de Donsimoni et Ange
aux éditions Soleil
Une version d’Harry Potter en BD
Cancrus
Supremus est
l’album d’un petit nouveau et de deux vieux routards.
Le petit nouveau, c’est Donsimoni. Après avoir
fréquenté l’école de dessin de
Lyon pendant quatre ans, le voici aux commandes de son premier
album avec Ange, pseudonyme derrière lequel se
cachent Anne et Gérard Guero, un couple de scénaristes
qui sévit depuis de nombreuses années
dans la BD. Pêle-mêle on leur doit Paradis
Perdu avec Varanda, les séries Bloodline
avec ce dernier, Khatedra avec Phil Castanza,
Némésis avec Janolle, et Towers
avec Sébastien Goethals. Mais leur bibliographie
ne se limite pas à la BD. Ils ont également
signé plusieurs romans de Fantasy (Les Trois
Lunes de Tanjor), de science-fiction, et de littérature
jeunesse.
Un cancre pour sauver le monde
Comme tous les corps de métier,
la magie a son université (invisible comme de bien entendu), ses bons élèves
et ses cancres. Le héros de Cancrus Supremus fait plutôt partie
de cette dernière catégorie. Au point qu’il lui faut tricher aux
examens pour obtenir de bonnes notes. Mais sa capacité à lancer
des sorts est plus qu’aléatoire. Pourtant le destin va lui jouer un drôle
de tour. Le voilà désigné sauveur du monde par le peuple
légendaire composé de trolls, fées, gobelins et autres créatures
recensées dans tout bon bestiaire fantastique qui se respecte. Notre jeune
héros va donc devoir lutter contre le mal. Et c’est loin d’être gagné...
Une mauvaise copie
Un apprenti sorcier, un collège de magie, un
" élu " contre le mal sur les rives
de l’adolescence, des créatures fantastiques…
Cancrus Supremus évoque inévitablement
un copier/coller de Harry Potter. Les auteurs
d’ailleurs ne s’en cachent pas puisqu’il s’agirait d’un
hommage au héros de Rowling. Reste que l’on n’y
croit pas une seule seconde. L’intrigue est archi-convenue,
l’effet de surprise inexistant, bref, à part
conseiller cet album aux plus jeunes, on peut l’oublier…







