Claymore - Tome 27
de Norihiro Yagi
aux éditions Glénat ,
collection Manga
Genre : Fantasy

Auteurs : Norihiro Yagi
Traduction : Anthony Prezman
Date de parution : octobre 2015 Inédit
Langue d'origine : Japonais
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 192
Titre en vo : Claymore
Parution en vo : 2001

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Une belle conclusion à la série

Norihiro Yagi est né en 1968 à Okinawa, au Japon. Il a commencé à publier sa première série, Undeadman, en 1990, et a poursuivi par une comédie, Angel densetsu, de 1992 à 2000. Claymore est sa série la plus récente, et a été adaptée en dessin animé par les studios Madhouse.

Les guerrières aux yeux d’argent

Après avoir été détruite par Raki et Claire, Priscilla est parvenue à ressusciter en absorbant les abyssaux. Ayant atteint ses limites, Claire se résout à s’exalter. Mais son corps ne réagit pas comme elle l’entendait...

Le combat final réserve son lot de surprises, et la longue et épuisante bataille des guerrières touche à sa fin !

La boucle est bouclée

La série Claymore touche à sa conclusion après vingt-sept volumes d’action ! Cet ultime volet ne déroge pas à la tradition avec un combat dantesque entre les deux plus puissantes guerrières de l’organisation, et on voit réapparaître une vieille connaissance, ce qui ajoute une petite touche d’émotion bienvenue dans cet épisode. Claire et Raki ont parcouru bien du chemin depuis le début, et l’auteur arrive à rendre palpable leur évolution dans ce monde où il faut se battre pour survivre. Mais combattre ne peut pas être un objectif en soi, ce que le destin de Priscilla montre bien aux protagonistes. Norihiro Yagi termine de fort belle manière son histoire, en répondant de manière convaincante à toutes les questions laissées en suspens.

On se trouve au final devant une série intéressante qui ne traîne pas trop en longueur, avec de beaux moments de bravoure et son content d’émotions. Les personnages sont fouillés et ambigus, avec chacun leurs doutes, les démons eux-mêmes ne sont pas de simples incarnations du mal... L’intrigue se suit donc avec plaisir, même si on regrettera des dessins inégaux : les visages des protagonistes se ressemblent tous, seules les coiffures permettent de les distinguer les uns des autres. L’auteur a centré ses efforts sur les démons, au design particulièrement réussi, mais ça ne suffit pas à emporter l’adhésion, sachant aussi que les décors se réduisent au strict minimum.

Claymore reste un shônen plutôt sombre et mature, qui vaut d’être découvert pour peu que les dessins ne vous rebutent pas trop !
 

Tony Sanchez