Coeurs de rouille
de Justine Niogret
aux éditions Le Pré aux Clercs ,
collection Pandore
Genre : Aventure
Sous-genres :
  • Robot

Auteurs : Justine Niogret
Date de parution : septembre 2013 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 273
Titre en vo :

Lire tous les articles concernant Justine Niogret

Tout laisser derrière soi, et risquer sa vie pour la liberté…

Justine Niogret n’en est pas à son premier livre, ni à son premier succès. Après un premier roman très remarqué (Chien du heaume), mais aussi Gueule de Truie, ou encore Mordred, elle nous sert ici un roman d’aventure dans un univers de fantasy.

Une rencontre étonnante !

Dans la cité du ciel, Saxe est, était tout du moins, un artiste. Il travaillait dans une usine qui façonnait des golems actionnés par la magie. Mais la vie devient difficile, la ville n’est plus aussi active qu’autrefois, les humains meurent et les ressources énergétiques nécessaires à la vie mécanique s’épuisent. Les agolems, ces robots aidant les humains dans la vie quotidienne, sont abattus un par un par Pue-La-Viande. Ce golem cherche à récupérer à l’intérieur de ces organismes les perles qui le maintiennent en vie ; perles que les humains ne savent plus produire.

Epris de liberté, Saxe décide de mettre sa vie en jeu pour s’enfuir de la forteresse dans le ciel. Mais l’épreuve sera rude, et c’est grâce à une rencontre étonnante qu’il trouvera la force tout au long de ce chemin. Cette rencontre, c’est celle de Dresde, une golem abandonnée par son maître il y a des années, et qui retrouve la motivation pour se battre à travers l’objectif de Saxe. Mais la perle de Dresde ne fait pas exception, et devient alors un objectif pour Pue-La-Viande…

La course poursuite, entre les deux fuyards et Pue-La-Viande, les mènera à travers les différents étages de la cité et ses engrenages infernaux…

Liberté !

L’objectif est noble pour Saxe et Dresde, et les sacrifices pour y arriver nombreux. La course poursuite à travers la forteresse jusqu’à la porte de la cité n’est pas gênée par la présence d’autre protagoniste, aucun autre personnage n’apparait dans le roman. L’ambiance qui découle de ce cheminement est pesante, sensation renforcée par le style de l’auteur. Avec une écriture relativement lourde, on se sent enfermé avec les héros dans les méandres de la cité, à travers des salles pleines de rouille et d’humidité, et inhabitées depuis des décennies.

Seule la fin m’a déplu, trop précipitée, trop rapide. Je reste sur l’impression d’une fin qui n’est pas du niveau du reste du livre, et des idées qu’il véhicule sur l’interaction homme/machine, sur une vision différente de la liberté et de sa recherche.

Ne nous trompons pas. Malgré une belle couverture colorée et potentiellement attractive pour les plus jeunes, le livre ne s’adresse pas à un public particulièrement jeune, comme c’est aussi le cas pour les autres livres de Justine Niogret. Les adultes et jeunes adultes apprécieront surement le style particulier, les références, l’originalité, et les idées véhiculées par ce livre.
 

Bastien Roche