Etoiles Vives 9
( Etoiles Vives 9 )
de André-François Ruaud
aux éditions Le Bélial
Genre : SF

Auteurs : Ellen Klages , Molly Brown , Léa Silhol , Marie-Pierre Najman , Elizabeth Hand
Couverture : Kochiz
Anthologiste : André-François Ruaud
Date de parution : avril 2002 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Anthologie
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1

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Un ultime numéro en fanfare...

Voilà c’est fini. Pas la peine de sortir les mouchoirs, mais la petite anthologie périodique des éditions du Bélial nous manquera bien un peu quand même. Car en effet, ce 9ème numéro d’Etoiles Vives est aussi le dernier. Née il y a cinq ans exactement en Avril 97, Etoiles Vives avait d’abord été placé sous la houlette de Gille Dumay (aujourd’hui directeur de collection chez Denoël pour la collection Lunes d’Encre). A l’époque, il contenait des nouvelles bien sûr, mais aussi une partie critique souvent saignante rédigée par Dumay himself et déclinée en très controversées " Razzies " dans le numéro 5 (en gros le prix du pire roman du moment, de la nouvelle la plus mauvaise etc De quoi se faire des amis). Dans la partie récit, chaque numéro mettait à l’honneur un auteur. Stephen Baxter dans le numéro 3, puis dans l’ordre David Nordley, Michael Swanwick, Andrew Weiner, Greg Egan et Molly Brown. Seul ce 9ème opus ne comporte pas de " dossier ". A partir du numéro 7 (août 99), André-François Ruaud prend les commandes d’Etoiles Vives jusqu’à la fin 3 numéros plus tard. A noter que 2 ans séparent les deux derniers numéros, signe apparent du malaise. Dans son édito, il parle d’assainissement des finances, de succès mitigé de cette collection d’anthologies qui n’a jamais réellement permis de dégager de bénéfices et enfin de ralentissement des ses activités éditoriales personnelles pour mieux se consacrer à l’écriture. Dommage car un dixième numéro semblait d’ores et déjà bouclé…

Un sommaire assez riche et un coup de coeur

Le sommaire exclusivement féminin de ce numéro 9 d’Etoiles Vives est relativement riche. En 170 pages (exit la partie critique), le lecteur pourra y trouver 7 nouvelles. Et si les noms des auteurs ne lui disent pas grand chose, l’ensemble est de qualité. Après les sympathiques et surprenantes nouvelles d’Elisabeth Hand (Le Roi des Aulnes et Au Mois d’Athyr) et de Léa Silhol (Xolotl), la claque du numéro vient d’Ellen Klages et de Filles du voyage. Pour résoudre les problèmes d’énergie nécessaire à un voyage dans le temps, on envoie une scientifique faire une balade dans le milieu des années 50. Sa mission ? Rapporter le dernier article jamais publié d’une chercheuse disparue quelques jours plus tard. Son supérieur hiérarchique est persuadé que la solution à ses problèmes d’énergie se trouve dans ce texte. Mais c’est sans compter l’admiration sans borne que l’héroïne voue à la scientifique… De la douceur, des surprises… Ellen Klages a su éviter tous les écueils d’un récit de voyage dans le temps et des abîmes de la Hard science. Une petite merveille.
Pas grand chose à dire après cela sur le reste de l’anthologie. Comme la première partie, les textes de Marie-Pierre Najman, Sylvie Lainé et Molly Brown sont tout aussi sympathiques et de qualité avec une mention spéciale à cette dernière. De quoi regretter franchement l’arrêt d’Etoiles Vives.

Une fin en beauté.

Que dire ? Etoiles Vives numéro 9 est une véritable réussite. Aucune nouvelle n’est à jeter dans le sommaire. Partant de ce principe, il ne nous reste plus qu’à couvrir de louange son anthologiste André-François Ruaud. Et surtout à vous conseiller d’aller jeter un petit coup d’œil à ce volume. Et à tout les autres tant que vous y serez. Mieux vaut tard que jamais.

Jérôme Vincent

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