Colonisation - Tome 2 : perdition
de Vincenzo Cucca et Denis-Pierre Filippi
aux éditions Glénat ,
collection Grafica
Genre : Science Fiction
Sous-genres :
  • Space Opera

Scénariste : Denis-Pierre Filippi
Dessinateur : Vincenzo Cucca
Date de parution : avril 2018 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo :

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Des créateurs chevronnés

En lisant le nom de Denis-Pierre Filippi, le critique toujours pressé (Jean-Luc Godard disait : « on les appelle la presse parce que ce sont des gens pressés ») se rappelle avoir parcouru Les corsaires d’Alcibiade, série steampunk qui compta 5 tomes entre 2004 et 2010, avec Eric Liberge aux dessins, chez Dupuis.

Quant au dessinateur italien Vincenzo Cucca, il a travaillé pour les éditions du Lombard, Disney et Marvel (She-Hulk). Les voilà associés chez Glénat pour travailler sur une nouvelle série de space opera, Colonisation dont le premier volume a suscité pas mal d’intérêt.

On y voyait une équipe de l’Agence récupérer des vaisseaux colonisateurs partis avant que l’humanité ne conclue une alliance avec l’espèce des Atils. Que donne le second tome ?

Lost in space

Milla et son équipe se retrouvent emprisonnés dans une cellule sur une planète perdue, sous l’œil inquisiteur de William. Milla raconte comment son équipe a été envoyée sur cette planète. William enchaîne et lui raconte ce qui est arrivé.

Le vaisseau en panne, le réveil des spécialistes cryogénisés puis l’atterrissage. Devant le manque de ressources, ils en ont été amenés au cannibalisme…

Un volume de transition

Après un premier tome tonitruant et très réussi, voici un album en demi-teinte, avec des tonalités horrifiques (le cannibalisme n’est-il pas un des derniers tabous, avec l’inceste ?). Perdition secoue et frappe son lecteur. La construction alterne les moments avec l’équipe de Milla en partance vers cette planète, puis le récit de William.

Sans dévoiler le dénouement, ce deuxième de Colonisation marque, fonctionne : du bon divertissement. Comme dans tout serial, on attend donc la suite avec une mention spéciale au dessin de Cucca, très réussi. 

Sylvain Bonnet