Cruels Miracles, Contes de la mort, l’espoir et la sainteté
( 4 )
de Orson Scott Card
aux éditions L’Atalante
Genre : SF

Auteurs : Orson Scott Card
Couverture : Gess
Traduction : Luc Carrissimo
Date de parution : mars 2002 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Recueil
Nombre de pages : 1
Titre en vo : Crule Miracles
Cycle en vo : Guin Saga
Parution en vo : janvier 1990

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De bonnes nouvelles sur la religion mais un rien moralistes

On le sait, en plus d’être l’heureux écrivain de chefs d’œuvre comme Les Maîtres Chanteurs et La Stratégie Ender et de collectionner les prix (5 Hugo, 8 Locus, 2 Nébula et bien d’autres), Orson Scott Card est Mormon. Ce n’est un secret pour personne et lui-même ne s’en cache pas. La religion faisant partie de sa vie, il n’est donc pas rare pour cet auteur de 50 ans d’écrire régulièrement des textes traitant de ce thème sans faire pour autant du prosélytisme pour sa chapelle. Cruels Miracles est en fait un petit recueil de six de ses nouvelles ayant trait à la religion, accompagnées d’une préface pour expliquer sa démarche et d’une postface pour l’origine de chacune de ses histoires.

Six nouvelles dont une préférée

Parmi les six récits, citons dans un premier temps Œil pour œil. S’est sans doute la nouvelle la plus violente et la plus remuante. On suit un adolescent au pouvoir destructeur. Lorsqu’il se met en colère après quelqu’un, la personne décède très rapidement d’une maladie quelconque, un cancer ou une autre saloperie du même genre. Un peu comme s’il transmettait sa haine au corps de la personne. Bien sûr, un tel pouvoir intéresse de nombreuses personnes et notre ado n’est pas au bout de ses surprises. De mon point de vue, c’est ma préférée. Bien que Grâce Salvatrice fasse aussi partie des favorites. L’histoire de cet adolescent possédant un véritable pouvoir de guérison dans une Amérique adulant les hauts prêtres télévisés est séduisante. On y trouve bien sûr une belle idée mais aussi une petite satire sociale qui n’est pas déplaisante, même s’il ne faut pas se cacher que l’ensemble est assez moraliste. Citons pour finir Sacré, une nouvelle bourrée d’action mais au final assez émouvant.

Un peu de morale

On ne le dira jamais assez, Orson Scott Card est un véritable conteur. Il connaît tous les trucs pour embarquer le lecteur dans ses histoires et lui faire passer un bon moment. On regrettera simplement le côté moraliste de certains textes et peut-être aussi un peu militant (genre " la religion, c’est bien dans la vie "). Reste un bon recueil dans l’ensemble, réjouissant par le talent de l’auteur et ses traits de génie.

Jérôme Vincent

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