Faucon de Mai
( La Légende Arthurienne 1 )
de Gillian Bradshaw
aux éditions Points Fantasy
Genre : Fantasy

Auteurs : Gillian Bradshaw
Couverture : Beet
Traduction : Arnaud Boulin
Date de parution : juin 2006 Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 397
Titre en vo : 1

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Une bonne surprise

Née aux Etats Unis en Virginie en 1956, Gillian Bradshaw a grandi à Washington mais aussi au Chili. Passionnée d’Histoire, elle publie son premier roman en 1980, Faucon de Mai, premier tome d’une trilogie qui l’a rendu célèbre (La Légende Arthurienne). Depuis elle a enchaîné les livres (22 à ce jour), le prochain étant déjà annoncé pour 2007 (Bloodwood).

Un enfant, un destin

Fils du roi des Orcades, des îles au Nord de l’Ecosse, Gwalchmai est un petit garçon plus attiré par les arts que par la guerre. Une inclinaison qui fait le désespoir de son père alors que les temps sont durs et les conflits nombreux. Entre les Saxons, les rivalités entre royaumes et les appétits de domination du célèbre Arthur et de sa troupe de chevaliers expérimentés, les occasions de batailler sont nombreuses. Heureusement la mère de Gwalchmai le prend rapidement sous son aile pour lui apprendre à lire et à utiliser les pouvoirs magiques des ténèbres. Après tout, il se pourrait bien que sous la douceur de ce petit garçon timide se cache un destin exceptionnel...

Passionnant

En choisissant pour son premier roman d’écrire en s’inspirant des légendes traditionnelles et en prenant pour cadre la Bretagne celtique, Gillian Bradshaw a pris un pari risqué tant le sujet a été battu et rebattu en fantasy. Pour autant elle s’en sort plutôt bien. Essentiellement parce qu’elle a accepté de se tenir assez éloigné des récits les plus connus. Certes il y a Arthur, mais son intrigue se concentre surtout sur Gwalchmai avec une utilisation de la première personne du singulier qui rapproche le lecteur de son héros avec ses doutes, ses inquiétudes et ses joies. D’ailleurs, s’il est désespérément gentil et bien intentionné, Gwalchmai n’en est pas moins attachant avec sa naïveté, sa fragilité, son humilité et ses remises en cause permanente. Le cadre est lui aussi passionnant. Cette Bretagne des origines aux multiples rois et seigneurs, évite tout manichéisme (sauf en ce qui concerne la magie), Gillian Bradshaw nous faisant bien sentir que les notions de diplomatie à l’époque s’accommodait facilement de l’orgueil des hommes et de leurs trahisons. Elle utilise également la magie avec parcimonie, préférant insister sur le fracas des batailles, donnant ainsi un souffle épique plutôt agréable à son premier tome. Résultat on en ressort assez conquis même si sans doute ce roman défrisera les puristes. En tout cas ce premier tome est prometteur. A suivre.

Jérôme Vincent

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