de Ben Templesmith et Steve Niles
aux éditions Carabas
Sous-genres :
- Fantastique
Scénariste :
Steve Niles
Dessinateur :
Ben Templesmith
Couleurs :
Ben Templesmith
Traduction :
Thibault Hingrai
Date de parution : mai 2004
Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 120
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
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Un nouveau one-shot qui mêle policier et fantastique par les auteurs de 30 jours de nuit
Et
voilà le deuxième comics du tandem Steve Niles et Ben Templesmith
publié en France. Récemment, les éditions Delcourt avaient
sortis dans leur collection Contrebande 30 jours de nuit, qui avait déjà
au cur de son intrigue des vampires. Criminal macabre, publié
aux Etats-Unis par Dark Horse Comics en 1993, est moins violent que leur précédent
comics et également plus drôle. Laissez-vous surprendre
Une
fine équipe (un détective alcoolo et drogué, une femme flic
sceptique et une goule sympa) est le dernier rempart contre la domination du monde
par les " monstres "
Los Angeles, la ville de tous les excès
et où rien ne peut vous étonner. Cal Mc Donald est un détective
un peu particulier, il s’est spécialisé dans la lutte contre les
monstres qui pullulent. Avant ils faisaient profil bas, une simple balle suffisait
pour les tuer, mais depuis quelques temps des choses étranges se passent.
Loups-garous, vampires et zombies tiennent conseil ensemble, ce qui n’était
encore jamais arrivé. Seules les goules qui vivent dans les égouts
et ne s’attaquent pas aux humains sont écartées. Mc Donald va devoir
mener son enquête pour comprendre quel genre de complots ourdissent les
créatures. Il est épaulé par le lieutenant Brueger, une femme
flic plus que perplexe face à l’existence des monstres et par Mo’Lock,
son pote goule.
Un bon polar fantastique
Criminal macabre
est avant tout un polar fantastique bien ficelé. On suit le héros,
ou plutôt l’anti-héros, Cal Mc Donald dans son enquête paranormale
et l’on est dès les premières pages pris par l’intrigue. Seul lui
sait que notre monde est envahi pas les créatures de la nuit qui vont et
viennent comme tout à chacun. Les plus intégrées sont les
goules, qui n’ont pas besoin de se nourrir d’humains pour survivre, mais les vampires
et autres loups-garous sont également obligés d’avoir des papiers
et un permis de conduire dans une ville où des flics peuvent vous arrêter
à chaque coin de rue. De toute façon, contrairement aux légendes,
les monstres peuvent être tués d’une simple balle, exit les croix,
l’argent, les pieux
Dans ces conditions mieux vaut se faire discret. Pourtant,
Mc Donald est persuadé que quelque chose de louche se trame. Il a surpris
une conversation entre des monstres de différentes races et un humain.
Dès lors, on suit son enquête pas à pas. Et on prend un plaisir
évident à chaque monstre dégommé par notre tueur.
Parce qu’autant vous dire que ça éclate dans tous les sens, on ne
fait pas d’omelette sans casser des ufs comme dirait l’autre.
Il
y a trois couches de fantastique. La première est la vie pépère
de tous les habitants de Los Angeles qui vivent à côté de
monstres sans s’en rendre compte. C’est le cas du lieutenant Brueger et cela donne
quelques dialogues plutôt sympas dans lesquels Mc Donald livre deux versions
différentes à chaque fois. La deuxième est la vision du monde
qu’a Cal Mc Donald, peuplé de monstres et la troisième celle des
légendes anciennes qui refont surface. Cette superposition est bien rendue
par le dessin un peu flou de Templesmith qui joue sur un minimum de couleurs,
principalement une gamme de gris. Cela a l’avantage de perdre un peu le lecteur
et de garder un côté polar noir. Pourtant la composition pourra paraître
un peu brouillée aux amateurs de la ligne claire qui risquent au début
de s’y perdre.
La vraie force de Criminal Macabre est son humour,
un côté décalé qui montre que les auteurs choisissent
de ne se prendre au sérieux. Le personnage de Cal Mc Donald, ancien flic,
qui boit et avale un paquet de pilules afin de supporter sa condition de chasseur
de créatures immondes, est volontiers parodique. Eh oui, depuis le temps
et malgré son amitié avec une goule, il ne s’est toujours pas habitué
à la présence des monstres. Les dialogues de Niles sont souvent
plein d’humour et les rencontres entre les différents mondes qui se côtoient
sans jamais se mélanger est bien vu. Ainsi, Mo’Lock, la goule, représente
les créatures alors que Brueguer fait partie des humains sceptiques, seul
Cal est à la frontière et navigue dans les deux. De l’action, de
l’humour, une véritable intrigue et une mise en planche sympa, vous auriez
bien tort de vous priver de ce comics.







