Exodus Manhattan
de Bannister et Nykko
aux éditions Glénat ,
collection Grafica
Genre : Science Fiction

Scénariste : Nykko
Dessinateur : Bannister
Date de parution : mai 2018 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 64
Titre en vo :

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Un duo rodé

Si on ne peut encore les qualifier de vieux routiers, Nykko et Bannister sont en tout cas de vrais professionnels de la bande dessinée. Le premier est scénariste depuis une vingtaine d’années : on lui doit notamment Félicité Bonaventure.

C’est là le début de sa collaboration avec Bannister, qui se poursuit sur la série Les enfants d’ailleurs, puis Titoss et Ilsa. Bannister a aussi la particularité d’être publié aux Etats-Unis sur Flight. Ce duo éprouvé commence donc avec Exodus Manhattan une nouvelle série de science-fiction.

Futur cauchemardesque

New York est devenue une métropole surpeuplée, ravagée par la pauvreté et le changement climatique. Last but not least, un mouvement religieux fondamentaliste, la « New Cruzade », fanatise les masses et attise leur colère. C’est dans ce contexte compliqué que Leto Wolf, flic de son état, enquête sur le meurtre de Russ Winch avec sa coéquipière Hana Yamashirogumi.

Quand la Venka corp leur dit d’arrêter leurs investigations, Leto obtempère tout en emmenant le cadavre du chat trouvé sur la scène de crime chez un de ses amis légistes. Le chat a enregistré dans son cerveau les dernières images du meurtre et on y découvre une jeune fille inconnue. Et personne ne tient à ce que Leto et Hana la retrouvent…

Question de goût

On est embêté en terminant Exodus Manhattan, cher lecteur. Le scénario de Nykko, soyons clairs, tient la route. C’est bourré de références à Blade Runner (chef d’œuvre) et d’autres films moins cotés, bien. On est clairement dans un polar futuriste qui réserve de grandes surprises à la fin, sur le passé de Leto par exemple et la survie de l’humanité en général. Mais voilà il y a le dessin de Bannister, entre référence aux mangas, influence du dessin animé…

L’auteur de ces lignes avoue benoitement que c’est pas du tout mais alors pas du tout sa came. Mais il a un neveu qui aime (il faut que jeunesse se fasse) et qui l’encourage à une certaine tolérance (bien qu’il n’y ait plus de maison pour cela). Alors, cher lecteur, il va falloir que tu lises cet album bien écrit et si le dessin est à ton goût, tu auras alors de quoi te sustenter. Mais pas l’auteur de ces lignes, qui s’en retourne à ses albums de Neal Adams, Frank Miller et André Franquin… Ah la nostalgie !

Sylvain Bonnet