Deus Irae
( 1 )
de Philip K. Dick et Roger Zelazny
aux éditions Folio SF ,
collection SF
Genre : SF

Auteurs : Philip K. Dick , Roger Zelazny
Traduction : Françoise Cartano
Date de parution : décembre 2000 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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Après l’apocalypse nucléaire, le récit du voyage d’un peintre sans bras ni jambe à la recherche d’un dieu vivant.

Associer deux auteurs majeurs comme Zelazny et Dick réserve souvent des surprises. Ici chacun des deux a su échapper à son univers habituel pour se fondre dans une aventure étonnante et décalée.

Toute l’histoire de Deus Iraë se situe après une guerre atomique mondiale. Il n’y a plus grand monde sur la Terre et les rares survivants se sont regroupés dans des villages. Les communications vers l’extérieur sont difficiles, quant aux voyages entre les communautés, il vaut mieux être un gros balaise bien armé pour avoir une chance d’arriver à bon port. Entre les insectes géants mutants, les robots détraqués et les bandits de grands chemins, le camping en pleine nature avec feu de camp et chamalows n’est pas franchement conseillé. Pourtant, les habitants n’ont parfois pas vraiment le choix. Tibor par exemple, doit aller faire le portrait de Carleton Lufteufel, un homme qui est à la base de la nouvelle religion qui fait fureur sur Terre : L’Eglise de la colère ! Pour ses fidèles, Carleton doit son statut de dieu pour un seul fait : avoir poussé en premier le bouton de la destruction nucléaire... Aussi curieux que cela puisse paraître, ce geste de mort l’a rendu adorable pour une bonne partie des survivants.

Bref, c’est un homme on ne peut plus important et Tibor, artiste peintre de son état ne peut décemment refuser d’aller lui tirer le portrait ! Il y a pourtant deux petites choses qui tempèrent son enthousiasme. D’abord, Carleton est introuvable ! Même les hauts pontes de l’Eglise de la colère ne savent pas où il est et quoiqu’on en dise, le monde, c’est grand ! Surtout lorsque que comme Tibor, on a ni bras ni jambe (il peint avec deux bras mécaniques) ! Pour se déplacer, il utilise un simple chariot tiré par une vache. En résumé, il n’a pas vraiment tous les atouts en main pour réussir sa mission... Si Tibor est un fan des Doors, il a certainement dû fredonner The End en partant de son village...

Un livre qui ne plait pas à tous le monde...

Voilà grosso modo le tableau de ce livre que certains ont traité de collaboration ratée. C’est vrai que le background est un peu déficient, néanmoins, en ce qui me concerne, j’ai accroché à l’histoire. Je peux même dire que j’ai bien aimé. Le bouquin est bien écrit et emprunt d’un certain mysticisme (dû certainement à Dick) qui n’est pas désagréable. Bon, ce n’est pas le meilleur roman de Zelazny (ni celui de Dick d’ailleurs...), mais il se laisse lire... De quoi passer un bon moment, à réserver toutefois aux fans absolus des deux auteurs. Pour les néophytes, ils ont écrit chacun dans leur coin des chefs d’œuvres à lire en priorité.

Jérôme Vincent

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