de Flab et Flab
aux éditions Nucléa²
Mais qu’est-ce que c’est ?
Difficile
de trouver des informations sur l’auteur d’El Perceptor. Flab semble pour
l’instant être un inconnu dans le monde de la BD. Si vous allez faire un tour
sur son site Internet : www.weshwesh.com,
vous découvrirez que le jeune homme possède des dispositions pour le dessin, mais
également pour le graffiti et pour le rap (au sein du groupe K.mizol). El Perceptor
est sa première BD mais on devrait rapidement le retrouver pour une histoire de
huit pages destinées à une librairie géante qui agite les idées depuis longtemps,
projet qu’il doit terminer en mai prochain.
Pas d’oreilles mais de
gros muscles
Il n’y a pas de sots métiers mais il y a des métiers
plus compliqués que d’autres pour le moral. Celui d’El Perceptor n’est
pas des plus gais. Ce jeune homme grand et costaud occupe la fonction de son nom,
c’est à dire qu’il collecte les dettes contractées auprès de la guérilla dans
un village colombien. Une sorte d’huissier qui utilise ses muscles plus que ses
mots. Son credo : des fractures nettes mais jamais de sang ! Autant dire que c’est
un personnage charmant et respecté par la population ! Reste que sous le masque
se cache un homme sensible. Sourd et muet, il rêve d’amour et de catch. De la
finesse sous la violence ?
Inégal
El Perceptor est
un objet étrange. Si l’histoire n’est pas inintéressante, le scénario et le dessin
sont inégaux. Flab alterne le pire et le meilleur dans ses cases et l’on a parfois
l’impression de manquer d’éléments pour comprendre, notamment quand le fantastique
se mêle à l’intrigue. Voilà en résumé une BD qui ne ressemble pas à grand chose
de connu et dont il faut s’aventurer dans les pages pour se faire une opinion.
Ca ne plaira pas à tout le monde…







