Frederik Pohl
de Frederik Pohl
aux éditions ActuSF
Genre : Anticipation

Auteurs : Frederik Pohl
Traduction : Thierry Marignac
Date de parution : février 2010 Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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Actusf : De quoi êtes vous le plus satisfait de votre carrière de rédacteur en chef des magazines If et Galaxy ?
Frederik Pohl : D’avoir introduit de nouveaux auteurs de bonne qualité dans ce domaine. Le plus connu étant probablement Larry Niven.

Actusf : Vous avez été agent littéraire, éditeur, et bien entendu auteur. Quel regard avez vous sur le marché de l’édition aujourd’hui ? A-t-il changé par rapport aux décennies précédentes ?
Frederik Pohl :  L’édition, comme tous les autres corps de métier aujourd’hui, est dans un état méconnaissable, étranglée, en raison de la témérité irresponsable et ignare de George W. Bush et la cupidité honteuse et coupable des banquiers et des hommes d’affaires les plus importants. Je ne peux voir au-delà d’une lente (mais, je le souhaite, tout de même à venir) amélioration. La forme qu’elle prendra dépendra en grande parties des organismes qui auront été capables de survivre. 

Actusf : Il y a toujours une ironie dans vos romans. Pensez vous que la Science Fiction est trop sérieuse aujourd’hui ?
Frederik Pohl :  Non. Je crois qu’il ya toujours un mélange intéressant chez les meilleurs auteurs d’une époque, qui produisent chacun une œuvre spécifique. Et qu’importe ce que font les autres ?

 Actusf : Si vous étiez encore éditeur pour Galaxy et If, quelle sortie de science fiction vous aimeriez promouvoir ? Y’a-t-il des auteurs avec lesquels vous aimeriez travailler ?
  Frederik Pohl : Quand je dirigeais Galaxy, j’essayais de créer un espace pour tous les genres de science-fiction de bonne qualité. Je suppose que je ferai de même aujourd’hui,et oui, il y a des tas d’auteurs avec qui j’aimerais travailler — Paolo Bacigalupi, Robert Sawyer, Greg Benford,et pas mal d’autres. Mais ça ne risque pas d’arriver, parce je ne veux plus être rédac-chef. C’est trop de boulot. 

Actusf : Pour quelles raisons avez-vous toujours aimé la science fiction ? Et l’aimez vous encore ?
Frederik Pohl :  La SF enseignait aux enfants que le monde pouvait être différent, et en admettant qu’on s’abstienne de déconner, il pouvait être meilleur. Je le crois encore, et trouve réconfort et soutien dans la SF.

 Actusf : Quel est votre regard sur la science fiction aujourd’hui ?
Frederik Pohl : La SF a des hauts et des bas,et on est plutôt dans un creux me semble-t-il, en ce moment, je crois toutefois qu’on va remonter la pente.
 
Actusf : Sur votre blog, vous écrivez beaucoup à propos de vos rencontres avec d’autres auteurs de science fiction ? Quelles ont été vos plus belles rencontres et quels ont été les meilleurs moments de votre carrière ?
  Frederik Pohl : Toutes, et tous. Lisez-les sur mon blog et voyez par vous-même. Personnellement je trouve tout ça très plaisant. 

Actusf : De quels livres êtes-vous le plus fier ?
Frederik Pohl : Deux livres. Planète à gogos (avec Cyril M. Kornbluth) et La Grande Porte

Actusf : Aurons-nous une chance de lire un nouveau livre de vous ?
Frederik Pohl : Je le souhaite vivement : J’en termine un en ce moment même, et j’ai le projet d’un second, qui est peut-être le meilleur que j’ai jamais écrit, Mon titre provisoire pour le premier, c’est Underneath the Mountain, que je laisserai tomber dès que j’aurai un titre valable, et pour le second ça s’appelle Sweet Home, qui changera également, selon toutes probabilités. 
 
Le mot de sa femme Betty :
J’ajouterai que je rassemble en ce moment les textes d’une anthologie à paraître chez Tor, un livre hommage intitulé Gateways. Elle comprend 18 nouvelles inédites par quelques auteurs cités par Fred ci-dessus, comme Larry Niven, et Greg Benford et d’autres auteurs « montants » comme Joe Haldeman, Neil Gaiman, David Brin et Cory Doctorow,chacune avec une post face ddécrivant ses relations avec Fred, et un hommage de huit autres écrivains pressés par le temps qui n’ont pu participer à l’anthologie,tels que Rob Sawyer, Connie Willis et Robert Silverberg. Ils ont tous été influencés par Fred, comme anthologiste, rédac-chef,et÷ou ami et modèle. Le livre a été conçu comme un festival littéraire en l’honneur d’un érudit, pour les quatre-vingt-dix ans de Fred et c’est un recueil surprenant, selon moi — parlez-en à tout le monde autour de vous.

Eric Holstein, Jérôme Vincent