Dis-moi si tu souris
de Eric Lindstrom
aux éditions Nathan ,
collection Grand Format
Genre : Littérature générale
Sous-genres :
  • Handicap

Auteurs : Eric Lindstrom
Traduction : Anne Delcourt
Date de parution : juin 2016 Inédit
Langue d'origine : Autres
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 396
Age minimum : 12 ans
Titre en vo : Not if I see you first

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La chronique écrite de Margot, 14 ans.

L’auteur
 
Eric Lindstrom est un américain qui travaille dans l’industrie vidéo-ludique, notamment en tant qu’auteur de scénario de jeu vidéo, pour quoi il a d’ailleurs reçu un prix. Dernièrement, il a également publié son premier roman ’Dis-moi si tu souris’.

L’histoire

Parker a perdu la vue et sa mère dans un accident lors de ses 7 ans. Quelques années plus tard, son père meurt à son tour, laissant sa fille perdue sous la charge de sa tante et de sa famille.

Jeune fille de caractère, qui n’est pas prête à se laisser diriger, elle continue vaille que vaille à vivre, s’appuyant sur ses fidèles amis. Cependant, sa vie est encore chamboulée par le retour de son ex petit-ami, qui l’a trahie. Cette année risque de connaître de nombreux bouleversements !

Mon avis

J’ai adoré ce roman. L’auteur adopte un ton ironique et franc pour raconter crûment la cécité, mais sans méchanceté.

L’histoire est plutôt originale, du moins je n’avais jamais lu de roman racontant la vie d’une aveugle adolescente, et j’ai trouvé ça intéressant, même si horrible, de découvrir ce point de vue-là.
 
Les personnages sont construits et attachants. Parker arrive, malgré tous les malheurs possibles au monde qu’elle accumule, à ce qu’on n’ait pas trop pitié d’elle : elle semble tellement forte et inatteignable du haut de sa haute muraille qui ne tombe pas, même mise à rude épreuve !

Cependant j’ai trouvé vraiment grosses toutes les horreurs qu’elle vit, ça fait quand même beaucoup. Mais l’histoire est tellement accrochante que je suis passée outre et me suis laissée emporter par cette écriture fluide et qui a la réplique facile. Elle cherche à donner un aspect de simplicité, de légèreté, sans quoi le roman serait étouffant et réellement dramatique.

C’est donc un très bon roman, qui soulève franchement le voile masquant la cécité adolescente à l’aide d’une écriture vraie et entraînante.
 

Marc Alotton


chroniqueur(se) ado.