Dark Blood : Héritiers de sang
de Marc Moreno et Amélie Sarn
aux éditions Delcourt
Genre : Fantastique
Sous-genres :
  • Vampire

Scénariste : Amélie Sarn
Dessinateur : Marc Moreno
Date de parution : janvier 2018 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 56
Titre en vo :

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Un duo sulfureux ?

Dark Blood voit la scénariste Amélie Sarn s’associer au dessinateur Marc Moreno après une première collaboration sur l’album Loup. Sarn est surtout connue pour avoir adapté Les triplettes de Belleville de Sylvain Chomet et avoir participé à la série La famille Passiflore. Elle a aussi travaillé avec Corbeyran sur la série Nanami chez Dargaud.

Corbeyran a de son côté lancé Marc Moreno, artiste passé par le monde du jeu vidéo, sur un hors-série consacré aux Stryges, Mythes et réalités. Ils ont ensemble animé la série du Régulateur chez Delcourt. Alors on est curieux de savoir ce que vaut Dark Blood au final…

Icare l’amnésique

Un inconnu se réveille dans une rue de Paris, il est plein d’un cauchemar où il assassine à pleines dents une belle prostituée. D’autres souvenirs le hantent. Certains remontent à l’après-guerre de sécession dans le Sud des Etats-Unis.

Il sait instinctivement qu’il est condamné à tuer pour survivre. Et il est recherché par une femme, Lucia Néra. Une vampire, comme lui. Elle sait qu’il s’appelle Icare et elle le cherche depuis des siècles. Pendant ce temps, la police des humains enquête…

Gore sanguinolent

Dark Blood est un album plein de viscères, de sang, de corps déchiquetés et de gueules de vampires prêts à mordre. Visiblement, Moreno affectionne ce genre d’ambiances et grand bien lui fasse ! Il adore aussi peindre les courbes du corps féminin, dont acte. Après, demandons-nous à quoi ça sert ? De ce premier tome, on comprend vite les ressorts. Icare est un « gentil » vampire, amnésique (pour ne pas avoir à se souvenir de ses meurtres ? Pratique...) et Lucia Néra est une « méchante » (mais si sexy) vampire.

On est dans la Hammer, en plus trash (et sans Terence Fisher). Ici, on voit tout, on ne devine rien. Pas de peur, pas d’angoisse. Les vampires sont juste des consommateurs supplémentaires, plus gores et rien de plus. Et sans ce romantisme noir qui faisait leur charme. Beaucoup aimeront, pas le critique de ces lignes, qui n’aime pas le dessin de Moreno (les couleurs sont de plus hideuses) et qui court chercher son dvd du Cauchemar de Dracula de Fisher (un mec talentueux et oublié) pour revoir un vampire qui a de la gueule. A bon entendeur, salut !

Sylvain Bonnet