rentrer chez eux après une soirée parisienne bien arrosée. Arrivés à destination, ils s’enfuient sans payer la course. Ils sont tombés sur le mauvais chauffeur… Le taxi va se mettre en chasse toute la nuit. Mais, est-ce vraiment l’argent qu’il veut ?
 
 
 
 FUCKING CINEPHILES : « Une belle et généreuse surprise qui, on l’espère, en appellera bien d’autres dans un cinéma de genre hexagonale qui ne demande qu’à être arpenter par les cinéastes de demain. »
 
FILM DE CULTE  : « Un petit film au côté à l’aspect “bricolo“ pas désagréable mais dont les carences et autres faiblesses de script rendent l’ensemble beaucoup trop fragile. »
 
FILMS-HORREUR.COM : « D’aucuns regretteront que le scénario ne s’en soit pas tenu au divertissement nerveux, sanglant et presque racoleur que la communication du film semblait promettre, plutôt que de prétendre à une ambition philosophico-prêcheuse. »
 
A VOIR – A LIRE : « Une belle surprise, faillible en de nombreux points mais totalement sincère. »
 
CRITIKAT : L’idéologie de Night Fare ne révèlera totalement sa moraliste abjection qu’en dernière instance, à travers une conclusion discrètement – mais résolument – fasciste et viriliste. »
 
TELERAMA : « Le réalisateur veut dépasser sa mignonne petite série B en lui injectant une bonne dose de fantastique mystico-mythologique, à la Jean-Christophe Grangé. Funeste erreur : la prétention l’emporte. Tout s’écroule. »
 
GAZ DE FRANCE
 
Dans la France des années 2020, Michel Battement, l’éminence grise du chef de l’état, doit d’urgence remonter la cote de popularité du président Bird afin d’empêcher la chute imminente du régime.
 
 
 MULDERVILLE : « Gaz de France malgré quelques lenteurs excessives et une mise en scène trop statique mérite réellement d’être découvert par son intelligence et subtilité rarement aussi bien réunies dans un film français. »
 
LE PARISIEN : « Au fur et à mesure que n’avance pas l’intrigue, la cellule de crise, qui produit ânerie sur ânerie, est invitée à descendre de niveau en niveau. Le spectateur finit au 36e dessous. »
 
PREMIERE : « Au-delà de la parabole grinçante et caricaturale plutôt amusante, Gaz de France se présente comme un film-concept difficile d’accès : il théorise un peu trop sur le pouvoir défaillant de la parole (dialogues plats) et sur celui factice de l’image (décors en numérique). »
 
TELERAMA  : « Benoît Forgeard dépasse la simple parodie. Le film tient davantage de la fable absurde — à la Buñuel ? —, avec cette sensation d’évoluer dans un mauvais rêve. »
 
CRITIKAT : « En tenant le « réel » à distance, Benoît Forgeard trouve matière à interroger la ligne de conduite des affaires du monde, sur un mode en demi-teinte. »

LES DERNIERS SURVIVANTS
 
Deux frères tentent de survivre à une catastrophe planétaire. Des créatures ont envahi le monde... elles se nourrissent d’êtres vivants, y compris les êtres humains. Les deux frères, Jimmy et Kamango, logent désormais dans l’appartement de Kuter, un ancien militaire. Alors qu’ils rêvent de partir très loin de l’endroit où ils se trouvent, en direction 
 
 
 INFERNO D’AUGUST STRINDBERG

Sortant bouleversé d’un divorce, dans une situation financière plus que précaire, l’auteur August Strindberg est atteint d’hallucinations qui lui paraissent guider sa destinée. Résidant à l’hôtel Orfila à Paris, il voit apparaître ses cauchemars lucides alors qu’il manipule des produits chimiques hautement toxiques (dans le but de changer le souffre en or) et qu’il abuse de l’absinthe.
 
 
 Sylvain Fontaine