De la poussière à la chair - Souvenirs d’une famille d’immortels
( 1 )
de Ray Bradbury
aux éditions Denoël ,
collection Lunes d’Encre
Genre : Fantastique

Auteurs : Ray Bradbury
Couverture : Guillaume Sorel
Traduction : Patrick Marcel
Date de parution : octobre 2002 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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Il faut croire qu’un bonheur n’arrive jamais seul car voici le petit frère de Trois automnes fantastiques.

Ray Bradbury a accédé à une notoriété qui a très largement franchi les frontières de la science-fiction avec des textes comme Fahrenheit 451 et ses fameuses Chroniques martiennes. A mi-chemin entre SF et fantastique comme peut l’être Richard Matheson, il y ajoute une poésie mélancolique qui donne un parfum unique à sa production.

Un roman atypique

De la poussière à la chair est un roman atypique car il a fallu plus de 50 ans pour qu’il voit le jour. En effet, certains des chapitres qui le composent sont en fait des nouvelles publiées entre 1945 et 1988 que l’on pouvait trouver dans divers recueils tels que Le Pays d’octobre et A l’Ouest d’octobre.

Timothy est un orphelin qui a été recueilli par les étranges habitants d’une maison solitaire. Dès le berceau, cet être de chair et de sang a été confronté aux fantômes, vampires, créatures datant de l’époque de la grandeur de l’empire d’Egypte, hommes ailés… Conscient de sa mortalité et de sa différence, il décide un jour de raconter l’histoire de sa famille surnaturelle.

En chroniqueur averti, il nous fait revivre les moments clefs de ces immortels terriblement humains, de l’arrivée au manoir de Cecy qui sait comment voyager dans les esprits jusqu’à la destruction de celui-ci des siècles plus tard. Timothy nous raconte l’histoire de l’esprit qui existe dans tout grincement de charnières des portes qui s’ouvrent et se ferment de par le monde ; ou comment l’oncle Einar qui ne pouvait plus voler de nuit a trouvé le moyen de s’adonner à son activité favorite de jour le plus discrètement possible…

Une autre vision du bestiaire fantastique

Bref une multitude de petites histoires se succèdent, tantôt tristes, tantôt gaies où les vampires ne sont pas les créatures sanguinaires ou sensuelles que l’ont a trop souvent l’habitude de rencontrer mais des êtres sensibles et attachants dont les caractéristiques surnaturelles passent à l’arrière plan.

Comme dans le meilleur de Bradbury, on y trouve le fantastique intimiste et minimaliste qui permet plusieurs niveaux de lecture. Sa belle écriture ainsi que sa poésie douce-amère coutumière viennent renforcer cette ode où les monstres ne sont pas ceux qui dorment le jour et vivent dans l’ombre d’un manoir mais ceux qui persécutent les différents à l’instar du spectre outre-Atlantique nommé nazisme.

Vous cherchiez un cadeau pour Noël ?

Trois automnes fantastiques et De la poussière à la chair sortent en octobre, ne cherchez plus, vous savez ce qu’il doit y avoir sous tout bon sapin de Noël digne de ce nom.

Xavier Vernet

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