Colonisation - Tome 1 : Les naufragés de l’espace
de Vincenzo Cucca et Denis-Pierre Filippi
aux éditions Glénat ,
collection Grafica
Genre : Science Fiction
Sous-genres :
  • Space opéra

Scénariste : Denis-Pierre Filippi
Dessinateur : Vincenzo Cucca
Couleurs : Fabio Marinacci
Date de parution : janvier 2018 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo :

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Des créateurs chevronnés

De Denis-Pierre Filippi, le critique toujours blasé et impatient retient Les corsaires d’Alcibiade, série de style steampunk qui compta 5 tomes entre 2004 et 2010, avec le dessinateur Eric Liberge chez Dupuis. C’était rythmé, bien mené et très distrayant. Il a récidivé dans la veine steampunk avec Le voyage extraordinaire, chez Vent d’Ouest.

Le dessinateur italien Vincenzo Cucca a travaillé pour les éditions du Lombard, Disney et Marvel (She-Hulk). Les voilà associés chez Glénat pour travailler sur une nouvelle série de space opera, Colonisation.

Réparer le passé

Dans le futur, l’humanité a essaimé dans l’espace grâce à l’aide des Atils, des extraterrestres plutôt bienveillants. Mais avant ce premier contact, la Terre avait envoyé des arches dans l’espace avec des colons cryogénisés. Pendant longtemps, l’humanité ne s’est pas préoccupée de ces vaisseaux perdus. Arrive cependant un moment où des Atils et des humains rejettent la cohabitation.

Surtout, les vaisseaux des anciens colons deviennent un enjeu commercial sur le marché noir et les « écumeurs » se chargent de l’approvisionner, trouvant en face d’eux « l’Agence ». Formée par l’Agence, l’équipe de Milla Aygon retrouve ainsi une épave où elle réveille Clarence Sternis. Ce dernier vivait une vie parallèle et imaginaire où il vivait en Amazonie avec ses enfants et sa femme Daphné. Le réveil pour lui est dur, surtout que les écumeurs attaquent.

Un excellent début de série

Premier tome concluant ! L’histoire est bien menée, mélangeant le space opera avec d’autres thématiques, dont celui des réalités alternatives.

Une bonne surprise : le dessin de Cucca est très efficace, particulièrement dans son découpage. Les couleurs sont aussi parfaites. Pour le coup, on attend avec impatience la suite. Voilà une série qui démarre très bien, reste à garder le rythme.

Sylvain Bonnet