Aussi loin qu’une âme ait pu fuir
de R.A Salvatore
aux éditions Fleuve noir
Genre : Fantasy

Auteurs : R.A Salvatore
Couverture : Todd Lockwood
Traduction : Michèle Zachayus
Date de parution : novembre 2004 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1

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Un rien too much

Il est parfois des carrières qui prennent des tournures bizarres. Né en 1959 dans le Massachusetts aux Etats Unis, R.A.Salavatore s’est mis sérieusement à l’écriture en 1982. Quelques années de labeurs plus tard, son premier roman est publié par les éditeurs de jeux de rôles TSR en 1988. Commence alors pour lui une carrière placée sous le signe des Royaumes Oubliés, de la fantasy et des jeux de rôles. Avec aussi quelques incursions dans l’univers de Star Wars. Ceci expliquant cela, on le connait en France pour ses livres des Royaumes oubliés, le dernier en date étant Aussi loin qu’une âme ait pu fuir, un roman s’inscrivant dans la Séquence d’Ombre-Terre.

Wulfgar, Drizzt, Catti-Brie et les autres...

Dans le monde moyen-âgeux des Royaumes Oubliés, la bande de l’elfe noir Drizzt est l’une des plus redoutables pour faire régner la paix et la justice. Méchants, bandits et mécréants n’ont qu’à bien se tenir. Sauf que cette belle unité ne les sauvent pas des crises et des conflits internes. Ainsi il y a quelques épisodes, Wulfgar était partit tenter sa chance sous d’autres cieux. Un départ pour un héros complètement perdu. Quelques mois plus tard, il est parvenu en partie à se reconstruire. Il a désormais une femme et une petite fille sur qui veiller. Il ne lui manque plus que de retrouver son marteau de guerre magique fabriqué spécialement par son père adoptif Bruenor, roi des nains. Malheureusement l’objet est détenue par une pirate plutôt cruelle et intelligente. La confrontation s’annonce compliquée et dangereuse...

Bariolé et mièvre !

Les Royaumes Oubliés
se situent dans un univers de fantasy bariolé et chatoyant. On y trouve toute sorte de peuples imaginaires, elfes, trolls, humains, nains, orgres, gobelins et même yétis... Un véritable univers de jeux de rôles dans lequel il n’est pas désagréable de voir les héros évoluer. On regrettera simplement deux petits points. D’abord un certain goût pour l’exagération. On est ici dans la surenchère. Surenchère de monstres de tout poil, de bons sentiments des héros (à la limite du mièvre) et de revirements de situations (avec un faible avoué de l’auteur pour les sauvetages de dernière minute). C’est parfois un rien too much. Ensuite on a souvent l’impression d’être en pleine partie de jeux de rôle justement. Rien d’étonnant bien sûr vu le contexte mais quand même... Mais surtout, on reprochera essentiellement à l’auteur un manque de style flagrant. Il y a quelques idées, des personnages avec une vraie psychologie (pas tous...), mais rien qui compense l’absence d’une plume. A moins qu’il ne s’agisse d’un problème de traduction, mais j’en doute. Résultat une histoire plutôt plate. On s’ennuie un peu en lisant Aussi loin qu’une âme ait pu fuir. Dommage. Un roman à conseiller aux amateurs de la série.

Jérôme Vincent