Aux comptoirs du cosmos
( La hanse galactique 2 )
de Poul Anderson
aux éditions Le Bélial
Genre : Science Fiction
Sous-genres :
  • Space Opera

Auteurs : Poul Anderson
Couverture : Nicolas Fructus
Traduction : Jean-Daniel Brèque
Date de parution : juin 2017 Réédition
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Recueil
Nombre de pages : 288
Titre en vo :


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Un très bon recueil de nouvelles qu’on ne peut que recommander chaudement à l’amateur !

Un auteur phare de l’âge d’or… et d’après
 
Longtemps ignoré et méprisé en France, Poul Anderson, longtemps vu comme l’auteur d’un cycle un peu poussiéreux, La Patrouille du temps, complètement méprisé par les auteurs de la New Wave, est aujourd’hui en voie de réhabilitation : grâce au Bélial, la traduction de son œuvre est en cours depuis plusieurs années, ce qui a permis de découvrir la richesse d’un nouvelliste hors pair (cf Le chant du barde), d’un romancier solide (L’Épée brisée, 2014). Le premier tome de La Patrouille du temps recèle en outre, à côté de nouvelles tout à fait convenables, un joyau, Le Chagrin d’Odin le Goth, remarquable dans sa narration. Cette fois-ci, Le Bélial publie Aux comptoirs du cosmos, second volume du cycle de La Hanse galactique ayant pour personnage principal le marchand Nicolas Van Rijn.
 
Nouvelle pousse et vieux brigand
 
Au XXIIIe siècle, l’Humanité court les systèmes solaires et s’implante partout. La ligue polesotechnique, rassemblant les négociants interstellaires, envoie des agents un peu partout pour assurer ses intérêts. C’est ainsi qu’on découvre le jeune David Falkayn, aussi à l’aise face à des aliens partagés entre obscurantisme et désir de découvrir le monde ("La roue triangulaire") qu’avec des descendants de colons allemands imbus de leur supériorité ("Un soleil invisible"). Quant à Nicolas Van Rijn, toujours aussi truculent, il réussit à sortir de son yacht de l’ornière en dupant des extraterrestres ("Cache-cache"). L’humanité paraît bien partie !
 
Anderson, conteur truculent et humaniste
 
À la lecture des histoires contenues dans ce recueil, une évidence s’impose : Poul Anderson est un formidable raconteur d’histoires, même dans les limites du genre imposées par le rédacteur en chef d’Analog, John W. Campbell, qui les publia (comme l’explique Jean-Daniel Brèque dans l’introduction). David Falkayn, qu’un destin attend dans le reste du cycle (on attend la suite), se révèle un jeune homme dynamique, retors et en même temps capable d’empathie : il ne cherche pas forcément l’arnaque. Et puis la truculence de Nicolas Van Rijn emporte l’adhésion, ses jurons étranges (« cornediable ! »), amusent et délassent le lecteur. Un très bon recueil qu’on ne peut que recommander car Anderson vaut le coup.

Sylvain Bonnet

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