Conan : Au-delà de la rivière noire
de Robert E. Howard et Anthony Jean
aux éditions Glénat ,
collection Grafica
Genre : Biographie
Sous-genres :
  • Heroic fantasy

Auteurs : Robert E. Howard

Scénariste : Mathieu Gabella
Dessinateur : Anthony Jean
Date de parution : septembre 2018 Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 64
Titre en vo :

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De nouveaux adaptateurs d’Howard

Glénat a donné carte blanche à Jean-David Morvan pour lancer une collection dédiée à des adaptations graphiques de Conan, personnage le plus célèbre de Robert E.Howard (1906-1936), grand écrivain américain qui a donné au fantastique et à l’héroïc-fantasy encore en gestation certaines de ses meilleures histoires.

Pour Au-delà de la rivière noire, c’est le scénariste Mathieu Gibella et le dessinateur Anthony Jean qui se collent à la tâche. On connaît le premier pour la série Le mystère Nemo chez Delcourt et des albums de la série Ils ont fait l’histoire, consacrés à Robespierre, Philippe le bel ou Catherine de Médicis. Du deuxième, on retiendra la série La Licorne, sur des scenarii de Mathieu Gabella (déjà).

 

La colonisation tourne mal

 

Le roi d’Aquilonie a décidé de coloniser la frontière près du pays picte. C’est ainsi que le jeune Balthus a débarqué dans la jungle, cherchant à y faire son trou. Il est sauvé d’un guet-apens par un mercenaire, Conan, recruté par l’armée aquilonienne. Conan lui raconte l’histoire du sorcier Picte Zogar Sag, fait prisonnier il y a trois mois par le marchant Tibérias et quatre soldats : les quatre hommes ont été retrouvés décapités, sans leur tête.

Balthus et Conan tombent d’ailleurs sur un dernier cadavre, celui de Tibérias dont la tête disparaît mystérieusement… De retour au fort, ils sont envoyés par leur commandant dans une expédition contre les pictes : un échec. Balthus est fait prisonnier et manque d’être exécuté avant que Conan, qui a plus d’un tour dans son sac, ne le sauve. Mais la magie picte déborde de ressources…

 

Un récit magistral

 

Un mot sur l’histoire : c’est clairement une des meilleures histoires d’Howard, pleine d’une ambiance fantastique, qui permet une lecture intéressante sur le mythe de la frontière tel qu’il a existé aux Etats-Unis. Ici, pas de belle princesse à sauver ou de danseuses exotiques. Les pictes défendent leur territoire, les paysans aquiloniens sont sacrifiés par leur souverain et Conan survit.

Le dessin d’Anthony Jean lui confère des traits taillés à la serpe, une cicatrice au visage et un corps puissant que n’aurait pas renié John Buscema. Les couleurs, sombres, conviennent totalement à l’ambiance. Cette collection est bien partie, on attend la suite.

Sylvain Bonnet